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Derrière le metaverse, l'amorce d'un cybertotalitarisme

Le metaverse vous transportera dans un espace virtuel peuplé d'avatars.

Revue de presse du magazine américain Eurasia Review.

Le metaverse est devenu un objectif non seulement pour Facebook, mais aussi pour des entreprises comme Unity Technologies et Epic Games. Il peut être considéré comme une sorte d'internet 2.0, conçu comme des espaces 3D partagés, baignés dans la réalité virtuelle (VR) et augmentée (AR). Une réalité à laquelle vous accédez par le biais d’un ensemble de réalité virtuelle qui vous transporte dans un espace virtuel peuplé d'avatars. 

Selon Facebook, le metaverse disposera de toutes les fonctions et services conçus pour être "le successeur de l'internet mobile". Il y aura ainsi « Horizon Home » pour les interactions sociales. Les vidéoconférences et les conversations téléphoniques seront, elles, remplacées par Quest for Business. 

Zuckerberg et ses sbires cherchent à contrôler le metaverse de manière centralisée, en utilisant la réalité virtuelle et augmentée pour recenser les caractéristiques biométriques de chaque utilisateur.

Malgré tous les péchés capitaux commis par l'entreprise de Zuckerberg, cette nouvelle technologie sera, selon lui, exploitée "de manière responsable". Tout indique, en réalité, que Facebook s'apprête à passer à l'étape suivante du capitalisme de surveillance, à savoir une volonté implacable de soutirer la moindre bribe d’information sur le comportement humain.

Les montants que Facebook a consacrés à sa division de recherche et développement en matière de RV et de RA sont, d’ailleurs, impressionnants. Une estimation les situe autour de 10 milliards de dollars.

Zuckerberg et ses sbires cherchent à contrôler le metaverse de manière centralisée, en utilisant la RV et la RA pour recenser les caractéristiques biométriques de chaque utilisateur. À cet égard, "nous devrions tous nous inquiéter de la façon dont Facebook pourrait utiliser et utilisera les données collectées dans le metaverse", écrit le spécialiste de la réalité virtuelle, Bree McEwan.

De fait, la force de Facebook a toujours été d'embrasser des activités soi-disant inoffensives alors s'il se prépare à infliger le prochain préjudice sociétal majeur. Ses penchants de plus en plus centralisateurs recevront un coup de pouce supplémentaire grâce au metaverse. 

De cette façon, avec Oculus — la société de casques de réalité virtuelle rachetée par Facebook en 2014 pour 2 milliards de dollars — et le compte Facebook associé, un seul casque et un seul utilisateur ouvriront la porte à un réservoir de données commercialisables toujours plus vaste. Le travail, la forme physique, les divertissements, les choix sociaux deviendront des ressources toujours plus riches à exploiter et à monétiser par les ingénieurs avides de ces entreprises commerciales. Il s’agira ni plus ni moins de cybertotalitarisme.

Ce commentaire publié dans Eurasia Review a été traduit et résumé par nos soins.

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