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Perspectives d'inflation et taux bas: reste-t-il une place pour les produits de taux?

Patrick Dallemagne, Directeur de la Ligne Financière chez CBC

L’investisseur souhaitant limiter fortement le risque se trouve actuellement assez dépourvu. Les taux durablement bas lui compliquaient déjà la tâche et voici qu’on annonce un redémarrage probable de l’inflation, tirée par la reprise… Le casse-tête n’est pas pour autant insoluble, assure Patrick Dallemagne chez CBC.

“Les obligations d’État ne rapportent quasiment plus rien et celles des entreprises bien notées ne font guère mieux”, observe Patrick Dallemagne, Directeur de la Ligne Financière chez CBC. “On peut recourir à des produits donnant un meilleur rendement mais ils sont forcément assortis d’un risque accru . Je pense notamment à des diversifications en devises ou vers les pays émergents. En revanche, il existe des Sicav (" société d’investissement à capital variable ") obligataires liées à l’inflation, sur lesquelles il faut miser au bon moment, c’est-à-dire quand des anticipations de hausse des prix apparaissent. Autrement dit, maintenant! Et avant que l’inflation soit réellement repartie.”

“La plupart des sicav sont proposées sous la forme de parts de capitalisation ou de distribution. L’investisseur choisit l’une ou l’autre en fonction de son horizon de placement et de son besoin de revenu.”
Patrick Dallemagne
Directeur de la Ligne Financière chez CBC

On peut citer aussi les trackers obligataires cotés et les Sicav d’obligations convertibles (" convertible bond "), qui se rapprochent du monde des actions: “Leur coupon sera souvent bas, voire nul, mais à l’échéance et en fonction du cours, l’investisseur pourra choisir de convertir l’obligation en action au lieu de toucher son remboursement obligataire.” Comme dans la plupart des cas d’investissement obligataire, passer par un véhicule constitue le meilleur moyen de s’assurer une bonne diversification.

Les trois avantages des Sicav

Quel est l’intérêt de passer par une Sicav? “Il est de trois ordres”, reprend Patrick Dallemagne. “D’abord, contrairement aux fonds communs de placement, la Sicav dispose d’une personnalité juridique propre, distincte de la banque.” En jargon financier, on dit aussi que la sicav est “hors-bilan”. “Cela signifie qu’en cas de faillite de la banque, la Sicav peut être reprise ou liquidée en remboursant ses détenteurs.

Ensuite, les sicav, avec 100 à 200 ‘lignes’ – une ligne est une obligation donnée à une échéance donnée – proposent un niveau de diversification très difficile à atteindre pour un particulier, tant en termes d’émetteurs que d’échéances. Cette large diversification sur différentes durées résiduelles permet d’affiner aisément la duration du portefeuille. Enfin, la sicav est soumise à une fiscalité spécifique, en fonction de son type.”

La plupart des sicav sont proposées sous la forme de parts de capitalisation ou de distribution. “Les Sicav de capitalisation, si elles comportent au moins 10% d’obligations (25% pour les parts acquises avant le 1er janvier 2018), sont soumises au paiement d’un impôt sur une partie de la plus-value (taxe belge sur l’épargne ou " TBE "), déterminée grâce au calcul du TIS (" Taxable Income per Share ") . Par ailleurs, les fonds de capitalisation sont soumis, au moment de la vente , à une taxe sur les opérations de bourse de 1,32% sur la totalité du montant. Les Sicav de distribution donnent – quant à elles- un coupon, généralement annuel, soumis à un précompte de 30% mais donnent lieu à un prélèvement de la taxe sur les opérations de bourse plus faible (0,12%) ou nul selon qu’il y ait ou non rachat, liquidation ou achat sur le marché secondaire.

Il en découle que, si vous voulez investir à long terme, mieux vaut choisir la capitalisation, car vos coupons seront réinvestis au fur et à mesure de leur paiement. En revanche, si vous avez besoin de revenus, ou que votre horizon n’excède pas un à quatre ans, optez pour la distribution.”

Un dernier conseil d’expert? “Vu la situation, il est préférable de souscrire des parts de fonds mixtes, car les sociétés cotées profiteront de la reprise. Même si les valorisations sont élevées, les anticipations restent positives. C’est le meilleur moyen d’obtenir un peu de rendement sans excès de risque.”

Cet article ne peut être interprété comme un conseil en investissement. Les solutions proposées dans cet article ne sont pas nécessairement compatibles avec votre profil d’investisseur. Votre Private Banker se tient à votre disposition pour vous faire des propositions d’investissement personnalisées et adaptées à votre profil d’investisseur.

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