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Repenser le rapport entre “valeur” et “croissance”

Nisha Thakrar, Client Solutions Specialist au sein de Capital Group

La rotation des cycles entre placements dits de “croissance” et investissements dits de “valeur” a longtemps orienté la composition des portefeuilles. Alors que l’économie connaît des changements majeurs, le temps est peut-être venu de remettre en question ces approches traditionnelles.

Quand vient le moment de composer un portefeuille d’investissement en actions, deux stratégies principales s’opposent traditionnellement. “D’une part, l'investissement orienté sur la valeur (ou ‘value investing’) se concentre sur les actions apparaissant comme ‘bon marché’ au regard des fondamentaux, et recelant dès lors des possibilités de bénéfices futurs”, détaille Nisha Thakrar, Client Solutions Specialist au sein de Capital Group. “D’autre part, l’investissement axé sur la croissance (ou ‘growth investing’) privilégie des actions qui, malgré un prix parfois élevé, laissent entrevoir des perspectives de croissance supérieures au consensus de marché.”

La fin d’un cycle?

Depuis plusieurs décennies, l’histoire semble indiquer que ces styles s’inscrivent dans une dualité cyclique et suscitent l’intérêt constant d’investisseurs opérant des rotations de stratégie, en quête du meilleur rendement. “Dans une économie changeante, on peut toutefois douter de la persistance de cette relation duale à long terme”, commente Nisha Thakrar. “Si bien que les investisseurs doivent se demander s’il n’y a pas lieu de réévaluer la manière dont ils peuvent, à l’avenir, tirer parti des investissements ‘valeur’ et ‘croissance’.”

Les investisseurs devraient plutôt considérer l'ensemble de l'univers pour sélectionner les actions qui répondent à leurs objectifs d'appréciation du capital et de revenu.
Nisha Thakrar
Client Solutions Specialist au sein de Capital Group

Selon l’experte de Capital Group, qui s’est penchée sur les résultats engrangés tout au long de la dernière décennie, le modèle “valeur-croissance” s’avère en effet plus difficile à appréhender et donc plus risqué à appliquer.

Changements aux fondements de l’économie

À ses yeux, quatre changements majeurs permettent d’expliquer la faiblesse de la croissance des bénéfices liée à l’application des modèles traditionnels. “Tout d’abord, les industries réputées comme étant des valeurs sûres, telles que les banques et les acteurs de l’énergie, ont connu un déclin séculaire”, éclaire Nisha Thakrar. “Ces acteurs qui parvenaient à garantir de solides performances malgré des périodes de turbulences sont dorénavant confrontés à des défis inédits.”

Nisha Thakrar, Client Solutions Specialist au sein de Capital Group

Ensuite, “c’est aujourd’hui la digitalisation, dans un contexte de quatrième révolution industrielle, qui détermine les gagnants et les perdants”. La composition de l’industrie s’est resserrée, par ailleurs, rendant l’exercice de diversification des portefeuilles plus complexe, quelle que soit l’approche privilégiée. Enfin, au vu de la croissance des actifs immatériels en lien avec le développement de l’économie de la connaissance, il devient de plus en plus compliqué de déterminer la valeur intrinsèque des actifs.

“Pour les investisseurs attachés à l’une des deux approches traditionnelles, c’est leur capacité fondamentale à comprendre la valeur intrinsèque d'une entreprise qui est remise en question, et ce, quel que soit l’actif”, prévient Nisha Thakrar.

Tenir compte des nouvelles forces en présence

À tel point que l’on peut se demander si la séparation des deux styles se justifie autant que par le passé. Certes, au cœur du siècle dernier, les actions “valeurs” se sont fortement redressées après des périodes de faibles rendements. Mais on peut douter qu’elles connaissent la même résurgence, désormais. Par conséquent, il devient difficile pour les investisseurs de chronométrer ou de baliser les rotations de style entre “croissance” et “valeur”.

“Les investisseurs devraient plutôt considérer l'ensemble de l'univers pour sélectionner les actions qui répondent à leurs objectifs d'appréciation du capital et de revenu”, conclut Nisha Thakrar. “Dans cette perspective, il est plus important que jamais de se tourner vers des conseillers et des gestionnaires de fonds capables de se concentrer sur la recherche fondamentale, en tenant compte de nouvelles forces telles que la numérisation, les actifs intangibles ou immatériels et le resserrement de la composition sectorielle.”

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