Lutter contre l’illettrisme sanitaire doit vite devenir une priorité

Fresque murale à Bombay, en Inde. Une meilleure éducation à la santé devrait aider à lutter contre la diffusion de fausses informations. ©AFP

Revue de presse du média numérique français La Tribune.

La crise que nous connaissons constitue peut-être le début d'un quatrième âge sanitaire, caractérisé par le développement de pandémies et une forte prévalence des pathologies chroniques.

Elle montre combien, à mesure que la civilisation humaine s'étend, le risque de pandémie d'origine animale devient plus pressant. Plus nous interagissons avec les animaux, plus nous sommes susceptibles de contracter un virus à partir d'eux. Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), aux États-Unis, près de trois quarts des maladies infectieuses émergentes sont des zoonoses, autrement dit des maladies ou infections transmises des animaux à l'homme.

Un tel constat doit nous amener à repenser nos politiques de santé, pour améliorer ses capacités de résilience et d'adaptation.

Les principes essentiels d'une politique de santé publique sont connus. Il s'agit maintenant de les mettre en œuvre.

Le premier postulat est simple : « la santé dans toutes les politiques ». Éducation, logement, politique de la ville, environnement... Partout, la santé doit être un élément clé. Les citoyens doivent dès lors être associés au pilotage des politiques de santé publique. Ledit pilotage doit être décentralisé, pour être plus proche des réalités de terrain.

Le second postulat met l'accent sur la prévention, moyen le plus efficace de diminuer la prévalence des maladies chroniques et de freiner la propagation des maladies contagieuses. Et qui dit prévention dit actions éducatives...

On a pu mesurer combien les principes simples d'hygiène, les mécanismes de base de transmission des maladies, mais aussi la vaccination, ne sont pas connus ou compris.

L'éducation pour la santé doit permettre d'apporter à tous les âges de la vie des connaissances nouvelles et adaptées à chacun, autour des éléments clés que sont l'alimentation, l'activité physique, le maintien du lien social et le contrôle des conduites addictives.

À cet égard, la crise sanitaire du Covid-19 nous a montré à la fois l'efficacité des mesures de prévention et les dangers d'un « illettrisme sanitaire » propice à la diffusion de fausses informations comme à la propagation des théories complotistes. On a en particulier pu mesurer combien les principes simples d'hygiène, les mécanismes de base de transmission des maladies, mais aussi la vaccination, ne sont pas connus ou compris.

L'éducation pour la santé a trop souvent pêché par l'utilisation d'un vocabulaire et de références sociales difficilement accessibles aux personnes que l'on cherchait à sensibiliser. Il faut donc impérativement repenser les stratégies de communication, en les adaptant aux différents publics à qui elles sont destinées.

Ce commentaire publié par La Tribune a été résumé par nos soins.

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