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L'Europe est devenue un champ de bataille entre vaccinés et non-vaccinés

Aux Pays-Bas, les incidents se sont multipliés. Les manifestants dénoncent les nouvelles mesures restrictives annoncées par le Premier ministre Mark Rutte. ©EPA

Revue de presse du quotidien émirati Khaleej Times.

Au moment même où le reste du monde pousse un soupir de soulagement et espère que le pire de la pandémie est passé, voilà que l'Europe se révolte contre les nouvelles restrictions imposées pour enrayer l’épidémie de Covid-19.

Des protestations ont ainsi éclaté dans certains pays comme aux Pays-Bas, où des manifestants ont incendié des biens publics dans plusieurs villes.

L'Europe est en réalité devenue un champ de bataille entre vaccinés et non-vaccinés, ce qui n'est certainement pas un bon signe pour une reprise mondiale équitable d’autant que nous comprenons beaucoup mieux aujourd’hui les dommages que le virus peut causer à l'économie et à nos vies.

18 mois plus tard, grâce à notre arsenal vaccinal en pleine expansion, il est pourtant plus facile de contenir la propagation de l'agent pathogène et de sauver des vies. Dans ce contexte, les troubles liés aux mesures de confinement peuvent sembler choquants.

L'Europe aurait pu éviter cette vague si elle avait été plus patiente. L'empressement à retrouver une soi-disant liberté met à mal les progrès réalisés au cours des six derniers mois.

Mais les gens ont la mémoire courte et une partie de la population en Europe et aux États-Unis cherche à retrouver trop tôt la liberté. Il est temps de les ramener à la réalité alors que le nombre de cas augmente partout en Europe. Et la réalité est la suivante : le virus sera là pendant un bon moment. Nous devons apprendre à vivre avec lui en donnant à la science médicale et aux vaccins le temps de faire leur travail.

L’OMS évoque d’ailleurs un scénario alarmiste pour l'Europe puisqu’il est question de 500.000 décès d'ici le printemps prochain

En Allemagne, le nombre de cas avoisine désormais les 50 000 par jour, mais de plus en plus de personnes hésitent à se faire vacciner. L'Autriche, où le nombre de cas a fortement augmenté a opté pour un lockdown de 20 jours avant les fêtes. La mesure peut sembler draconienne mais, avec une population qui tourne de plus en plus le dos aux vaccins, le gouvernement n'avait pas vraiment le choix. C'était la meilleure décision à prendre pour éviter un scénario catastrophe dans les hôpitaux avec le risque de voir le système de santé s’effondrer sous la pression.

L'Europe aurait pu éviter cette vague si elle avait été plus patiente. Il faut des années pour atteindre une immunité collective à l’échelle mondiale. L'empressement à retrouver une soi-disant liberté met à mal les progrès réalisés au cours des six derniers mois. Le continent était sur le chemin du rétablissement, l'économie montrait des signes de reprise. C'était une lueur d'espoir. Aujourd'hui, tout est en ruine.

Cet éditorial publié dans Khaleej Times a été traduit et résumé par nos soins.

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