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Gérer son portefeuille à l'ère du changement climatique

“Les investisseurs qui ne tiennent pas compte des conséquences du changement climatique sur l’économie mondiale et les marchés financiers ne prennent pas la pleine mesure de la situation.” - Olivier Pauwels, Director Multi Asset Strategies and Solutions Frabelux chez BlackRock

Alors que le choc du Covid-19 est plus ou moins digéré, le monde des affaires a désormais les yeux braqués sur le grand défi du 21e siècle : le changement climatique et la transition vers une économie neutre en carbone. Comment réagit l’investisseur ? Explication de texte avec Olivier Pauwels, Director Multi Asset Strategies and Solutions Frabelux au sein du gestionnaire de portefeuille BlackRock.

Comment évaluez-vous l’impact du changement climatique ?

Olivier Pauwels : Nous sommes accablés de chocs écologiques. Des feux qui transforment des régions d’Australie et de Californie en véritables enfers, des vagues de chaleur historiques dans toute l’Europe, des inondations impitoyables dans le sud de l’Asie… En 2020, les dégâts provoqués par ces catastrophes naturelles ont été chiffrés à 210 milliards de dollars, un montant record.

Vous désirez en savoir plus? Écoutez ici la série de podcasts de BlackRock (Spotify)

La société a intégré le changement climatique et compris la nécessité de réagir. Les jeunes, surtout, refusent le statu quo. Les consommateurs font parler leur portefeuille et tiennent compte de l’impact climatique des produits qu’ils achètent. De nombreux investisseurs évitent les entreprises qui ne tiennent pas compte du climat.

La transition vers une économie faible en carbone offre une opportunité aux investisseurs. Quelque 127 pays ont déjà promis la neutralité climatique pour 2050. De plus en plus d’entreprises, même dans les secteurs à plus forte intensité énergétique, dévoilent des plans “zéro émission nette”. Les entreprises ont tout intérêt à adapter leur modèle économique aux ambitions vertes des gouvernements. L’infrastructure, l’agriculture et l’industrie énergétique doivent s’engager dans une profonde transformation. Ces éléments sont porteurs d’opportunités pour les investisseurs.

Sommes-nous techniquement prêts pour la course vers la décarbonation?

Olivier Pauwels: Les combustibles fossiles fournissent environ 84% de l’énergie consommée dans le monde. En 2025, cependant, les énergies renouvelables dépasseront le charbon comme plus grande source de production d’électricité. En 2010, on ne recensait même pas encore 20.000 voitures électriques en circulation; en 2019, elles étaient déjà 7,2 millions. Si les camions électriques ont longtemps été difficiles à imaginer comme norme, leur percée semble à présent imminente. L’électricité la moins chère provient actuellement de projets solaires. L’innovation verte tourne donc à plein régime.

L’objectif est très ambitieux. Y consacre-t-on suffisamment de moyens?

Olivier Pauwels: Lors de la publication de leurs résultats trimestriels, les entreprises américaines font trois fois plus référence au climat qu’il y a deux ans. Les investisseurs institutionnels prévoient un doublement en cinq ans de la part de leurs portefeuilles consacrés à la gestion durable, qui passera de 18 à 37%. On voit donc que des efforts sérieux sont entrepris.

Ceci dit, nous n’en sommes qu’au début d’une longue route. On estime qu’il faudra investir 50.000 à 100.000 milliards de dollars pour atteindre la neutralité climatique à l’échelle de la planète en 2050. C’est l’équivalent de 10 plans Marshall par an pendant trois décennies. Bien entendu, un tel investissement aura des conséquences financières gigantesques – et pas seulement dans le futur.

Comment, chez BlackRock, aidez-vous les investisseurs à tenir compte de cette transition ?

Olivier Pauwels : Nous pensons que les investisseurs qui auront rapidement réaménagé leur portefeuille à l’aune des investissements climatiques en récolteront les fruits. Auparavant, il était difficile de quantifier les effets du changement climatique sur les portefeuilles d’investissement. Mais désormais, des climatologues et des scientifiques, expert en matière de données, fournissent des outils qui permettent de modéliser l’incidence de la hausse des températures sur la fréquence et la gravité des catastrophes naturelles. Il est ainsi possible d’estimer les risques auxquels un portefeuille est exposé.

Vous désirez en savoir plus? Écoutez ici la série de podcasts de BlackRock (Apple)

BlackRock a intégré ces conclusions dans ses hypothèses de base concernant le marché. Nous proposons ainsi trois stratégies à l’investisseur conscient des risques climatiques.

Dans notre “stratégie de filtrage”, nous appliquons des filtres pour barrer l’accès des principaux pollueurs au portefeuille. La deuxième stratégie est centrée sur les “priorités” : on attribue un poids plus important aux entreprises et aux États qui sont prêts pour la transition ou enregistrent des progrès significatifs sur cette voie. Enfin, il y a la stratégie plus “ciblée” dans le cadre de laquelle l’investisseur se concentre sur des activités ou projets spécifiques qui ont un impact positif. Il s’agit d’investissements thématiques ou à impact dotés d’une approche climatique, par exemple dans des obligations vertes.

Quels choix concrets l’investisseur peut-il faire ?

Olivier Pauwels : Le climat a des répercussions majeures au niveau sectoriel. Ce n’est pas un secret, le secteur de l’énergie est en difficulté. Le secteur technologique, en revanche, recèle de nombreuses opportunités. Ces entreprises sont moins exposées aux risques physiques et jouent un rôle-clé dans l’innovation dont d’autres entreprises ont besoin dans le cadre de la transition. Nous observons également des tendances sur le plan géographique. Les pays émergents sont malheureusement plus exposés aux risques climatiques physiques. Nous attendons en revanche un rendement potentiel nettement plus élevé des pays non émergents.

Les trackers (ETF) et investissements indiciels constituent des outils intéressants pour les investisseurs désireux de miser sur le défi climatique. On recense aujourd’hui près de 600 ETF durables dans le monde et ils sont de plus en plus nombreux à se concentrer sur les entreprises qui prennent des mesures positives. Ces fonds peuvent servir de pierres angulaires d’un portefeuille diversifié axé sur le climat.

Podcast | Investir dans le progrès

Les experts de BlackRock prennent la parole dans cette toute nouvelle série de podcasts. À écouter sur Spotify, Apple et Google

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