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5 innovations à haut potentiel

©Dow Silicones

Certaines entreprises ne sont pas parvenues en finale de l’essenscia Innovation Award 2019. Mais leurs innovations présentent toutes un grand potentiel.

Projet ATOM

L’industrie pharmaceutique et la chimie fine parient sur les flux

Depuis 150 ans, les entreprises pharmaceutiques et de chimie fine produisent leurs composants dans le cadre d’un processus classique “lot par lot”. La chimie s’opère alors dans des cuves distinctes. La chimie de base, en revanche, tend à privilégier les systèmes continus, les divers flux étant pompés par différentes installations. “Cette approche offre de nombreux avantages”, observe Wim Dermaut, R&D Manager chez Agfa-Gevaert NV. “Les processus en flux sont plus contrôlables, plus efficaces, moins coûteux, plus durables et plus sûrs. Ceci dit, il est plus aisé de les développer pour une seule grande production que pour une production spécialisée en petites quantités.”

Le projet ATOM (industriAl plaTform for flOw cheMistry) change cependant la donne. “Avec ce projet, nous introduisons des processus en flux dans l’industrie pharmaceutique et la chimie fine”, précise Wim Dermaut. “Voici cinq ans, Agfa-Gevaert est parti à la recherche de partenaires partageant la même philosophie dans le secteur de la chimie et des sciences de la vie. Cette quête a débouché sur une collaboration avec 3M, Ajinomoto Bio-Pharma Services et Janssen Pharmaceutica. Le fait que nous ne soyons pas concurrents directs favo­rise l’innovation ouverte. En outre, nous pouvons compter sur les recherches de quatre groupes universitaires de la KU Leuven, de l’UGent et de l’UHasselt.”

Le projet, déployé par le pôle de pointe Catalisti et soutenu financièrement par l’Agence flamande pour l’innovation et l’entrepreneuriat (VLAIO), a déjà permis la mise en œuvre à l’échelle industrielle de plusieurs processus en flux avancé, ainsi que des investissements précieux dans les installations de divers partenaires.

©Dow Silicones

Dow Silicones

Un papier cuisson plus respectueux de la santé et de la nature

Le papier cuisson a beaucoup évolué au fil du temps, sa fabrication et sa composition gagnant en complexité. “Les technologies concurrentes basées sur des revêtements fluorés, notamment, sont de plus en plus controversées au regard des exigences environnementales et de santé humaine”, pointe Pierre Chevalier, R&D Principal Scientist chez Dow Silicones. “Nous avons récemment mis sur le marché des émulsions silicone innovantes, plus respectueuses des ressources naturelles et de la santé publique.”

Déposées en couche mince, ces solu­tions silicones réduisent en effet les quantités d’eau, d’énergie et de pulpe à papier exigées par la fabrication du papier cuisson. “Ces papiers cuisson siliconés apportent une facilité d’utilisation et un gain de temps pour le consommateur, et sont réutilisables plus de cinq fois par les professionnels.” Déjà commer­cialisée en Europe et à l’export, cette technologie pourrait devenir une alternative accessible aux pays émergents “tout en contribuant à la réduction des déchets alimentaires dans un monde à la population croissante”. 

©Kiomed

KiOmed Pharma

Quand les champignons de Paris soignent l’arthrose

100 millions de personnes dans le monde souffrent d’arthrose, dont 1 million en Belgique. Or, les produits injectables existants n’ont qu’un rapport bénéfice/risque limité et, dans plus de 30% des cas, les patients n’y répondent pas favorablement. Ces traitements prennent la forme d’injections de médicaments basés sur un polymère d’origine animale ou issu d’une fermentation bactérienne. Afin d’améliorer le rapport bénéfice/risque et d’augmenter le taux de réponse favo­rable des patients au traitement, KiOmed Pharma, une spin-out de KitoZyme, a développé une injection intra-articulaire innovante à base de KiOmedine, un polymère d’origine fongique – autrement dit, extrait des champignons.

“Le marché dépasse aujourd’hui 2 milliards d’euros”, indiquent de concert Houtaï Choumane, CEO, et François Blondel, président exécutif du conseil d’administration et fondateur de KiOmed Pharma. “Les produits concurrents sont tous issus d’une technologie vieille de plus de 40 ans et présentent de sé­rieuses limitations: efficacité modérée, multiples injections coûteuses et assez invasives… La taille du marché, combinée au besoin médical non adressé aujourd’hui, offre donc un potentiel très important à notre innovation.” La technologie se veut plus respec­tueuse de l’environnement. “Elle utilise une source fongique naturelle – les champignons de Paris – très répandue. En outre, nos processus de production sont moins polluants que ceux utilisés pour les produits d’origine animale.”

©Quality Assistance

Quality Assistance

Une méthode analytique innovante pour accélérer le développement des médicaments

Un dosage biaisé de la concentration en protéines peut avoir une incidence énorme sur la sécurité et l’efficacité d’un médicament, mais aussi retarder tout le processus de développement. En cas de problèmes à un stade

avancé, il faut revenir en arrière, avec la perte de temps et d’argent que cela implique. “C’est l’un des atouts majeurs de notre innovation: elle contribue à accélérer le développement de médicaments et, par conséquent, l’accès des patients à de nouvelles thérapies”, souligne Arnaud Delobel, directeur R&D de Quality Assistance.

Cette méthode autorise une mesure plus précise, rapide et efficace de la quantité de protéines dans un produit. “Près de la moitié des produits pharmaceutiques en cours de développement se basent sur les protéines thérapeutiques. Le marché est donc très large. Les principaux champs d’application de notre innovation sont l’oncologie et les maladies auto-immunes.” Si cette technique “hors des sentiers battus” a d’abord désarçonné certaines sociétés (bio)pharma, elles sont de plus en plus nombreuses à s’y intéresser, tout comme les autorités réglementaires, convaincues par les résultats des études de validation de cette méthode.

©Total

Total

Des pots de yaourt transformés en isolant thermique

Plus de 3 millions de tonnes de polystyrène sont produites chaque année en Europe. Le recyclage du polystyrène, utilisé dans de nombreux objets de la vie courante, était jusqu’à présent limité. Le projet développé par Total permet d’aller beaucoup plus loin. “Nous pourrons recycler le polystyrène de type post-consommateur – des pots de yaourt et des barquettes ayant

contenu du poisson, par exemple”, détaille Martine Slawinski, manager EcoDesign Polymer R&D chez Total. “C’est une révolution qui répond aussi à une demande pour plus de circularité.”

Lors du processus de recyclage, le polystyrène est nettoyé et rendu inodore. “Il est ensuite transformé en plaques de mousse de polystyrène expansé pour servir d’isolant thermique dans la construction. C’est un domaine très réglementé. Nous  répondons à des normes spécifiques.” Les essais industriels ont démontré la faisabilité d’intégrer durablement près de 20% de polystyrène recyclé post-consommation avec du polystyrène vierge. “Nous étudions déjà la possibilité d’étendre cette technologie. À terme, nous avons l’ambition de pouvoir traiter la poubelle tout venant.”

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