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Les allocations de chômage freinent-elles le retour au travail?

Les affiches d'offres d'emploi prolifèrent aux États-Unis où beaucoup de posts restent vacants. ©AFP

Revue de presse du radiodiffuseur britannique BBC.

Un McDonald's à Tampa, en Floride, offre 50 $ pour se présenter à un entretien d'embauche. Pendant ce temps, Delta Air Lines a dû annuler une centaine de vols en raison du manque de personnel.

Les affiches d'offres d'emploi prolifèrent aux États-Unis. Après le choc initial de la pandémie, maintenant que la vaccination progresse, de nombreuses entreprises ne trouvent pas de candidats pour occuper leurs postes vacants. Selon la National Federation of Independent Business, 40 % des employeurs sont confrontés à cette situation « devenue un problème crucial pour les petites entreprises ».

Depuis que le problème est apparu, les associations professionnelles ont désigné un coupable.

Dans le sillage de la crise du covid, l'administration de Joe Biden a élargi les prestations de chômage, et ceux qui y ont droit peuvent recevoir 300 $ par semaine, qui s'ajoutent aux prestations déjà en place dans chaque État.

Le problème n'est pas seulement une question d'argent. La pandémie a aussi modifié l'échelle des priorités de nombreuses personnes.

Bill Dunkelberg, économiste en chef de l'association des entreprises estime que "l'augmentation des allocations de chômage empêche certains travailleurs d'entrer dans la vie active".

Katharine G. Abraham, professeur d'économie à l'Université du Maryland, estime, en revanche, que ces avantages "ont joué un rôle mineur".

"Les gens ne vont pas refuser un emploi maintenant et risquer de ne pas en trouver un autre plus tard. Nous avons vu lors des précédentes récessions que lorsque les choses commencent à s'améliorer, il y a toujours une période où les entreprises disent avoir des difficultés à embaucher. Ils vont probablement devoir accepter d'augmenter les salaires ou d'embaucher des travailleurs ayant un profil différent de celui souhaité", estime-t-elle.

Mais de nombreux chefs d'entreprises affirment que la solution ne viendra pas tant que les subventions gouvernementales ne seront pas modérées ou supprimées.

«Le gouvernement doit inciter les gens à retourner au travail», déclare Carlos Gazitua, président de la chaîne de restaurants Sergio’s, en Floride, qui estime que «le problème n’est pas seulement une question d’argent. Selon lui, la pandémie a modifié l’échelle des priorités de nombreuses personnes qui préfèrent désormais un emploi qui leur permet de passer du temps avec leur famille plutôt qu’un emploi qui rapporte beaucoup d’argent, mais qui exige de longues heures de travail.

Cette analyse publiée par la BBC a été résumée par nos soins.

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