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Les quatre grands malentendus des cryptomonnaies

©AFP

Blanchiment, gaspillage d’énergie, élitisme, risque informatique: les cryptomonnaies souffrent toujours d’une image contrastée. Elles méritent pourtant mieux que cette réputation sulfureuse, démontre en quatre points Marc Toledo, CFO de bit4you, après avoir présenté les bases du bitcoin.

Les grands principes du bitcoin

Bien que personne ne régule le bitcoin en tant que tel, il suit le protocole établi lors de sa création. Ce protocole prévoit tout: 21 millions d’unités seront créées au total d’ici à 2140. Actuellement 19 millions sont en circulation. Pour écrire des transactions – on parle de ‘miner’ du bitcoin – les gens sont rémunérés en bitcoins. C’est un processus mathématique très intelligent: qui tient compte entre autres de la loi de Moore, c’est-à-dire un doublement de la capacité de calcul tous les 18 mois. Un bloc de transactions est écrit toutes les 10 minutes et la récompense, actuellement de 6,25 bitcoins par bloc, baisse de moitié tous les quatre ans. Tout est en open source, le code d’origine comme les protocoles de sécurité. On dit que le bitcoin est ‘pseudonyme’, c’est-à-dire qu’il n’a pas de caractère anonyme: toutes les transactions sont visibles par tout le monde. Pour prouver qu’on détient un bitcoin, il faut produire à la fois le numéro du billet et le numéro de carte d’identité du détenteur.”

Des instruments de blanchiment d’argent?

“Rappelez-vous, les cartes prépayées pour les GSM: quand les pouvoirs publics se sont aperçus qu’elles étaient souvent utilisées à des fins illégales, ils ont réglementé le secteur”, avance Marc Toledo, CFO de bit4you. “Il se passe la même chose pour les cryptomonnaies. Au fil des réglementations internationales, il devient de plus en plus difficile de blanchir de l’argent par ce biais. C’est encore plus vrai en Europe, où les plateformes comme la nôtre ont l’obligation de dénoncer toute irrégularité, d’identifier les clients et la provenance des fonds. Aujourd’hui, il est infiniment plus facile de blanchir des fonds avec du cash qui est d’ailleurs, et de loin, le support de fraude le plus utilisé!"

Des sources de gaspillage énergétique massif?

“Les cryptomonnaies sont très énergivores: elles représentent plus que la consommation annuelle d’énergie belge, chaque année. Car le minage est une opération de calcul très complexe et gourmande en énergie. En pratique, cependant, les ‘usines’ de minage, qui regroupent des milliers de serveurs, sont installées dans des lieux où l’énergie est abondante et peu ou pas utilisée. En Islande par exemple, qui combine la géothermie issue de l’activité volcanique et un climat autorisant un refroidissement naturel et gratuit des serveurs. Mais aussi en Chine et en Afrique, près des barrages. Le minage rentabilise ce type d’infrastructures et permet de viabiliser des zones entières. On estime que l’énergie de production des cryptomonnaies est verte à 38%. Et le système de minage est vertueux, puisque la récompense baisse de moitié tous les quatre ans: pour rester rentable, il faut réussir à moins consommer!”

Une lubie réservée aux riches?

“On peut investir à partir de 50 euros et cela donne un accès facile à une possibilité intéressante d’investissement. Il n’existe pas de service équivalent ailleurs.”

Un fort risque de bug?

“Pour voler un bitcoin, il faudrait pouvoir pirater plus de 50% de tous les ordinateurs de la planète qui détiennent l’information-source. Autant dire que si cela arrivait, cela voudrait dire qu’une partie de la planète est détruite! Tant qu’il reste ne serait-ce qu’un ordinateur détenant la base de données, la cryptomonnaie continue d’exister.”

Marc Toledo

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