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La start-up myNEO développe des vaccins personnalisés contre le cancer

Bert Coessens et Cedric Bogaert, COO et CEO de myNEO

La plateforme d'analyse de données de myNEO ouvre la voie à des traitements personnalisés contre le cancer et à des vaccins qui activent de manière très sélective le système immunitaire. Les résultats cliniques sont prometteurs. “Les géants pharmaceutiques internationaux frappent à notre porte”, déclare son CEO, Cedric Bogaert.

La technologie de myNEO permet de lutter contre le cancer par le biais de l'immunothérapie. Pour ce faire, l'entreprise recourt à une plateforme d'analyse de données exclusive. Sur la base de données biologiques et moléculaires et de l'ADN du patient, myNEO crée en un jour le jumeau numérique d'une tumeur, incluant les protéines correspondantes qui ne se trouvent que sur les cellules tumorales.

À partir de ces informations, un vaccin est conçu. Ce vaccin amène le système immunitaire du patient à détecter et attaquer uniquement les cellules cancéreuses d'une tumeur; les cellules saines ne sont pas touchées. “Ces vaccins apprennent à l'organisme à reconnaître et combattre les molécules spécifiques des tumeurs”, résume Cedric Bogaert, CEO et cofondateur de myNEO.

Une thérapie par patient

Par rapport aux traitements traditionnels du cancer tels que la chimiothérapie, la radiothérapie et l'ablation chirurgicale des tumeurs, l'immunothérapie est relativement nouvelle. La forme la plus courante se concentre sur un seul anticorps qui active le système immunitaire des patients. myNEO étudie et examine la tumeur de chaque patient de si près qu'il comprend et peut identifier les raisons pour lesquelles la thérapie échoue chez certains d’entre eux. En outre, myNEO se distingue par ses analyses qui facilitent la mise au point d'une thérapie personnalisée.

Aujourd'hui, myNEO se concentre principalement sur le volet de l’analyse des données. Pour le développement de thérapies, elle collabore avec plusieurs acteurs majeurs du secteur pharmaceutique. Certains ont déjà approché myNEO parce qu'ils croient au potentiel de la plateforme d'analyse de données de l'entreprise.

Dans la mesure où nous travaillons avec différents partenaires, nous apprenons beaucoup en peu de temps et nous nous forgeons une avance stratégique sur le marché.

Cedric Bogaert
CEO et cofondateur de myNEO

“Dans la mesure où nous travaillons avec différents partenaires, nous apprenons beaucoup en peu de temps”, souligne Cedric Bogaert. “Cette accumulation de connaissances et d'expertise nous offre la possibilité de nous démarquer dans notre domaine.”

Résultats et reconnaissance

La technologie de myNEO est utilisée dans le cadre d'essais cliniques et chez des patients pour lesquels les autres formes de traitement ne donnent pas les résultats escomptés. Bien que les résultats soient positifs, “il est trop tôt pour en tirer des conclusions statistiques”, prévient Cedric Bogaert. “Pour cela, il faudra attendre quelques années encore.”

La technologie unique développée par myNEO a convaincu le jury du Technology Fast 50 de Deloitte de décerner à la start-up le prix du Most Disruptive Innovator.

“C'est une belle reconnaissance du travail accompli. Les réactions du secteur allaient dans ce sens mais à présent, des experts extérieurs le confirment également, ce qui nous donne une crédibilité supplémentaire.”

Doubler les effectifs

Cedric Bogaert a fondé myNEO voici trois ans, après avoir étudié la bioingénierie à l'UGent. L'entreprise compte désormais 15 employés. Le conseil d'administration de myNEO se compose de six membres, dont plusieurs entrepreneurs renommés dans le domaine des biotechnologies, comme Mark Vaeck (fondateur et ex-CEO d'Ablynx), Wim Van Criekinge (Devgen) et Jan Van den Berghe (UGent).

“Notre comité consultatif scientifique comprend deux spécialistes du domaine des biotechnologies, dont John Castle, l'actuel Chief Data Science Officer de la société américaine Monte Rosa Therapeutics et dont le palmarès est impressionnant”, indique Cedric Bogaert. “Une autre preuve que les grands noms de l'industrie sont convaincus du potentiel de notre technologie.”

Dans les années à venir, myNEO veut se développer en termes de nombre de collaborations, de nombre de patients examinés chaque mois et de revenus qui en découlent. “Notre plateforme de données et son fonctionnement automatisé sont au point. Nous voulons produire nous-mêmes des vaccins à l'avenir. C'est dans ce but que nous allons recruter des collaborateurs supplémentaires. Nous avons l'ambition de doubler nos effectifs actuels.”

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