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Les grandes tendances dans l'univers des fonds: durables, passifs et numériques

©Marco Mertens

La durabilité domine l’agenda des investisseurs, l’investissement passif suscite un intérêt croissant et la gestion d’actifs est de plus en plus numérique: tels sont les thèmes qui dictent et orientent aujourd’hui le marché des fonds.

La durabilité est partout

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La durabilité est devenue un paramètre important tant du côté de l’o_ re que de la demande. Simultanément, la qualité méthodologique des valorisations ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) ne cesse de s’améliorer, observe Alex Zuiderwijk, Senior Portfolio Manager Sustainable Equity chez NN Investment Partners. “Sustainalytics, par exemple, tient désormais compte de l’exposition parallèlement au score de la politique ESG. Cette évolution est positive: elle permet de fonder davantage ses décisions sur la durabilité des modèles économiques. Ce qui rend la durabilité encore plus tangible.” Les green bonds offrent aux investisseurs l’avantage de financer exclusivement des projets écologiques, alors que le risque de crédit, comme dans les obligations classiques, reste lié à l’émetteur et non aux projets, détaille Anouk Slock, spécialiste SRI/ESG chez Degroof Petercam AM. Malgré une croissance soutenue ces dernières années, ces obligations vertes représentent moins de 1% du marché obligataire total.

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“En outre, l’univers des green bonds pâtit de caractéristiques divergentes et incertaines au regard du marché obligataire classique”, poursuit Ronald Van Steenweghen, Fixed Income Fund Manager chez DPAM. “C’est pourquoi nous choisissons également des obligations d’entreprises qui fournissent des produits et services innovants dans le recyclage et l’efficacité énergétique (climate enablers) notamment, ainsi que des entreprises et États qui déploient de sérieux efforts pour réduire leurs émissions (climate challengers).”

Investissement passif et ESG

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Depuis plusieurs années, les investisseurs réclament des produits d’investissement passif qui intègrent des aspects climatiques. “Nous gérons depuis 2008 des actifs associés à un indice pauvre en carbone”, avance Isabelle Bourcier chez BNP Paribas Asset Management. “Il faut savoir qu’un indice, à l’instar d’un fonds à gestion active, peut s’adapter à de nouveaux aspects de la durabilité et aux nouvelles données disponibles. Aujourd’hui, nous pouvons même élaborer des solutions sur mesure pour les investisseurs afi n d’intégrer des critères ESG spécifiques.” L’ESG n’est pas une tendance mais une transformation, juge François Millet, Head of Product Line Management - ETF & Indexing chez Lyxor ETF.

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“Les investisseurs sont de plus en plus désireux d’apporter une contribution positive au climat et à la société par leurs investissements. La réglementation les y encourage, au demeurant.” Pensez, entre autres, au plan d’action de la Commission européenne pour financer la croissance durable. L’investissement passif se trouve au cœur de la transformation ESG, conclut François Millet. “En raison de leurs frais de gestion moins élevés, de leur diversification et de leur transparence, les fonds à gestion passive sont souvent plus accessibles que les fonds à gestion active. Et les sources de données adéquates permettent d’atteindre les mêmes objectifs en matière d’investissement. Ils démocratisent l’ESG et ont ainsi un impact certain sur notre société.”

L’essor de la FinTech

“La numérisation n’est ni un défi ni un objectif mais un moyen d’accroître la rentabilité”, soulignait Marnix Arickx, président de la BEAMA, durant son allocution au FIF. Car les coûts restent le talon d’Achille de tout modèle de distribution de fonds. Lorsque des gestionnaires d’actifs accroissent leur rentabilité via des solutions numériques innovantes, les clients aussi en bénéficient. La numérisation va provoquer, dans les années à venir, un véritable séisme dans le secteur des fonds. Et ses ondes de choc se propageront tous azimuts, des robots-conseillers à l’automatisation des tâches en passant par la blockchain. La numérisation – ou l’absence de numérisation – pourrait entraîner la disparition de certains acteurs. Car il faut d’une part investir dans la numérisation, et d’autre part consacrer une attention suffisante aux liens personnels avec le client. Autrement dit, trouver un équilibre entre les deux… ou faire des choix. 

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