Le Brexit, un modèle pour l’Europe ?

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Le point de vue de l'Institut européen de recherche pour la liberté économique et la concurrence fiscale.

Il a été la risée de l’Europe, mais finalement Boris Johnson est parvenu à ses fins. Le Royaume-Uni sort de l’UE et y retrouve presque tous les avantages économiques de l’Europe sans les contraintes qui l’ont décidé à en sortir lors de son référendum de 2016.

La concurrence sera ouverte, mais restera équitable dans le cadre d’un contrôle juridiquement assuré par une autorité indépendante et des organes d’arbitrage de façon à éviter une course fiscale et réglementaire au dumping et des aides d’Etat abusives.

Par ailleurs, le gouvernement anglais a négocié des accords bilatéraux avec les pays signataires d’accords commerciaux avec l’Europe et a déjà obtenu que le plus grand nombre d’entre eux répliquent avec la Grande-Bretagne les accords européens. Globalement, le Royaume-Uni a presque tout obtenu dans ces négociations.

Au fond, c’est Margaret Thatcher qui a gagné. Alors Premier ministre britannique, elle avait prononcé à Bruges, en 1988, au Collège d’Europe, un discours mémorable dénonçant déjà les dérives bureaucratiques et centralisatrices du système communautaire. Elle y observait à juste titre que l’Europe n’est pas une fin en soi.

Václav Klaus, président de la République tchèque, avait aussi rappelé en janvier 2009 devant le Parlement européen, que le principal objectif de l’UE est de lever « des barrières inutiles et contre-productives pour la liberté humaine et la prospérité ». Il n’est pas de devenir un super Etat.

Hélas, malgré ces avertissements, les dérives communautaires se sont beaucoup accentuées. Désormais, le règlement est partout. L’Europe n’est plus un libre marché, mais le terrain de jeu des idéologues qui veulent imposer leurs conceptions de la famille, de la nationalité, de la souveraineté, de l’immigration… à l’encontre du droit des nations européennes de choisir démocratiquement leurs règles de vie. L’Europe accuse certains de ses membres de violer l’état droit en le violant elle-même.

Le Brexit ouvre la voie à tous les pays qui veulent conserver leur attachement à l’Europe dans le cadre initialement défini par ses Pères fondateurs sans tomber dans les travers d’une technocratie mâtinée d’une vision gauchisante et antilibérale. C’est peut-être la solution la mieux appropriée pour beaucoup des peuples européens.

Cet article publié le 3 janvier par le think tank IREF Europe a été résumé par nos soins.

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