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Le vélo au service des objectifs climatiques européens, avec NextGenerationEU

©Shutterstock

Grâce aux fonds européens, plus de 1 500 kilomètres de pistes cyclables sont en cours de construction ou de rénovation en Belgique. En la matière, la Flandre est en tête de peloton.

La mobilité durable est généralement associée aux voitures électriques, au développement d'un réseau de bornes de recharge électrique ou à la réduction du trafic routier de marchandises. Cela dit, dans une stratégie de mobilité durable, le vélo a un rôle-clé. “Si davantage de personnes circulent à vélo, la qualité de vie dans les villes et communes s'en verra directement améliorée”, confirme Nathalie Debast, porte-parole de l'Association des villes et communes flamandes (VVSG). “Le vélo réduit les émissions de CO2 et d'autres substances nocives, diminue la pollution sonore et renforce la sécurité routière. Même le commerce local en profite, car l'usage du vélo bénéficie aux achats locaux.”

Avec l'arrivée des vélos électriques, davantage de personnes empruntent les pistes cyclables, notamment pour se rendre au travail. En Belgique, 16% de tous les déplacements sont effectués à vélo. En tant que deuxième région cycliste d'Europe, la Flandre y contribue de manière significative. Le premier pays cycliste reste les Pays-Bas, où plus d'un quart des déplacements se font à vélo, si l’on en croit l’étude réalisée par Fietsberaad Vlaanderen, un centre de connaissances soutenu par le gouvernement flamand et la VVSG. “De plus en plus de gens privilégient le vélo comme moyen de transport”, souligne Nathalie Debast. “D'où l'importance d'investir dans les infrastructures cyclables. Il faut construire de nouvelles infrastructures pour faire face au nombre croissant de cyclistes, sans oublier d’entretenir les infrastructures existantes.”

“L'infrastructure cyclable comprend l'introduction de plans de circulation, de rues résidentielles et de zones à faible trafic.”
Nathalie Debast
Porte-parole de l’Association flamande des villes et communes (VVSG)

Investir dans l'infrastructure cycliste ne se limite toutefois pas à la (re)construction de pistes cyclables. “Bien sûr, il y a un grand besoin de pistes cyclables sûres. Mais il faut également déployer des réseaux entiers de pistes cyclables, des ponts et des tunnels pour vélos, installer des abris pour vélos à l'épreuve du vol et définir des plans de circulation, des rues résidentielles et des zones à faible trafic dans les villes et les villages.” Dans le même temps, une bonne culture du vélo exige que les besoins des cyclistes soient pris en compte dans l'aménagement du territoire, en prévoyant par exemple suffisamment d'aménagements cyclables près des hôpitaux, des arrêts de bus et des magasins.

Culture cycliste

L'amélioration de l'infrastructure cyclable est l'un des fers de lance du plan de relance belge. Grâce au plan de relance européen (NextGenerationEU) mis en place pour renforcer l'économie et la société au lendemain de la crise sanitaire ; 4,5 milliards d'euros alimentent le fonds de relance belge. De ce montant, notre pays prélèvera jusqu'à 1,3 milliard d'euros pour des projets de mobilité, dont les infrastructures cyclables constituent une part non négligeable.

La Flandre investira ainsi 345 millions d'euros dans 139 km de nouvelles pistes cyclables et la rénovation de 1 351 km de pistes existantes. L'objectif principal est d’augmenter la part des déplacements durables à 40% en Flandre, voire à 50% à Anvers, Gand et dans la périphérie flamande de Bruxelles. La Wallonie, quant à elle, consacrera près de 14 millions d'euros à la promotion de la culture du vélo, entre autres par la construction d'une autoroute cyclable dans le Brabant wallon en direction de Bruxelles. Dès 2024, les premiers cyclistes devraient pouvoir emprunter ces corridors cyclables. Quelque 34 millions d'euros iront enfin à la Région de Bruxelles-Capitale, qui les utilisera pour créer au moins 7 000 places de stationnement pour vélos et 21,6 km de pistes cyclables, dont 6,6 km à proximité des lignes de train, ainsi que pour améliorer 5 km de pistes cyclables existantes.

“Nous constatons que les villes et communes elles-mêmes investissent beaucoup dans le vélo, même si la pression financière qui pèse sur elles est élevée.”
Nathalie Debast, VVSG

Restrictions budgétaires
Les fonds européens sont également importants pour les villes et les communes. “Le vélo a de nombreux effets positifs sur la mobilité comme sur le climat ; c'est pourquoi il est fondamental que l'Union européenne dégage des ressources financières pour en doper son usage”, conclut Nathalie Debast. “Dans le même temps, nous constatons que les villes et communes elles-mêmes investissent beaucoup dans le vélo, même si la pression financière qui pèse sur elles est élevée et s’accroît encore en raison de la hausse des prix de l'énergie.”

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