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"Il faut voir la durabilité comme une évolution qui exige du temps et de la patience"

“En Belgique, les fonds mixtes plus défensifs sont de loin les plus populaires. Ce sont les fonds ‘de bon père de famille’ classiques qui génèrent généralement un peu plus de rendement que des produits de la branche 21 ou qu’un compte à terme.” - Stephan Desplancke, Director iShares & Wealth Belgium chez BlackRock.

Les fonds mixtes ont toujours été très populaires en Belgique. Traditionnellement, ils combinent un potentiel de rendement plus élevé qu’un compte d’épargne et un risque inférieur à celui des actions. Aujourd’hui, il existe également des fonds mixtes durables.

Les fonds mixtes ou multi-actifs combinent plusieurs catégories d’actifs. Classiquement, il s’agit d’actions, d’obligations, d’immobilier ou de liquidités. Depuis peu, les fonds mixtes intègrent de plus en plus souvent des instruments financiers moins courants, comme des produits dérivés, de l’infrastructure ou du private equity.

L’objectif du fonds multi-actifs? Créer un portefeuille flexible et très diversifié. Les gestionnaires du fonds mixte prennent des décisions à grande échelle et cherchent l’équilibre entre différentes catégories d’actifs pour obtenir des résultats d’investissement définis avec précision.

Variantes

“Les fonds mixtes se sont montrés très performants ces 10 dernières années en Belgique”, avance Stephan Desplancke, Director iShares & Wealth Belgium chez BlackRock. “Les gestionnaires choisissent eux-mêmes la manière dont ils gèrent le fonds à l’intérieur d’un cadre clairement défini, ce qui mène à une gestion à la fois très active et flexible.”

Il en existe de nombreuses variantes: les gestionnaires peuvent se focaliser sur la croissance ou sur les revenus, ou encore chercher avant tout à limiter le risque de baisse. Et depuis peu, des variantes durables sont disponibles pour un grand nombre de fonds mixtes.

Les fonds mixtes peuvent être répartis entre les produits qui se concentrent sur la génération de revenus par le biais de dividendes et de coupons, et ceux qui privilégient la croissance du capital. Les profils de risque vont de “défensif” à “offensif”. Auparavant, on considérait que plus la part des obligations était élevée dans le fonds, plus le fonds était défensif; plus la part des actions était élevée, plus le fonds était offensif. À présent que la faiblesse des taux sur les obligations les rend nettement moins défensives, on fait appel à d’autres possibilités pour maintenir les fluctuations de cours sous contrôle. Et notamment à des produits dérivés, comme des options et des futures.

“En Belgique, les fonds mixtes plus défensifs sont de loin les plus populaires”, précise Stephan Desplancke. “Ces fonds visent à éviter les risques trop élevés. Ce sont les fonds ‘de bon père de famille’ classiques, qui génèrent un léger surcroît de rendement par rapport aux produits de la branche 21 ou à un compte à terme. Souvent, c’est le premier choix de l’investisseur qui fait ses premiers pas en Bourse.”

Durable

La durabilité est sans nul doute la grande tendance dans les fonds mixtes. En Belgique surtout, la demande ne cesse de croître. “BlackRock considère la durabilité comme un élément structurel de sa politique d’investissement”, souligne Stephan Desplancke. “Tous les gestionnaires de fonds BlackRock doivent tenir compte des scores de durabilité (ESG) des positions sous-jacentes dans le fonds. L’investisseur recherche du rendement ou des revenus avec moins de risques. Or, pour limiter les risques à long terme, la durabilité est indispensable.”

L’offre de produits d’investissement durables n’en est qu’à ses débuts, même si elle s’est étendue de manière exponentielle ces dernières années. En 2016 par exemple, les investissements dans les ETF durables en Europe totalisaient 3 milliards de dollars; l’an dernier, ils atteignaient pas moins de 100 milliards.

Pour l’investisseur moyen comme pour les investisseurs institutionnels, la transition vers un portefeuille durable est un processus qui demande du temps. “Il ne serait pas judicieux de vendre brusquement tous vos titres à n’importe quel cours pour investir dans un portefeuille durable”, confirme Stephan Desplancke. “Nous recommandons de voir la durabilité comme une évolution qui exige du temps et de la patience.”

Les entreprises aussi ont besoin de temps pour opérer la transition vers une économie à moindre intensité carbone. “Afin d’accélérer cette transition, nous utilisons notre droit de vote”, indique Stephan Desplancke. “De par notre poids dans les assemblées générales et notre profil d’investisseur à long terme, nous pouvons rappeler à l’ordre les entreprises qui se montrent moins performantes en termes de durabilité. Mais il ne faut pas être naïf: vous ne pouvez demander à une compagnie pétrolière traditionnelle d’atteindre la neutralité carbone en un an.”

Rendement

L’investissement durable serait plus cher et générerait moins de rendement, entend-on encore. “C’est tout simplement faux”, rétorque Stephan Desplancke. “Nous ne facturons pas de frais plus élevés pour des instruments durables. Et quant au rendement, de nombreuses études prouvent que les actions et obligations durables enregistrent des performances similaires aux portefeuilles classiques. Les titres durables sont nettement moins volatils, cependant, ce qui donne lieu à un rapport risque/rendement plus intéressant que pour les titres classiques.”

Les projets durables ont ainsi un aspect qualitatif. On a pu s’en rendre compte en mars 2020: alors que la Bourse souffrait d’une sévère correction en pleine crise sanitaire, les investissements durables ont perdu en moyenne moins de terrain que les investissements classiques.

 

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