Donner aux enseignants la priorité pour le vaccin?

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Revue de presse du quotidien néerlandais de Volkskrant.

Et maintenant, le personnel enseignant. Pas tout de suite. Car d'abord, c'est à juste titre au tour du personnel des soins intensifs. Et puis des médecins généralistes. Et ensuite des personnes les plus vulnérables. Mais après ? Lorsque le vaccin Moderna arrivera glorieusement d’ici quelques semaines, les enseignants et les puériculteurs seront de la partie, n'est-ce pas ? Non. Ils restent en bas de la liste.

En attendant, la «pièce de théâtre» de l’école a repris cette semaine. Des millions de parents se démènent comme ils peuvent. On attend d’eux qu’ils gardent leurs enfants à l’intérieur, qu’ils les divertissent, qu’ils enseignent aussi et qu’ils continuent de faire leur propre travail correctement. C’était la solution la plus simple et inévitable avec l’augmentation rapide des taux d’infection.

Mais c'est une solution qui fait beaucoup de dégâts. D'abord et avant tout aux enfants.

Il faut rendre hommage à la patronne de l'Unicef, Henrietta Fore, qui avait lancé un appel, à Noël, afin de donner aux enseignants du monde entier la priorité pour le vaccin contre la corona.

La sécurité du personnel des soins de santé d'abord, avait-elle dit, mais ensuite l'avenir de la prochaine génération. Vous le faites en vaccinant les enseignants afin qu'ils puissent enseigner physiquement. Et en combinaison avec des tests réguliers des élèves il devrait être possible de maintenir les écoles et les crèches ouvertes.

Oui, tout le monde veut la priorité. Mais les personnes qui entrent en contact avec beaucoup d'autres, comme les enseignants, les chauffeurs de bus et les policiers, sont vraiment plus à risque et sont un peu plus indispensables à la vie de tous les jours que ceux qui, comme moi, sont assis derrière un ordinateur. De plus, la fermeture de l'école tient une grande partie des travailleurs en otage - ce qui est terrible pour l'économie.

Ce n'est pas une idée si folle. Dans sa feuille de route, l’OMS conseille également, lorsque le nombre d'infections est élevé, de donner la priorité à la vaccination du personnel éducatif.

Le virus est plus intelligent que nous. Mais on peut attendre un peu de créativité, une certaine perspective, un peu plus d'initiative que des décisions arrêtées par des fonctionnaires assis derrière leur ordinateur.

Cet article publié dans l'édition du 4 janvier du quotidien de Volkskrant a été traduit et résumé par nos soins.

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