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Non, nous ne pouvons plus "attendre un peu plus longtemps"

La police néerlandaise patrouille dans les rues d'Utrecht après le couvre-feu qui a été réintroduit aux Pays-Bas. ©AFP

Revue de presse du quotidien néerlandais NRC Handelsblad.

Ces dernières semaines, aux Pays-Bas, nous avons eu l’impression de faire le test de la guimauve. Vous savez, cette expérience dans laquelle les enfants reçoivent une deuxième guimauve s’ils parviennent à ne pas toucher à la première pendant dix minutes sans surveillance.

Un test auquel nous avons échoué lamentablement. Nous sommes tombés dans les bras les uns des autres en masse, nous nous sommes enlacés et embrassés et, en une semaine, nous sommes passés de 500 cas par jour à 5.000.

Les critiques en mode « Je vous l'avais dit » ont fusé sur les réseaux sociaux, imitant le style « école maternelle » du gouvernement Rutte : « si tu te comportes bien, tu pourras à nouveau jouer dehors ».

Pendant longtemps, j’ai été d'accord avec cela, mais le taux de vaccination augmente. Le Covid est devenu une maladie beaucoup moins grave. Les gens en souffrent encore mais le virus perd lentement mais sûrement son potentiel de destruction de la société. Et pourtant, on ne cesse de nous appeler à la patience.

Je me demande de plus en plus à quoi ressemblera l'avenir. L'été 2022. Celui de 2023. Allons-nous apprendre à vivre avec ce virus ? Ou bien allons-nous poursuivre cette politique du "frein à main" ? Clubs ouverts, clubs fermés, frontières ouvertes, frontières fermées.

Ce pic aurait sans doute pu être évité avec trois mois de restrictions supplémentaires. Vous auriez alors dû expliquer à une génération que, malgré les hôpitaux vides, malgré les personnes vulnérables vaccinées, elles n'ont toujours pas le droit de sortir.

Le relâchement a certes été trop rapide. Mais avec toutes ces querelles, je me demande de plus en plus à quoi ressemblera l'avenir. L'été 2022. Celui de 2023. Allons-nous apprendre à vivre avec ce virus ? Ou bien allons-nous poursuivre cette politique du "frein à main" ? Clubs ouverts, clubs fermés, frontières ouvertes, frontières fermées.

Les variantes continueront à se multiplier dans les années à venir, le virus évoluant plus vite que nous ne pouvons optimiser les vaccins. Il y aura une souche ougandaise, une souche malaise et une souche américaine. À maintes reprises, elles circuleront chez les enfants, les personnes non vaccinées et elles passeront à travers nos vaccins.

Je regarde Israël et je m'inquiète. Malgré des taux de vaccination élevés et des hôpitaux vides, à la fin du mois de juin, avec 100 infections par jour, ils ont à nouveau rendu obligatoire le port du masque dans les lieux intérieurs pour toute personne âgée de plus de sept ans. C'est le scénario de l'apocalypse. Qu'à un moment donné, nous ne pourrons pas nous débarrasser de ce virus. Mais nous devons le faire. Il ne faut pas permettre qu'il perturbe nos vies de façon permanente.

Ce commentaire de la microbiologiste Rosanne Hertzberger dans NRC Handlsbald a été traduit et résumé par nos soins.

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