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Anesthésie en mode “réalité virtuelle”

Mario Huyghe, CEO d’Oncomfort

Une anesthésie numérique via la réalité virtuelle: cette technologie étonnante a valu à la start-up Oncomfort le prix du “Most Disruptive Innovator” au classement Deloitte’s Technology Fast 50. “On observe une tendance nette à réduire l’usage de médicaments”, note son CEO.

Parmi les candidats sélectionnés dans la catégorie Rising Star – des start-up prometteuses du secteur technologique belge –, c’est Oncomfort qui, selon le Rising Star jury de Deloitte’s Technology Fast 50, a mis au point le produit le plus révolutionnaire: le Sedakit, une application de réalité virtuelle (RV) qui réduit voire élimine la douleur et l’anxiété lors des interventions médicales.

“C’est très novateur”, assure Mario Huyghe, CEO d’Oncomfort. “Nous amenons les patients dans un état de conscience modifiée en intégrant des applications cliniques dans la réalité virtuelle.”

Les patients regardent une vidéo en 3D qui les déconnecte totalement de leur environnement. Ils se retrouvent par exemple sous l’eau, se promènent dans la forêt, flottent parmi les nuages… “Ils visionnent un film mis au point par des experts: neurologues, anesthésistes et thérapeutes cliniciens.”

Multilingue

À l’heure actuelle, le Sedakit est utilisé dans quelque 70 hôpitaux de Belgique et dans une trentaine d’établissements hospitaliers en France. Les premiers kits ont été livrés en Allemagne, en Suisse et en Corée. “Nous nous développons à l’international, y compris aux États-Unis et au Canada”, ajoute Mario Huyghe. “Et ce, dans tous les services: pédiatrie, urgences, chirurgie, radiothérapie, etc. La pandémie a légèrement freiné notre développement. Les hôpitaux avaient d’autres chats à fouetter. Mais nous constatons que la croissance reprend peu à peu.”

Les patients regardent un film mis au point par des experts: neurologues, anesthésistes et thérapeutes cliniciens.

Mario Huyghe
CEO d’Oncomfort

Pour Oncomfort, il est important que son produit soit disponible dans plusieurs langues. “Le Sedakit est actuellement proposé en 13 langues. Cette stratégie s’explique par notre expansion internationale, bien sûr, mais aussi par notre souci de rendre le produit accessible à tous les patients. Un hôpital à Louvain peut ainsi parfaitement traiter un patient italien dans sa langue maternelle.”

Anesthésie locale

Ces 18 derniers mois, près de 80.000 interventions médicales ont été effectuées en Belgique à l’aide du Sedakit. Il s’agit de petites interventions comme le placement d’un cathéter ou des ponctions, ou encore d’opérations de l’épaule ou du genou.

“Le kit intervient également dans le traitement de patients atteints de maladies chroniques comme le cancer et devant subir des interventions douloureuses, et lors des accouchements”, illustre Mario Huyghe. “Le concept est partout le même: en réduisant la douleur, on réduit le besoin de médicaments. Un patient qui doit normalement subir une anesthésie générale peut, grâce à notre application de RV, être opéré sous une simple anesthésie locale.”

Moins de médicaments

Le kit a bien entendu ses limites. “Nous ne savons pas encore avec précision où cette limite se situe, mais nous faisons en sorte que l’utilisation de notre kit soit toujours sûre et efficace. Nous excluons certains patients, comme les personnes bipolaires et les enfants de moins de six ans. Et nous évitons les interventions à haut risque hémorragique, telles que les transplantations d’organe et les opérations à cœur ouvert.”

Les patients regardent une vidéo en 3D qui les déconnecte totalement de leur environnement. Ils se retrouvent par exemple sous l’eau, se promènent dans la forêt, flottent parmi les nuages. ©Doc

Pour Mario Huyghe, la tendance à réduire l’usage des médicaments est évidente. “Le secteur des soins de santé recherche des techniques plus confortables pour les patients et les soignants. Si l’usage de médicaments reste la norme, il faut tenir compte des effets secondaires. Après une opération, 30 à 40% des effets indésirables sont provoqués par les médicaments.”

Approche scientifique

Ce qui distingue Oncomfort de ses concurrents est son approche scientifique. “Nos concurrents européens adoptent une approche par essais et erreurs, alors que nous sommes convaincus que l’approche evidence-based (basée sur les preuves scientifiques, NDLR) est la meilleure pour faire de notre produit un standard dans le secteur des soins de santé. Cela nécessite bien entendu des recherches scientifiques et des études cliniques, et c’est ce sur quoi nous nous sommes concentrés au cours des deux premières années. Nous disposons aujourd’hui de tout un portefeuille de preuves scientifiques.”

“Je suis convaincu que, dans les années à venir, la façon de traiter les patients connaîtra une disruption”, conclut Mario Huyghe. “Ces 10 dernières années, nous pensions presque exclusivement en termes de médicaments. Désormais, nous nous tournons vers d’autres méthodes offrant de meilleurs résultats pour les patients.”

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