Reconfiner, c'est un échec. Un échec très coûteux...

©AFP

Revue de presse du quotidien irlandais The Irish Times.

Face à l’augmentation rapide du nombre de cas de Covid-19 et le rythme croissant des hospitalisations et des admissions en soins intensifs, le gouvernement s'est retrouvé dans une position délicate, lundi, pour examiner la possibilité d'imposer un nouveau lockdown. Mais la deuxième vague a frappé. La maladie circule largement, à un rythme qui ne peut plus être contrôlé par les systèmes de test et de traçage mis en place par l'État.

Mais qu'il n'y ait pas d'erreur : passer au niveau 5, qui correspond à un verrouillage complet du pays, est en soi un échec, et un échec très coûteux. L'OMS a décrit le confinement comme un dernier recours susceptible d’avoir un "impact négatif profond" sur les individus et les sociétés. De nombreuses personnes vont perdre leur emploi. Des entreprises vont faire faillite. Les maladies ne seront pas diagnostiquées. Ces mesures toucheront de manière disproportionnée les personnes défavorisées, en particulier celles qui vivent dans la pauvreté. Le seul point positif à ce reconfinement de six semaines est que les écoles vont rester ouvertes.

Au moment du déconfinement, en juin dernier, le pays avait pourtant reçu l'assurance que, désormais, la stratégie s'orienterait vers des mesures intensives et ciblées. Un système élargi de test et de traçage allait permettre de traquer le virus avant qu'il ne s'installe à nouveau. Le principe de base de cette politique "Living with Covid" était la coexistence, l’idée de vivre avec. Mais après un été tranquille, au cours duquel le système de dépistage a été abandonné et les pubs ont même été autorisés à rouvrir, la situation a rapidement évolué…

Le problème fondamental de cette politique était qu’il ne fixait aucun critère pour objectiver le passage d’un niveau de mesures à un autre. En conséquence, nous entrons maintenant dans une période de lockdown de six semaines avec aucune idée de ce qui définit le «succès» de cette stratégie. Mais nous savons toutefois, parce que c’est une douloureuse leçon que de nombreux pays ont apprise, qu’il est beaucoup plus facile d’imposer un confinement que de le lever.

Cet article publié dans l’édition du Irish Times du 20 octobre a été traduit et résumé par nos soins.

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