La géoingénierie climatique peut-elle nous sauver du réchauffement?

©REUTERS

Revue de presse du magazine Futura Planète.

La géoingénierie climatique est un sujet tabou. Mais, dans un contexte de possible emballement climatique induit par les émissions de gaz à effet de serre anthropiques, certains scientifiques et acteurs politiques n'excluent pas, a priori, le recours à ce « plan B ».

Aujourd'hui, les réflexions portent presque exclusivement sur des techniques agissant en aval de nos émissions de gaz à effet de serre afin d'en contrebalancer les effets globaux. L'ingénierie climatique regroupe toutes les technologies destinées à modifier intentionnellement le climat.

Les technologies d'ingénierie climatique s'opposent donc aux technologies dites d'atténuation, qui visent à limiter nos émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. C'est par exemple le cas des projets de captage et de stockage du carbone industriel.  Leur objectif : capter le CO2 en sortie de cheminée et le séquestrer dans le sous-sol.  L'idée se rapproche aussi de celle qui consisterait à extraire le CO2 présent dans notre atmosphère ou plus simplement la reforestation.

Mais il existe un autre pan de l'ingénierie climatique beaucoup plus controversé : l'idée de modifier notre climat, rapidement et à grande échelle, en fertilisant les océans par exemple, ou en injectant des particules dans l'atmosphère. Politiquement incorrecte, vous dites ? Cela ne semble pas empêcher les scientifiques de l'envisager. De l'étudier, en tout cas.

Diverses publications à la fin des années 2000 ont généré des débats nourris, puis la géoingénierie a reflué dans les littératures académique et médiatique. Mais si les températures venaient à augmenter de manière importante, il est probable que la question reviendrait sur le devant de la scène.

Le déploiement de la géoingénierie induirait toutefois nécessairement des tensions entre États et entre territoires. Sans parler du risque que la perspective d'une telle « solution » rende le problème du réchauffement climatique et l'engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre moins critiques aux yeux du monde et de ses dirigeants. Les économistes ont un nom pour ce phénomène. Ils parlent d'« aléa moral »...

Cet article publié dans l'édition du 30 novembre du magazine Futura Planète a été résumé par nos soins.

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