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"La combinaison de la branche 21 et de la branche 23 est l'avenir de l'assurance de groupe"

Benoit Halbart, directeur Employee Benefits / Health Care chez AG

Même en période de taux d’intérêt bas, il reste possible d’épargner judicieusement pour un complément de pension. Benoit Halbart, directeur Employee Benefits chez AG, se félicite des promesses du nouveau gouvernement de développer davantage le deuxième pilier des pensions.

Les produits fi nanciers utilisés pour financer cette assurance de groupe peuvent être subdivisés en deux grandes familles. Les produits de la branche 23 sont liés à des fonds d’investissement; leur rendement augmente et diminue en fonction de la valeur boursière des obligations et des actions de ces fonds. Les produits de la branche 21, en revanche, offrent un rendement annuel garanti par l’assureur, qui peut être complété d’une participation aux bénéfices. Pour leur rendement garanti, les obligations d’État constituent la référence à long terme.

Les obligations d’État ne rapportent pratiquement plus d’intérêts. Les produits de la branche 21 sont-ils encore viables dans ce contexte?

“Pour nos clients – les entreprises – la sécurité est primordiale. C’est pourquoi la grande majorité (94%) d’entre eux choisissent de constituer des réserves de pension par le biais de la branche 21. Les primes sont investies en toute sécurité et bénéficient d’un rendement garanti, qui peut être accru grâce à une participation aux bénéfices. Ceci étant dit, il est vrai que le rendement de ces produits souffre de la faiblesse des taux d’intérêt. Or, la loi de 2004 sur les pensions complémentaires (LPC) stipule que les employeurs doivent fournir un rendement d’au moins 1,75% sur toutes les cotisations versées. En d’autres termes, si le produit de pension n’atteint pas ce rendement, l’employeur doit combler la différence. Les entreprises veulent bien entendu éviter les mauvaises surprises et cherchent donc un assureur avec lequel elles peuvent limiter ce risque.”

Comme AG?

La communication numérique monte en puissance

En 2020, 59% des retraités ont opté pour la voie numérique a n de transmettre à AG  les informations nécessaires au versement de leur capital retraite. “Un succès retentissant”, sourit Benoit Halbart. “D’autant plus que cette possibilité n’existe que depuis la fi n de 2019.” L’assureur croit fermement en l’importance de la technologie. À l’avenir, AG prévoit de  numériser des processus encore plus complexes afin de faciliter la vie des employés… et donc de leurs employeurs.

 

“En effet. Notre part de marché pour la branche 21 atteint 32%. Bien entendu, nous devons également faire en sorte que la partie “rendement garanti” soit conforme au rendement des investissements à revenu fixe. Actuellement, dans la branche 21, nous garantissons toujours un rendement de 0,5% sur les primes versées, jusqu’à la fi n du contrat. Ce n’est pas un problème, car les investissements dans lesquels nous concentrons ces primes ont la même durée, ce que nous appelons le cash-flow matching. Bien sûr, nous devons adapter les nouvelles promesses à la réalité. Le marché des obligations étant en baisse, nous allons réduire notre rendement garanti sur les nouvelles primes de 0,5 à 0,25% à partir du 1er juillet 2021.”

“Nous avons récemment pu annoncer à nos clients que nous atteignions un rendement total de 2% pour 2020. De plus, le rendement de 2021 et de 2022 est déjà connu.”
Benoit Halbart
directeurdirecteur Employee Benefits chez AG

Heureusement, il y a davantage que le rendement garanti…

“Dans la branche 21, nous pouvons offrir une participation aux bénéfices en plus du rendement garanti. Par conséquent, nous avons récemment pu annoncer à nos clients que nous atteignions un rendement total de 2% pour 2020. De plus, nous avons déjà pu assurer à nos clients une vraie tranquillité d’esprit quant au rendement total minimum de 2021 et 2022. Nous le faisons depuis des années. Nous sommes le seul assureur à annoncer un rendement à l’avance. Nous investissons en effet dans des titres conservateurs mais aussi dans des obligations d’entreprise, des actions, de l’immobilier, des prêts d’infrastructure, etc. Cette diversification génère un bon rendement grâce auquel nos clients peuvent dormir sur leurs deux oreilles, tant aujourd’hui que pour les années à venir.”

