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IoT, data, IA, blockchain: des outils indispensables pour gérer le réseau de demain

©Elia

L'essor des renouvelables – énergies intermittentes et non pilotables – ainsi que l'électrification des usages vont nettement complexifier la gestion du réseau. Pour maintenir sa fiabilité, Elia met en œuvre des outils numériques très avancés. Une “technologisation” qui continuera de s'accentuer, prédisent Filip Carton, Head of National Control Center, et Loïc Tilman, Group Innovation Manager.

“Dans notre pays, l'éolien représente 3,5 GW et le photovoltaïque 3 GW, des capacités qui devraient doubler voire tripler d'ici à 2030”, entame Filip Carton. “Il faut aller vers une économie décarbonée, ce qui implique non seulement de s'adapter à ces énergies par essence volatiles, mais également à une électrification de la consommation dans les secteurs du transport – la voiture électrique – et du chauffage, avec notamment les pompes à chaleur. Cette tendance s'amplifiera de façon exponentielle.”

“Nous voulons cocréer le réseau énergétique de demain.”
Filip Carton
Head of National Control Center chez Elia

Le réseau, qui reliait autrefois quelques dizaines de centrales, sera amené à gérer des dizaines de milliers de sources de production réparties sur tout le territoire. La complexité imposée au réseau va donc augmenter et il faudra trouver de nouvelles sources de liquidité pour en assurer la gestion. “La technologie présente tout au long de la chaîne, de la production au consommateur final, permettra d'accompagner cette transition majeure”, reprend l'expert. “Car si la production s'adapte aujourd'hui à la consommation, il faudra, dans l'avenir, que cela soit le contraire.”

Le défi d'un réseau multicentrique et “démultiplié”

©Elia

“Il s'agit de trouver ce nouvel équilibre du réseau, d'optimiser les productions et les investissements, et de garantir des prix abordables même en l'absence de vent et d'ensoleillement”, complète Loïc Tilman. “Pour relever ce défi d'un réseau toujours plus complexe à équilibrer, nous avons besoin de nouvelles sources de flexibilité décentralisée telle que les voitures électriques, les pompes à chaleur… Celles-ci pourront être mise à disposition grâce à des technologies digitales comme l’internet des objets, à l'intelligence artificielle, à la blockchain.”

Les objets connectés activables, suivables à distance, alimenteront en données les algorithmes qui prévoiront la flexibilité du réseau quart d'heure par quart d'heure. L'entreprise analysera les comportements de consommation pour fixer des prix incitant les acteurs à participer au marché de la flexibilité. “Un tel système existe déjà, pour certains gros clients industriels capables d'adapter leur demande”, poursuit Loïc Tilman. “Il s'agit de le déployer, à terme, jusqu'au consommateur final, qui doit devenir le centre du dispositif, conformément au Clean Energy Package de l'UE. En ‘captant’ la liquidité des consommateurs, par exemple. Ou en recourant à la blockchain pour que chaque acteur jouisse d’un moyen de participer au marché de manière efficace, transparent et sécurisé. Le cadre réglementaire devra, en la matière, évoluer vers des systèmes de paiement plus complexes.”

L'entreprise encourage le développement d'un véritable écosystème ayant pour but de développer de nouveaux concepts. Cela a pris d'abord la forme de l’initiative " Internet of Energy ", ecosystem.ioenergy.eu, où l'ensemble des acteurs du marché, consommateurs finaux inclus, peut accéder à ses propres données, procéder à des tests et à des études de cas. “Nous voulons ainsi cocréer le modèle de demain, en atteignant un fonctionnement optimal du marché, plus efficace et plus flexible”, conclut Filip Carton.

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