Publicité
Publicité

Doulkeridis ne boude pas son plaisir

Christos Doulkeridis est deuxième sur la liste Ecolo à Bruxelles. "On ne va pas bouder notre plaisir. On fait mieux que doubler notre score et on fait mieux qu’en 1999. Que demander de mieux? En 1999, il y avait l’effet dioxine. Pas cette fois. Nous avons fait une campagne sans promesses de barbiers et durant laquelle nous avons essayé de relever le débat au profit de tout le monde. »  De là à craindre un syndrome 2004, qui avait vu Ecolo s’effondrer après la victoire de 1999: « Cette expérience on l’a clairement en tête. Mais nous avons la responsabilité d’entendre le message de l’électeur qui veut davantage d’écologie, de gouvernance et d’éthique. »
Pas d’effet dioxine mais des affaires qui ont certainement handicapé le PS et provoqué un report de voix. « Cela a sans doute joué en notre faveur. Mais notre montée date d’avant cela. Nous n’avons pas cherché à remettre de’ l’huile sur le feu, au contraire du MR et du PS lui-même d’ailleurs. Mais il faut noter que si l’électeur a exprimé un vote de refus, il ne l’a pas fait sur des partis extrémistes. Ce qui est une victoire pour la démocratie. »
Pas d’effet dioxine mais un effet Javeau aussi. Le co-président d’Ecolo est l’une des personnalités les plus populaires en Wallonie. « Cela a certainement joué aussi. Mais lorsqu’il est arrivé à la tête du mouvement en 2004, Jean-Michel Javaux ne bénéficiait pas d’un très grand crédit à l’intérieur comme à l’extérieur d’Ecolo. Aujourd’hui, il a pris de l’importance. »
Durable cette victoire ? « L’écologie semble s’imposer comme une alternative économique valable et crédible. Ce n’est pas seulement un gadget que l’on utilise dans les tracts électoraux.
Une préférence pour la future coalition. « L’olivier a bien fonctionné à Bruxelles, mais ce n’est pas suffisant. Nous avons reçu beaucoup d’appel du pied. Mais il faut garder la tête froide. »