Les coulisses de la semaine

François Fornieri ©Tim Dirven

Quand François Fornieri rencontre le président français Emmanuel Macron. Retrouvez ici les coulisses de la rédaction.

Heureux, François Fornieri: le patron de Mithra a participé vendredi dernier à l’inauguration des nouveaux ateliers du laboratoire pharmaceutique Seqens à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). C’est sur ce site, qui est l’une des plus anciennes usines de principes actifs du monde, que sera fabriqué le fameux E4 ou estétrol, l’oestrogène qui est à la base de la pilule Estelle.

Or, ce qui devait être un événement d’une importance relative s’est transformé en belle opération de relations publiques, avec une partie de la presse suivant habituellement L’Élysée qui a débarqué sur les lieux.

Le président Emmanuel Macron, flanqué du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, avait en effet décidé de faire le déplacement pour placer cette inauguration sur le thème de la souveraineté sanitaire et industrielle de la France et de l’Europe. Ce qui aura permis à François Fornieri de rencontrer le chef de l’État français et de prendre la pose avec lui.

Voilà qui a mis (beaucoup) de baume au cœur du CEO de l’entreprise pharmaceutique liégeoise, qui avait vu la veille sa candidature au conseil d’administration de Noshaq reportée, certains actionnaires publics du fonds d’investissement ayant décidé de temporiser.

Pas de prescription pour le Covid-19

Lorsque les plaidoiries de l’affaire Fortis devant la chambre du conseil s’étaient tenues au début du mois de juin, en pleine pandémie de coronavirus, les magistrats avaient dégoté une salle suffisamment vaste pour que chacun puisse respecter les distances sociales imposées depuis le début de la pandémie. Pour l’occasion, toutes les parties s’étaient retrouvées dans la salle Marie Popelin (première femme docteur en droit de Belgique), un endroit situé au sous-sol du tribunal de police et habituellement utilisé par le barreau de Bruxelles.

Vendredi matin, à l’heure d’entendre la décision de la chambre du conseil, les parties avaient été conviées dans la salle habituelle dédiée à ces audiences et située dans les sous-sols du "vieux" palais de justice. Sur la porte, une affichette prévenait l’assemblée. "Covid – salle de 24 mètres carrés, maximum 6 personnes". En sachant que l’audience s’est déroulée devant plus de 25 personnes (magistrats et avocats des parties), ne cherchez pas le cluster bien loin si d’aventure le barreau de Bruxelles devait se mettre en quarantaine…

©Martin Bertrand

Au bal (pas) masqué, olé, olé, olé…

Il y avait du monde, beaucoup de monde même mercredi soir au cocktail de rentrée du B19, le cercle qu’à l’époque certains considéraient comme le challenger de feu le Cercle de Lorraine. Ceux qui lisent la bonne presse savent qu’au plus fort de l’été, l’agence événementielle Profirst, en tandem avec John-Alexander Bogaerts (dites John), a racheté le Cercle de Lorraine qui, du coup, ne battra plus pavillon sur le bord de la place Poealert.

Pour fêter cette nouvelle rentrée (de plus en plus monopolistique), John-Alexander Bogaerts avait mis les petits plats dans les grands et sorti les distributeurs de gel et les masques… qui n’ont servi à rien. Si tous les invités sont bel et bien arrivés masqués, ceux-ci ont vite fait de laisser tomber le tissu une fois passée la porte afin de profiter au mieux de cet apéro dînatoire. Précisons d’emblée que le cocktail s’est déroulé à l’extérieur, ce qui a permis aux uns et aux autres de faire tomber le masque et de damer le pion à ce satané virus!

John Bogaerts ©Tim Dirven

… avec le shérif

C’est très en forme et debout sur une table que John Bogaerts a gratifié l’assemblée d’un petit speech dont il a le secret. À cette occasion, on a appris le nom du premier invité du "John Bogaerts late show", un programme bimensuel dont le premier numéro sera diffusé sur les ondes de LN24 le 11 septembre prochain. Et le premier invité du show ne sera autre qu’Yvan Mayeur, l’ancien bourgmestre, père fondateur du piétonnier tant décrié, tombé sur le scandale du Samusocial. Amateurs de buzz à bon compte, rendez-vous sur LN24 le 11 septembre!

