tribune

Face au "wokisme", un modèle universaliste pour nos entreprises

Revue de presse du quotidien français Le Figaro.

Le "wokisme", cette nouvelle forme d'activisme radical centré sur l'identité prend une place croissante dans les entreprises françaises. Les grandes marques que nous consommons chaque jour sont devenues "woke". Nike est "woke". Google et Uber aussi. L'identité est à la mode. Le mot race n'est plus tabou. Pour beaucoup, notamment les plus jeunes, le "wokisme" incarne la forme la plus moderne de l'engagement.

Il y a sans doute du bon dans le "wokisme", et du moins bon aussi. Ouvrons le débat, n'en faisons pas l'unique solution aux problèmes sociaux et sociétaux de notre époque; l'alpha et l'oméga de l'inclusion, un bloc intouchable, un pur concentré de bienveillance qu'il serait suspect de critiquer. D'autres manières de penser existent. Il est urgent de les invoquer. D'abord parce que la France n'est pas les États-Unis.

Soyons réalistes: les composantes du "wokisme" auront un impact réel sur l'entreprise, sa raison d'être, son vivre-ensemble, sa réputation, sa capacité d'innovation, sa liberté d'expression.

Un contre-modèle par sa capacité à traiter la question des inégalités sous un prisme d'abord social avant d'être identitaire.

Et si face au "wokisme", la République était pour les entreprises, un contre-modèle précieux pour s'engager dans la société.  Un contre-modèle qui nous ressemble et nous rassemble. Par sa capacité à traiter la question des inégalités sous un prisme d'abord social avant d'être identitaire: les classes contre les classements. Par sa vision universaliste de l'antiracisme contre une lecture purement communautaire : la fraternité contre les clans. Par le primat donné au collectif face aux dérives individualistes et parfois narcissiques de cette génération : la politique du "nous" contre la politique du "je".

Les entreprises sont attendues sur ce terrain: 73% des Français souhaitent que les PME jouent "un rôle plus important" pour "défendre les valeurs de la République dans les années à venir", et ils sont 60% en ce qui concerne les grandes entreprises, selon une étude Havas Paris/Ifop publiée en 2020. Par valeurs républicaines, il s'agit de "faire vivre le principe d'égalité hommes/femmes" (90%),  ou encore "appliquer de manière stricte le principe de laïcité dans l'entreprise" (82%). Les priorités fixées par les Français sont claires: universalisme, égalité, mérite, exemplarité.

Cette tribune, publiée dans Le Figaro sous la plume de cadres de l'agence Havas et de l'Ifop, a été synthétisée par nos soins.

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