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Le "capital humain", trésor sous-estimé des entreprises

L’économie de l’innovation repose essentiellement sur la qualité du capital humain. Encore souvent négligé, ce moteur essentiel de la création de valeur est appelé à tenir une place importante au sein des cadres d’investissement environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

“Dans l’économie de la recherche, le capital humain est l’une des clés de la compétitivité des entreprises”, affirme Emma Doner, analyste ESG chez Capital Group. “Pour rappel, le terme ‘capital humain’ désigne les compétences, les connaissances et l’expérience d’un individu ou d’une population, et s’exprime sous forme de valeur ou de coût pour une organisation ou un pays.”

“Dans une économie de l’innovation, le capital humain est l’une des clés de la compétitivité des entreprises.”
Emma Doner
analyste ESG chez Capital Group

Matt Lanstone, directeur de la division mondiale de recherche et investissements ESG de Capital Group, poursuit: “Une bonne gestion du capital humain peut stimuler nettement les résultats financiers. Car elle permet d’attirer, de former et de fidéliser des personnes compétentes, de développer une culture inclusive et des relations internes positives.”

Les entreprises sont encore trop discrètes sur ce facteur décisif, jugent les deux experts. Elles publient peu d’informations sur le sujet, avec des disparités régionales et sectorielles considérables, ce qui peut mener le marché à sous-évaluer cette ressource. “Sans ces données, il est en effet plus difficile de saisir la pleine mesure d’éléments comme le salaire minimum, le salaire médian, la productivité, et de déterminer les conséquences de pressions salariales à la hausse ou d’une concurrence accrue pour attirer les talents”, détaille Matt Lanstone. “Les entreprises gagneraient aussi à se montrer transparentes pour d’autres facteurs significatifs, tels que la diversité, la rotation du personnel et les investissements dans des programmes de formation et de compétences.”

Cinq indicateurs indispensables

“En termes quantitatifs, les organisations ont intérêt à recourir à cinq indicateurs essentiels, les plus utiles pour les investisseurs et les plus adaptés à un reporting homogène entre secteurs et pays”, complète Emma Doner. “Il s’agit du coût total de la main-d’œuvre, du turnover des salariés, des données démographiques (notamment les marqueurs de diversité), des compétences et des formations dispensées, et enfin des données de culture et d’engagement – essentiellement des sondages évaluant l’état d’esprit des salariés par rapport au travail et à l’entreprise.”

La société d’investissement a identifié trois tendances de long terme qui soulignent la nécessité de mesurer et de valoriser précisément le capital humain. “D’abord, les inégalités persistantes et écarts de rémunération pourraient renforcer le militantisme salarié et les débrayages”, prévient Matt Lanstone. “Ensuite, les préférences de travail évoluent, les employés demandent du sens et considèrent les facteurs de qualité de vie et de protection sociale en plus du salaire. Enfin, l’économie a besoin de plus d’innovation et la guerre des talents fait rage dans des domaines comme le cloud computing.”

L’ESSENTIEL

  • Le capital humain, essentiel à la croissance et à l’innovation, est souvent mal évalué et mal valorisé par les entreprises
  • Le suivi de certains indicateurs est indispensable pour asseoir une politique de croissance du capital humain
  • Les investisseurs valorisent les entreprises qui publient régulièrement de tels indicateurs car elles sont mieux placées pour faire face aux défis d’aujourd’hui et de demain

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