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"En politique comme en économie, il faut distinguer les vaguelettes des courants de fond"

©Getty Images/EyeEm

Tensions sino-américaines, élections, politiques de relance pour la sortie de crise sanitaire, restrictions sur les exportations et les investissements sensibles… Autant d’éléments de l’actualité qui affectent l’activité des entreprises. “Les anticiper permet d’ajuster les investissements à temps et de préserver la croissance des portefeuilles sur le long terme”, estime Michael Thawley chez Capital Group.

Grâce à sa longue carrière de diplomate et de haut fonctionnaire au cœur des gouvernements de plusieurs États, Michael Thawley a acquis une hauteur de vue précieuse dans ses fonctions actuelles. Aujourd’hui économiste politique chez Capital Group, il fait bénéficier analystes et gérants de portefeuille de son expertise de la politique et des relations internationales et de leur influence sur l’économie et les entreprises.

“Mon rôle est d’anticiper les tendances à cinq ou dix ans, d’identifier les dynamiques à l’œuvre et l’impact qu’elles auront sur les sociétés dont nous détenons des titres”, confie-t-il. “J’analyse également les effets possibles, à court terme, de décisions et actions gouvernementales, par exemple dans le cas de litiges à l’OMC ou de prises de contrôle d’une entreprise stratégique par un acteur étranger.”

Avant les dernières élections américaines, l’ancien ambassadeur d’Australie à Washington avait ainsi prévenu ses collègues : la vague démocrate annoncée par les médias n’aurait sans doute pas lieu, le soutien à Donald Trump restant fort chez une partie importante de la population. “Nous nous sommes appuyés sur nos propres sondages pour le confirmer. Cela nous a permis d’anticiper une administration Biden qui n’a pas entièrement les mains libres pour lancer toutes les réformes qu’elle envisageait avant l’élection.”

Volonté de contrôle de la Chine

De même, Michael Thawley a discerné très tôt à quel point le président chinois se différenciait de ses prédécesseurs, avec une volonté forte de renforcer la place de la Chine à l’échelle globale, à tous les niveaux. Et une entrée en concurrence quasi inévitable avec les États-Unis.

“Nous l’avons vu avec les restrictions sur les investissements et les technologies dites ‘sensibles’. En percevant rapidement cette tendance, nous avons pu mener des dialogues approfondis avec les entreprises concernées afin de mesurer leurs attentes et d’évaluer leur stratégie. De même, l’exemple des tensions sino-japonaises sur les terres rares est instructif. Les entreprises doivent savoir faire face à des ruptures des chaînes d’approvisionnement. Pour nous, pas question d’arrêter d’investir dans la technologie, mais il s’agit de maîtriser le risque au maximum.”

“Mon rôle est d’anticiper les tendances à cinq ou dix ans, d’identifier les dynamiques à l’œuvre et l’impact qu’elles auront sur les sociétés dont nous détenons des titres.”
Michael Thawley
Economiste politique chez Capital Group

“Les investisseurs européens et américains se sont montrés très enthousiastes vis-à-vis des marchés chinois”, reprend l’expert. "Nous sommes bien conscients que des tensions fortes pourraient réapparaître, d’autant que la Chine tient à garder un contrôle serré sur ses places et sur sa monnaie.”

L’ancien haut fonctionnaire compare son travail à celui d’un capitaine de navire expérimenté, capable de distinguer les courants de fond des vaguelettes que le vent crée à la surface de l’eau. “Par exemple, le Green Deal européen et l’activisme de la BCE masquent le problème fondamental de l’Union Eurpéenne : le différentiel de croissance entre un bloc germano-nordique dynamique et un bloc méditerranéen à la traîne. Les mesures de relance ne le régleront pas. Il faudrait envisager une structure fédérale, comme en Australie, au Canada, etc.”

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