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Stress hydrique: une vraie menace pour les finances des entreprises

Quand on parle de sécheresse et de pénurie d’eau, on pense souvent et en premier lieu à l’agriculture. Pourtant, un grand nombre d’entreprises sont concernées, relève Emma Donner de Capital Group. L’experte fournit une grille d’analyse pour ces risques à la fois mondiaux et locaux et les pistes pour y faire face.

“Les investisseurs doivent tenir compte des risques liés au dérèglement climatique”, prévient Emma Donner, analyste et gestionnaire de portefeuille ESG chez Capital Group. “Ceux-ci sont de deux ordres: un risque de transition, c’est-à-dire le coût associé au passage à une économie sobre en carbone, et un risque physique, à savoir le coût découlant de la multiplication des sécheresses, des inondations, des événements météorologiques extrêmes et de l’élévation du niveau de la mer. Le stress hydrique est l’un des risques les plus importants au sein de cette deuxième famille.”

En effet, sécheresse et pénurie d’eau ont démontré leur capacité à réduire voire interrompre rapidement toute production, à provoquer l’annulation de projets et, in fine, à amputer l’activité industrielle. Dans les filières les plus “aquavores”, la manière dont les entreprises administrent leurs réserves d’eau peut s’avérer déterminante pour leurs résultats à moyen et long termes.

“Dans le secteur des semi-conducteurs, grand consommateur d’eau, certaines sociétés parviennent à recycler plus de 90% de l’eau utilisée”, illustre l’experte. “Dans l’État de l’Arizona, où la sécheresse s’aggrave, l’usine Intel s’est équipée d’une station de retraitement des eaux. Elle recycle ainsi 80 à 90% des 63 millions de mètres cubes consommés annuellement, l’équivalent de la ville de Phoenix, qui héberge 1,6 million d’habitants.”

"Les investisseurs doivent tenir compte des risques liés au dérèglement climatique'
Emma Donner
Analyste et gestionnaire de portefeuille ESG chez Capital Group

D’autres secteurs risquent de connaître de grandes difficultés pour s’adapter au stress hydrique. Si les sociétés de services aux collectivités utilisent 25 fois plus d’eau que les autres entreprises de l’univers d’investissement de Capital Group, elles n’ont pas la possibilité de développer leurs programmes de recyclage pour atténuer les risques auxquels elles sont confrontées. En effet, leurs besoins découlent de leur activité de production d’hydroélectricité et de refroidissement des centrales thermiques et nucléaires. Dans les deux cas, on imagine mal comment réduire de façon significative l’usage d’eau.

“Parmi les secteurs les plus exposés figurent en outre l’énergie, la chimie, l’agroalimentaire, l’hôtellerie, les emballages et les matériaux de construction”, énumère Emma Donner. “Dans la plupart des cas, les entreprises peuvent diminuer ou même éliminer le risque de stress hydrique en sélectionnant des sites de production plus sûrs, en misant sur le recyclage et sur les alternatives locales pour la production d’eau potable.”

“Notre processus de recherche fondamentale s’appuie sur six facteurs donnant un score évaluant l’impact potentiel sur la croissance afin d’optimiser les gains à long terme pour les investisseurs”, conclut l’experte. “Dans tous les cas, l’accès à l’eau potable pourrait devenir un enjeu croissant dans certaines régions du monde ces prochaines décennies, si l’on en croit les rapports successifs du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Le risque de pénurie d’eau varie grandement d’une région à l’autre et doit donc être  pris en compte, analysé et géré localement.”

L’ESSENTIEL

- Le stress hydrique – sécheresse, pénurie d’eau – menace la production de nombreuses entreprises

- Certains secteurs (énergie, agroalimentaire, semi-conducteurs, etc.) et régions étant plus concernés que d’autres, il faut évaluer précisément (et localement) le risque

- Il existe des moyens de minimiser l’impact du stress hydrique pour préserver la productivité de la société

Pour découvrir d’autres analyses des experts de Capital Group, cliquez ici.

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