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Des alternatives moins liquides pour votre portefeuille

“En raison du savoir-faire qu’exigent les illiquid alts et de leur plus faible liquidité, les différences entre les gestionnaires de fonds les plus performants et les autres sont plus marquées. Ce qui ouvre des opportunités pour les fonds de fonds.” - Charles Symons, Head of Sales iShares & Wealth Belgium & Luxembourg chez BlackRock

Dans leur quête de rendement, un nombre croissant d’investisseurs découvrent de nouvelles possibilités. Les investissements alternatifs illiquides peuvent être intéressants pour améliorer le rapport risque/rendement et la diversification de votre portefeuille.

On entend par “investissements alternatifs” tous les produits qui ne correspondent pas aux investissements traditionnels en actions, en cash ou en obligations. Ils sont subdivisés en deux grandes familles : les investissements alternatifs liquides et illiquides.

Les investissements alternatifs liquides, également connus sous le nom de liquid alts, sont des fonds qui appliquent des stratégies alternatives pour diversifier les portefeuilles et les protéger contre les baisses des marchés. “C’est le cas des hedge funds, par exemple, qui font appel à des stratégies particulières pour générer des rendements positifs, quelles que soient les performances du marché”, illustre Charles Symons, Head of Sales iShares & Wealth Belgium & Luxembourg chez BlackRock. “Pour y parvenir, ils ont notamment recours à des instruments moins traditionnels comme le short selling ou encore les produits dérivés. De même, ils utilisent souvent un leverage ou effet de levier pour doper les rendements. Ces liquid alts combinent généralement une décorrélation avec les marchés d’actions et un risque relativement faible. Il en résulte fréquemment un rendement inférieur aux marchés d’actions mais supérieur aux liquidités : on parle alors de stratégie cash-plus ou de return absolu.”

Illiquid alts

Les fonds alternatifs illiquides, ou illiquid alts, investissent dans des actifs non cotés, comme le private equity, les crédits privés, l’infrastructure et l’immobilier. “L’exemple typique d’illiquid alt est un fonds qui investit directement dans l’immobilier”, poursuit Charles Symons. “Un tel fonds n’est pas coté en Bourse et votre capital est habituellement bloqué 10 ans, comme si vous achetiez un bien immobilier à titre privé. La différence ? Le gestionnaire a une connaissance approfondie du marché, il peut diversifier ses avoirs sur plusieurs biens immobiliers, exploiter les différentes phases de la vie d’un investissement immobilier (construction ou reconstruction, mise en location, etc.) et répartir ses investissements sur plusieurs secteurs (résidentiel, commercial, industriel) et régions.” Les stratégies illiquides ne se limitent toutefois pas à l’immobilier. “Les possibilités sont infinies”, confirme Charles Symons.

Les fonds de private equity constituent aussi l’une des catégories les plus populaires des investissements alternatifs illiquides. Ils prennent des participations directes dans le capital d’entreprises non cotées en Bourse. En effet, les entreprises hésitent davantage à entrer en Bourse depuis la crise financière. Le private equity gagne ainsi en importance.

Il est également possible d’investir dans les dettes d’entreprises privées. Mais aussi dans des real assets comme des terres agricoles, des forêts… sans compter les possibilités plus exotiques comme les fonds qui investissent dans des droits musicaux, le financement d’avions ou le marché de l’art. “Attention à ne pas verser dans un exotisme excessif”, prévient cependant Charles Symons. “Un fonds actif dans une petite niche, les vins anciens par exemple, peut saturer le marché, faire monter artificiellement les prix et subir en fin de compte de lourdes pertes.”

Spécialisation 

Une caractéristique des investissements illiquides est leur grande spécialisation. “Si vous ne pouvez revendre aisément votre investissement, il est encore plus crucial de savoir exactement ce que vous achetez”, souligne Charles Symons. “Chaque actif a sa spécificité, ce qui exige énormément de connaissances de la part des investisseurs. Acheter ou vendre une entreprise, un avion ou un pont nécessite bien plus de savoir-faire que passer un ordre sur un lot d’actions. Une grande spécialisation est indispensable chez les gestionnaires de fonds.” Dans le private equity, les gestionnaires d’investissement adoptent souvent une approche très pragmatique : ils apportent un soutien et un accompagnement étroits aux entreprises, surtout lorsqu’elles se trouvent à un stade précoce de leur développement.

Les illiquid alts se distinguent en outre par de gros écarts en termes de rendement. “En raison de leur plus faible liquidité et du savoir-faire qu’ils exigent, les différences entre les gestionnaires de fonds les plus performants et les autres sont plus marquées”, note Charles Symons. “En revanche, le rendement potentiel est plus élevé. Une connaissance approfondie des gestionnaires de fonds, de leurs forces et faiblesses, offre donc la possibilité de sélectionner les meilleurs fonds. Une sélection pointue et une diversification auprès de plusieurs gestionnaires sont déterminantes pour enregistrer un rendement solide. Cela explique par ailleurs le succès des fonds de fonds en private equity, où une équipe sélectionnera les meilleurs gestionnaires et composera ainsi des portefeuilles de manière à éviter de placer tous ses œufs dans le même panier.”

Les investissements illiquides s’inscrivent dans une tendance plus large : depuis la crise financière de 2008, les banques jouent un rôle moins important sur le marché des capitaux. Les autorités leur demandent de prendre moins de risques, de réduire l’effet de levier sur leur capital. Il est dès lors plus fréquent que les investisseurs et les entreprises qui ont besoin de capitaux entrent directement en contact les uns avec les autres, ou passent par un gestionnaire de portefeuille tel que BlackRock.

Portefeuille

“Le rôle des illiquid alts dans un portefeuille peut varier considérablement”, conclut Charles Symons. “Les investissements dans l’infrastructure immobilière apportent généralement des cash-flows stables. Ils peuvent constituer une alternative aux obligations. Le private equity est plutôt comparable aux actions, avec souvent un risque plus élevé encore. L’avantage est que les illiquid alts présentent une certaine décorrélation avec les marchés et traditionnellement des rendements plus élevés.”

Podcast | Investir dans le progrès

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