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La chute de Facebook n'est plus qu'une question de temps

©REUTERS

Revue de presse du quotidien britannique The Guardian.

Un lanceur d’alerte devant le Congrès. Un scandale mondial impliquant Facebook. Zuckerberg aux abonnés absents. C’était en 2018. La semaine dernière, nous avons eu droit à un remake de 2018. Une semaine qui a débuté par une panne mondiale de Facebook et qui s’est terminée par l’attribution du prix Nobel à l’une de ses critiques les plus acerbes, la journaliste américano-philippine Maria Ressa. Entre les deux, une lanceuse d’alerte a de nouveau attiré l’attention de l’Amérique.

Non seulement Frances Haugen a parlé de manière convaincante des mensonges et des tromperies de Facebook, du tort qu'il cause aux adolescents et de son impact dévastateur sur la démocratie, mais elle a étayé ses propos par des preuves tangibles.

En réalité, ce à quoi nous assistons, au ralenti, c’est la chute de la maison de Zuck. Cela n'arrivera ni aujourd'hui ni demain, mais la semaine dernière, les fissures dans les fondations sont devenues des crevasses plus profondes. C'est pour bientôt.

En 2018, le masque était déjà tombé. Mais la SEC avait permis à Facebook de solder son procès par une amende de 100 millions de dollars. Aucun dirigeant n'avait été lésé. Zuckerberg n'avait pas été interrogé. Tout le monde s'en était tiré à bon compte.

Si j'étais un employé de Facebook, je parcourrais très, très attentivement la section "whistleblower" du site de la SEC qui accorde une immunité contre les poursuites. Plus personne n'est à l'abri. Pas même Mark Zuckerberg.

Aujourd'hui, Facebook est réellement en difficulté. L’entreprise est confrontée à de nombreux défis juridiques et réglementaires, tout en étant affaiblie et exsangue, avec des effectifs très secoués. Et puis, l'une des différences les plus frappantes entre 2018 et aujourd’hui c’est qu’une filière existe désormais pour soutenir les lanceurs d'alerte de la Tech.

Tout cela s'est produit en trois ans. Mais ce n'est pas tout. Des menaces existentielles pèsent sur le modèle économique de Facebook, dont la moindre n'est pas le procès intenté par la FTC pour démanteler l'entreprise.

Mais le plus toxique des déchets radioactifs est sans doute celui laissé par le scandale de Cambridge Analytica. Un nouveau procès d’actionnaires, prévu dans le Delaware, basé sur des documents internes fraîchement divulgués, prétend prouver que les cadres supérieurs et les membres du conseil d’administration de Facebook ont menti aux investisseurs. Si c’est le cas, la chaîne de conséquences fera passer Enron pour un pique-nique de Bisounours.

Si j’étais un employé de Facebook, je parcourrais très, très attentivement la section "whistleblower" du site de la SEC qui accorde une immunité contre les poursuites. Plus personne n'est à l'abri. Pas même Mark Zuckerberg.

Ce commentaire publié dans The Guardian a été traduit et résumé par nos soins.

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