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Il est temps de répondre avec force au dictateur de la Biélorussie

Manifestation de soutien, lundi, en Pologne, à l'opposant biélorusse Roman Protasevich qui est désormais détenu dans une prison où sont rassemblés de nombreux prisonniers politiques. ©AFP

Revue de presse du quotidien américain Washington Post.

Les voyages aériens, comme les transactions financières ou la conduite sur autoroute, sont régis par des règles complexes de sécurité. Quand l'homme fort de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, a ordonné dimanche le détournement d'un vol civil vers Minsk pour s'emparer du journaliste d'opposition Roman Protasevich qui se trouvait à bord, il a imprudemment brisé ces règles. Il est temps de répondre avec force à ce dictateur rusé et malveillant.

En prétextant une alerte à la bombe, Loukashenko a violé la Convention de Montréal de 1970 pour la répression d'actes illicites dirigés contre la sécurité de l'aviation civile, que la Biélorussie a ratifiée. Il a également potentiellement violé la Convention de Chicago, les règles fondatrices de l'aviation internationale, qui stipulent qu'"en cas d'interception, la vie des personnes à bord et la sécurité des avions ne doivent pas être mises en danger".

Loukachenko fait effrontément un pied de nez à tous les pays qui respectent un ordre fondé sur des règles ; un défi direct à l'Union européenne et un affront aux États-Unis et à tous ceux qui croient en la démocratie, l'État de droit et la liberté d'expression.

Loukachenko et son protecteur, le président russe Vladimir Poutine, se moquent éperdument de la démocratie. Leurs méthodes contre les opposants sont l'enlèvement, l'assassinat, l'empoisonnement et l'intimidation.

Loukachenko et son protecteur, le président russe Vladimir Poutine, se moquent éperdument de la démocratie et de ses valeurs fondamentales. Leurs méthodes contre les opposants sont l'enlèvement, l'assassinat, l'empoisonnement et l'intimidation, dans leur pays et de plus en plus fréquemment à l'étranger.

L'administration Biden devrait envisager d'imposer une nouvelle série de sanctions visant ceux qui exercent la répression en Biélorussie. Les précédentes sanctions américaines n'ont rien fait pour changer la trajectoire de Loukashenko ; il est temps d'en trouver d'autres qui feront mal. Le soutien aux chaînes et aux journalistes indépendants doit être renforcé, tandis que les réseaux financiers et les oligarques qui permettent à Loukachenko d'agir doivent être ciblés.

Loukashenko ressemble à un conducteur qui roule à toute allure, en sens inverse, sur une autoroute avec pour otage sur la banquette arrière le journaliste Protasevich qui est apparu lundi soir dans une vidéo sommaire de 29 secondes. Ses commentaires semblaient avoir été forcés, et il avait un bleu sur le front. Il doit être libéré, et l'Occident doit réagir à cette agression.

Ce commentaire publié dans The Washington Post a été traduit et résumé par nos soins.

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