Que sait-on de l'efficacité réelle des masques?

©REUTERS

Revue de presse de la revue scientifique Nature.

Les masques sont devenus le symbole omniprésent d’une pandémie qui a tué plus d’un million de personnes à travers le monde. Mais sont-ils réellement efficaces? En réalité, les données sont désordonnées, disparates et souvent rassemblées à la hâte. Qui plus est le discours politique est souvent déroutant avec notamment un président américain qui dénigre leur utilisation.

Les scientifiques continuent toutefois de soutenir l’utilisation des masques, la plupart des études récentes suggérant qu’ils réduisent les chances de transmettre et d’attraper le coronavirus, et réduisent aussi la gravité de l’infection lorsque la personne contracte la maladie.

Pour autant, il existe de nombreuses sortes de masques, portés dans des environnements variés et on peut se demander aussi si les gens les portent correctement.

Ces variables étant incontrôlables, elles le sont en revanche sur les animaux. Les chercheurs dirigés par le microbiologiste Kwok-Yung Yuen de l’Université de Hong Kong ont hébergé des hamsters infectés et sains dans des cages adjacentes, avec des cloisons de masques chirurgicaux séparant certains des animaux. Résultat: sans barrière, deux tiers des animaux non infectés ont attrapé le Covid-19. Seulement 25% des animaux protégés par des masques ont été infectés et ils ont été moins malades que ceux dépourvus de masque.

Qu’en est-il maintenant des différentes sortes de masques ?

On sait que les masques N95 bien ajustés ont un taux de filtration légèrement inférieur au taux affiché de 95% en utilisation réelle, filtrant en réalité 90% des particules jusqu’à 0,3 µm. On en sait beaucoup moins sur les masques chirurgicaux et en tissu, reconnait Kevin Fennelly, pneumologue au National Heart, Lung, and Blood Institute.

Des études d’observation récentes évaluent à 67% l’efficacité des masques chirurgicaux et masques en tissu comparables. À cet égard, une autre étude démontre qu’un masque formé de plusieurs couches de tissu se révèle plus efficace. Et plus le tissage est serré, mieux c’est. Par ailleurs, les masques comportant des couches de différents matériaux – comme le coton et la soie – vont capter les particules plus efficacement que ceux fabriqués à partir d’un seul matériau.

Cet article publié dans l’édition de Nature du 6 octobre a été traduit et résumé par nos soins.

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