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Le moment idéal pour investir en Chine

“Les investisseurs ne peuvent plus se permettre de laisser la Chine de côté.” - Stephan Desplancke, Director iShares & Wealth Belgium chez BlackRock

La Chine assure près d’un cinquième du PIB mondial. Pourtant, les titres d’origine chinoise sont rares dans les portefeuilles des investisseurs européens. Ce déséquilibre crée une opportunité.

La Chine entend doubler son produit intérieur brut d’ici à 2035, soit une croissance de quelque 4,7% par an. Pas mal, mais nettement inférieur à la croissance effrénée de 8 à 12% que le pays a enregistrée ces 20 dernières années. “La Chine veut à présent investir dans la qualité de sa croissance”, explique Stephan Desplancke, directeur au sein du gestionnaire de portefeuille BlackRock. “Elle veut réduire les inégalités, la pollution et la dette par unité de croissance.”

La Chine est toutefois confrontée à un problème de productivité. En raison de la politique de l’enfant unique dont elle n’est sortie qu’en 2014, le pays souffre d’une diminution de la population active et d’un vieillissement accru. “Pour gagner en productivité, le président Xi Jinping veut passer d’une économie à forte intensité de main-d’œuvre à une économie à plus grande intensité de capital”, poursuit Stephan Desplancke. “Dans la création de valeur ajoutée, la Chine veut moins miser sur les exportations, la construction et l’industrie lourde, et davantage sur la consommation intérieure, la technologie, les soins de santé et la durabilité.”

“En outre, Xi Jinping met l’accent sur la ‘prospérité commune’, une grande campagne qui vise à réduire les inégalités. Plusieurs entreprises privées ont été mises sous pression cet été, notamment des géants de l’internet et des entreprises actives dans l’enseignement privé. Chaque fois que les médias ont rapporté des événements de ce type, les marchés boursiers ont décroché. Mais nous prévoyons que l’adoption de nouvelles réglementations perdra peu à peu en intensité et en vitesse dans un futur proche. Les autorités voudront donner un peu de repos à l’économie.”

La Chine est en passe de devenir la plus grande économie du monde. Le pays est très résilient. En outre, c’est la première région à avoir digéré économiquement la crise sanitaire. “Nous ne parlons plus d’un pays en voie de développement quand nous évoquons la Chine”, souligne Stephan Desplancke. “Les investisseurs ne peuvent plus se permettre de laisser la Chine de côté.”

Obligations 

Les fonds et trackers obligataires chinois comptent parmi les catégories d’actifs qui ont accueilli le plus de capitaux frais cette année. Les investisseurs institutionnels, en particulier, achètent chinois. “Les obligations d’entreprises chinoises de qualité affichent un rendement net de 4,8%”, reprend le spécialiste. “C’est sans comparaison avec les titres allemands et américains équivalents. Pourtant, le risque n’est pas plus élevé. On obtient donc un rapport risque/rendement nettement plus intéressant.”

Par ailleurs, les obligations chinoises ne présentent pas une forte corrélation avec les marchés obligataires occidentaux. Elles assurent donc une diversification précieuse et peuvent servir de pare-chocs en cas de turbulences sur les marchés obligataires occidentaux. “Le marché obligataire intérieur chinois est le deuxième plus grand au monde : il pèse environ 17.000 milliards de dollars”, rappelle Stephan Desplancke. “Pourtant, la part des obligations chinoises dans le Bloomberg Barclays Aggregate Bond Index, la référence mondiale, est encore très faible : 6%. Comme de tels indices veulent refléter l’univers obligataire, la part des obligations chinoises va nécessairement s’y accroître. Les ETF et les trackers qui suivent de près ces indices devront donc acheter. Ce qui entraînera des hausses de cours.” En d’autres termes, c’est un excellent moment pour investir dans des fonds obligataires chinois.

Actions

“Pour ce qui concerne les actions chinoises, nous adoptons une position neutre à court terme”, reconnaît Stephan Desplancke. “Elles subissent toujours les effets des nouvelles réglementations. Mais nous restons positifs à plus long terme.”

L’expert entrevoit une autre tendance : les autorités et entreprises chinoises s’ouvrent peu à peu à des investisseurs institutionnels comme BlackRock. “Auparavant, il existait une distinction entre les actions qui pouvaient être achetées par les étrangers et les actions réservées au marché intérieur, les actions A. Cette frontière est en train de s’estomper. Les Bourses de Shanghai et de Shenzhen, avec de très gros marchés d’actions, sont également sous-représentées dans les indices. Elles recèlent encore énormément de potentiel.”

“Une analyse des portefeuilles de nos clients européens nous a révélé que l’allocation moyenne en actions chinoises ne dépassait pas 0,3%. Pour les obligations, c’est même 0,05%. Dans ces conditions, c’est un euphémisme d’affirmer que les investisseurs européens sont sous-exposés à la Chine.”

Comment en tenir compte dans votre portefeuille ? Autrefois, les investisseurs pouvaient investir indirectement en Chine via des fonds ou des trackers largement investis dans les pays émergents. Aujourd’hui, la Chine constitue de plus en plus une catégorie distincte, surtout sur le plan stratégique à long terme. “Si vous désirez que votre portefeuille reflète l’état du monde, vous devez tenir compte du fait qu’il existe actuellement deux puissances mondiales polarisées, les États-Unis et la Chine, avec des différences idéologiques et des visions divergentes de la durabilité et de la technologie. Les investisseurs ne peuvent plus se permettre de n’investir que dans une seule puissance mondiale.”

Podcast | Investir dans le progrès

Les experts de BlackRock prennent la parole dans cette toute nouvelle série de podcasts. À écouter sur SpotifyApple et Google

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