Un rendement total de 2% suffit-il pour compenser l’inflation?

“L’inflation est toujours un point d’interrogation. C’est pourquoi, en ces temps de taux d’intérêt bas, les produits de la branche 23 éveillent de plus en plus d’intérêt, surtout à long terme. AG s’adjuge 41% de ce marché sur lequel elle est active depuis 1993.”

La branche 23 est-elle la solution idéale pour la période que nous traversons?

“L’avenir nous dira s’il s’agit de la solution idéale, mais la branche 23 est certainement une bonne formule si, en tant qu’entreprise, vous tolérez la volatilité de ces produits. Pour ne citer qu’un exemple, notre fonds Rainbow Green, qui maintient un ratio 50/50 entre les actions et les obligations, a chuté de 8,91% en mars 2020. Toutefois, grâce à l’expertise de notre équipe d’investissement, le fonds a terminé l’année sur une plus-value de 6,4%.”

“Dans un contexte de faibles taux, la branche 23 est certainement une bonne formule si, en tant qu’entreprise, vous tolérez la volatilité de ces produits.”
Benoit Halbart
directeur Employee Benefits chez AG

Ne devrions-nous pas observer ce rendement sur l’ensemble de l’échéance?

“La durée moyenne des contrats de pension complémentaire est d’environ 20 ans et l’investisseur individuel pourrait faire valoir qu’une année moins bonne sera lissée sur le plus long terme. Mais en tant qu’assureurs de pension, nous devons respecter certaines règles, comme le niveau de financement minimum de la garantie LPC. Pour éviter les surprises, les employeurs doivent choisir une combinaison de placements équilibrée ou prévoir une sécurité supplémentaire.”

La perspective de long terme diminue-t-elle également avec l’âge?

“Absolument. Aux salariés qui approchent de l’âge de la retraite, on conseillera des fonds d’investissement différents de ceux qui conviennent aux personnes en début de carrière. Il existe des solutions pour cela: notre assurance de groupe Lifecycle, par exemple, réduira le risque d’investissement à mesure que les employés approchent de l’âge de la retraite. C’est au client de choisir. Nous avons suffisamment de formules dans notre assortiment.”

Que recommandez-vous aux employeurs? “Je m’attends à une multiplication des combinaisons de la branche 21 et de la branche 23. Certes, la grande majorité du marché demeure investie dans la branche 21, mais l’intérêt pour la branche 23 ne cesse de s’accroître. Je pense qu’un basculement radical vers la branche 23 est encore inenvisageable pour la plupart des entreprises. Mais nous pouvons parfaitement proposer des solutions intermédiaires dans lesquelles nous investissons une partie des primes dans chaque branche. Le choix revient aux clients. Nous ne les poussons jamais dans un sens ou dans l’autre.”

AG engage un dialogue durable avec les entreprises

L’accent placé sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE) n’est pas nouveau chez AG. Pourtant,  l’assureur a ajouté l’année dernière un troisième principe à sa politique générale d’investissement durable. AG avait déjà exclu certains secteurs (armes, tabac, charbon, paradis fiscaux) et analysait les projets d’investissement au regard non seulement de critères fi nanciers mais aussi des principes ESG (environnement, politique sociale et gouvernance). Aujourd’hui, l’entreprise franchit une étape supplémentaire en engageant un dialogue actif avec les entreprises dans lesquelles elle investit. “Cela revient à utiliser les droits de vote que nous avons dans ces entreprises”, précise Benoit Halbart. “Par exemple, nous demandons davantage de détails sur la manière concrète dont elles mettent en œuvre leurs principes ESG. Ou nous insistons sur des choix durables et clairs.”

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