tribune

Les Smart cities face au défi des cyberattaques

Revue de presse du quotidien économique français Les Echos.

Pour faire face à la croissance exponentielle de leurs populations, les villes se digitalisent pour offrir à leurs citoyens de meilleurs services (fluidifier les transports publics et la circulation, optimiser leur gestion de l’électricité, des eaux, du gaz, etc.), pour faciliter les démarches administratives et pour être plus efficaces, plus économiques et plus sûres.

En devenant intelligentes et interconnectées, elles sont plus exposées aux cybermenaces comme en témoignent les attaques de grande ampleur contre Atlanta, La Nouvelle-Orléans ou Baltimore.

Avec la hausse exponentielle des cyberattaques en 2020, la sécurisation des villes intelligentes revêt une importance stratégique.

Avec la hausse exponentielle des cyberattaques en 2020, la sécurisation des villes intelligentes revêt une importance stratégique pour les municipalités et leurs citoyens, dont 80% vivent en ville.

Sur un "territoire intelligent", l'ensemble des services publics, de l'éclairage aux déchets en passant par le stationnement, la gestion des eaux ou les transports, sont pilotés par des systèmes informatiques centralisés reliés à des réseaux de capteurs - généralement peu sécurisés - connectés en réseau, l’IoT (ou Internet des Objets).

Pour les pirates isolés ou structurés en groupes (parfois au service d’États hostiles), ces faiblesses sont autant d’opportunités de paralyser des communautés entières et de les rançonner.

Si les bénéfices proposés par les smart cities sont prometteurs (efficacité administrative, amélioration de la qualité de vie, gestion responsable des ressources…), plus les villes deviennent connectées et intelligentes et plus elles sont vulnérables. C’est encore plus vrai avec l’essor du travail à distance, souvent peu sécurisé, qui multiplie les portes d’entrée pour les pirates (postes de travail peu ou pas sécurisés, solutions VPN obsolètes, etc.).

À défaut de circonscrire tous les risques, anticiper et inclure la cyber sécurité dès les premières étapes d’un projet smart city permettra de limiter les impacts potentiels d’une cyberattaque et d’assurer la protection des citoyens. Mais à long terme, ce ne sera possible qu’en s’appuyant sur des expertises souveraines afin de ne pas hypothéquer notre indépendance.

Cette tribune, publiée dans Les Echos sous la plume de Christophe Corne, président du directoire de Systancia, a été résumée par nos soins.

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