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Numérique en Wallonie: au-delà des chiffres, les défis… et les fleurons

Fanny Deliège (directrice du pôle Secteur et économie numériques pour l'Agence du Numérique) et Jean-Philippe Parmentier (directeur de l'Infopole Cluster TIC) ©Christophe Ketels

Selon le dernier baromètre de l’Agence du Numérique, ce secteur compte plus de 2.600 acteurs en Wallonie. Start-up, spin-off, laboratoires et autres centres de recherche: quels défis se posent à eux, quelle est leur croissance, et quels en sont les fleurons? Ce premier épisode du podcast Digital Wallonia accueille Fanny Deliège pour éclairer les chiffres, et Jean-Philippe Parmentier pour les illustrer par des exemples.

2.600 acteurs du numérique

Fanny Deliège (directrice du pôle Secteur et économie numériques pour l'Agence du Numérique): “Derrière ces milliers d’acteurs, on trouve un peu plus de 2.400 entreprises commerciales, dont quelque 450 start-up et 70 spin-off, ainsi qu’une centaine de laboratoires et de centres de recherche, et quelques acteurs de développement économique.”

Jean-Philippe Parmentier (directeur de l'Infopole Cluster TIC): “Prenez Acapela, dotée d’une belle présence à l’international. Son expertise en matière de voix synthétique est utile pour les entreprises – Acapela a travaillé avec Coyote pour la voix sur les GPS – mais aussi pour les particuliers qui souffrent d’une maladie ou d’un handicap et qui peinent à s’exprimer. Car il suffit de lire une cinquantaine de phrases basiques pour synthétiser votre voix.”

10.500 emplois créés, 3,3 milliards d’euros de CA

Fanny Deliège: “En 2022, le secteur représentait 10.500 emplois, avec plus de 3.000 postes créés en quatre ans. Côté résultats financiers aussi, le secteur est en constante évolution, puisqu’il enregistre aujourd’hui 3,3 milliards d’euros de chiffre d'affaires, le double en part du PIB par rapport à 2015. Or, si deux tiers des entreprises du numérique envisagent de recruter un profil IT dans les 12 prochains mois, elles font face à une vraie pénurie de talents.”

Jean-Philippe Parmentier: “I-care est un peu le ‘Dr House des machines’. Ils font de la maintenance prédictive par le biais de capteurs placés sur les machines, en récoltant et analysant toutes ces données. Sans doute une future licorne au niveau wallon! Pour répondre à son besoin de talents, I-care mise sur la formation interne, son propre rayonnement en tant qu’entreprise, la participation de ses salariés dans les processus et dans l'actionnariat, etc.”

Si deux tiers des entreprises du numérique wallon envisagent de recruter un profil IT dans les 12 prochains mois, elles font face à une vraie pénurie de talents

Fanny Deliège
Agence du Numérique

Situées à plus de 60% dans le Brabant wallon et à Liège

Fanny Deliège: “Ces entreprises se rassemblent naturellement autour des zones économiques fortes et des centres universitaires. Ceci étant dit, il ne faut pas négliger les initiatives qui permettent de développer d'autres hubs, comme à l’A6K à Charleroi, un lieu de référence qui draine une activité vers le secteur du numérique grâce à la création de nouveaux acteurs.”

Jean-Philippe Parmentier: “Technord, entreprise active d’abord dans l’électricité industrielle, a su monter dans le train du numérique. Elle emploie désormais aussi des personnes capables de mesurer les consommations électriques et d’eau, et de les piloter afin de les optimiser. Outre sa réussite propre, Technord contribue ainsi à renforcer le tissu industriel wallon, tout en répondant aux enjeux à la fois de compétitivité et environnementaux.”

Spécialiste de la maintenance prédictive, I-care est un peu le ‘Dr House des machines’. Sans doute une future licorne au niveau wallon!

Jean-Philippe Parmentier
Infopole Cluster TIC

45% des entreprises du numérique wallon exportent

Fanny Deliège: “La moitié de ces entreprises qui exportent réalisent deux tiers de leur chiffre d'affaires hors de Wallonie. Et si l’on regarde les success stories en Région wallonne, on voit que ces entreprises tournées vers l'international n’en restent pas moins animées par la volonté de se développer sur notre territoire. Elles sont très fières de leur ancrage local.”

Jean-Philippe Parmentier: “Alpha Innovation, par exemple, basée dans la région de Louvain-la-Neuve, a décidé de garder les sites de production chez elle. Pour cela, elle a suivi une trajectoire de développement précise, notamment en endossant les principes de l'industrie 4.0, qui autorise l’émergence d’industries plus agiles, réactives et orientées client. Cela leur permet d'être compétitifs tout en ayant un site de production ici en Wallonie.”

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