Dans la foule bigarrée de plus de 300 personnes, les plus observateurs auront reconnu Philippe Delusinne, le CEO de RTL, Joan Condijts, l’un des fondateurs de LN24, la professeur Corinne Hubinont (UCL), Cédric Cauderlier (Mountainview), Boris Dilliès (bourgmestre d’Uccle qui, pour l’occasion, n’avait pas dû traverser le bois de la Cambre pour arriver), Bruno Pani (boss de Profirst et nouvel exploitant de feu le Cercle de Lorraine), Salma Haouach (ex-LN24 devenue responsable de la com’ du MR) et Jean-Vianney Philippe (directeur de la com’ du MR),François Bailly (rédacteur en chef de l’Echo) Barbara Louys (ex-RTBF reconvertie dans la joaillerie) ou encore Christopher Barzal, ex-porte-parole de RTL, récemment passé dans les rangs de l’agence de communication Akkanto (cette dernière ayant conseillé Profirst lors de la reprise du Cercle de Lorraine).

À l’heure de regagner nos pénates, nous sommes tombés nez à nez sur une rugissante décapotable immatriculée "SHERIF". Le propriétaire de l’engin? On vous le donne en mille: John-Alexander Bogaerts, hilare, qui jure ses grands dieux que cette plaque lui a été offerte pour son anniversaire. Shérif, fais-moi peur!

Louis Smal ©BELGA

Le journaliste et le syndicaliste

Si des biographies de grands patrons ne sont pas rares, celles de syndicalistes le sont beaucoup plus. C’est peut-être parce qu’il le juge proche du patronat que Philippe Lawson s’est attaché à dresser la biographie "autorisée" de Louis Smal (photo), 81 ans, ancien cador liégeois de la CSC et ex-député wallon (cdH). Une connexion liégeoise croisée entre autres dans les espaces VIP du stade de Sclessin puisque l’intéressé fut président de la "Famille des Rouches", l’association des fans du Standard de Liège dont Philippe Lawson, en bon Liégeois, est un fervent supporter. "Il a eu un parcours très inspirant, un destin assez extraordinaire, marqué en outre par un drame familial il y a 25 ans. Et de simple ouvrier à la FN, il est devenu administrateur au sein du même groupe", commente l’auteur, pas peu fier d’avoir recueilli, juste avant sa mort, le témoignage de Jean Gandois. Après avoir quitté cet été "de commun accord" les Éditions de l’Avenir, dont il était directeur des rédactions, l’ancien journaliste de La Libre et L’Echo, prépare ainsi son retour médiatique. Car outre cette bio, qui sortira à l’automne prochain chez Luc Pire, autre Liégeois incontournable, il planche sur un "projet entrepreneurial" classé top secret.

La Flandre en orange?

La Flandre rattachée aux Pays-Bas, telle est la proposition de Peter De Keyzer. L’ancien économiste en chef de Petercam et de BNP Paribas Fortis, a frappé fort avec sa carte blanche récemment publiée dans le Tijd. Le fondateur de la société de consultance et de communication stratégique Growth Inc, propose avec son associé Olivier Van Horenbeeck que face à un pays ingouvernable, où le nord paie des impôts pour le sud, la Flandre se rattache aux Pays-Bas. Dans tous les rankings, dit-il, les Pays-Bas se trouvent au-dessus de la Belgique et de la Flandre. Avec les 6 millions d’habitants en Flandre, cela constituerait une nation de presque 25 millions d’habitants. De quoi exercer une certaine influence en Europe.

Peter De Keyzer ©BNP Paribas Fortis


Cet appel venu d’Anvers a été très diversement apprécié sur les réseaux sociaux. Des réactions fâchées: "Si Peter De Keyzer n’est pas content en Belgique qu’il déménage aux Pays-Bas!". Ou des propos nettement plus modérés. Comme ceux de l’homme de médias et "Flamand connu" Peter Vandermeersch (photo) qui lui a répondu d’un simple "graag" (volontiers). Cet ancien rédacteur en chef du journal NRC Handelsblad se demande toutefois si les Néerlandais seraient d’accord. D’autres soulignent encore, sur Twitter, que si les Pays-Bas désirent annexer une région, ce serait plutôt l’Ardenne belge, dont ils raffolent (avec en guise de cadeau le circuit de Francorchamps qu’ils envahissent chaque année, sauf en 2020). Et puis, a-t-on posé la question à notre Diable Rouge, Kevin De Bruyne, le "roi Kevin"? Serait-il vraiment disposé à se déguiser en orange?

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