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"La durabilité au cœur du secteur cimentier"

©DOC

La réduction des émissions de CO2 est un défi crucial pour l’industrie cimentière. En tant qu’acteur majeur de ce secteur, HeidelbergCement cherche à réduire son empreinte écologique en investissant dans des innovations qui accroissent la durabilité. “Nous consacrons 80% de notre budget R&D à des techniques innovantes destinées à réduire nos émissions de CO2.”

Le Groupe HeidelbergCement, actif en Belgique via les sociétés CBR, Inter-Beton et Sagrex, veut être chef de file en matière de durabilité. “Nous avons une part de marché de près de 25% en Europe, il est donc logique que nous assumions nos responsabilités et que nous fassions office de locomotive”, pointe Jan Theulen, Group Director Alternative Resources. “Car la durabilité doit être au cœur de l’ensemble du secteur.”

Jan Theulen, Group Director Alternative Resources ©doc

Ce rôle de pionnier, s’il constitue un défi pour le groupe, s’avère également porteur de nombreuses opportunités. “Le marché, nos actionnaires et nos employés potentiels apprécient nos efforts”, poursuit Jan Theulen. “Et ces efforts ne sont pas minces. À titre d’illustration, nous consacrons 80% de la totalité de notre budget R&D à des techniques innovantes destinées à limiter nos émissions de CO2. Notre ambition? D’ici 2030 réduire notre empreinte CO2 de 30% par rapport à 1990. Et pouvoir proposer du béton 100% neutre en termes de CO2 au plus tard en 2050.”

“Grâce à des technologies innovantes et en regroupant nos activités R&D, nous voulons proposer un béton 100% neutre en termes de CO2 d’ici 2050.”
Jan Theulen
Group Director Alternative Resources

Projet européen

CBR. Un partenariat que nous construisons depuis 90 ans.

La participation au projet européen LEILAC (Low Emissions Intensity Lime And Cement) doit contribuer à la réalisation de cet objectif. “HeidelbergCement fait partie d’un consortium d’entreprises, d’universités et de centres de recherche qui développent ensemble une technique de séparation efficace du CO2 lors de la production de ciment”, détaille Jan Theulen. “Le projet-pilote court depuis 2016 sur notre site CBR de Lixhe. Nous y avons construit un réacteur spécial. Les premiers essais pratiques sont terminés, et les résultats sont prometteurs. Le projet test s’arrêtera fin 2020: d’ici là, la technologie doit être suffisamment développée pour pouvoir être appliquée à grande échelle (lire l’encadré).”

Cendres volantes et laitier

Viser la neutralité CO2 implique aussi de rechercher des combustibles et matières premières de substitution. “Dans ce domaine, CBR est déjà leader au sein du groupe HeidelbergCement”, apprécie Jan Theulen. “Nous utilisons par exemple des sous-produits d’autres secteurs comme matières premières pour nos processus de production. Parmi les combustibles alternatifs, nous donnons la préférence à la biomasse, neutre d’un point de vue climatique, comme la farine animale et les boues. Ces combustibles garantissent la température nécessaire dans nos fours, tout en réduisant significativement les émissions de CO2. Et ils n’ont aucun impact sur la qualité de nos produits.”

LEILAC, un projet-pilote destiné à réduire les émissions de CO2 des cimenteries

"Lors de la production de ciment, du CO2 est extrait du calcaire. Cela accroît évidemment l’effet de serre. Le projet LEILAC auquel participe notamment CBR pourrait considérablement modifier la donne, estime Carl Geurts", Operation Support Engineer de LEILAC.

“Quand on chauffe 100 tonnes de roche calcaire, on obtient 56 tonnes de calcaire et 44 tonnes de dioxyde de carbone”, indique Carl Geurts. “Pour réduire les émissions de CO2, il est donc nécessaire de capter le gaz pendant le processus de chauffe afin qu’il ne soit pas relâché dans l’atmosphère.” En théorie, cela paraît simple. La pratique est autrement plus complexe, car, en cimenterie, le CO2 se mélange à d’autres gaz et est par conséquent difficile à séparer.

Le projet LEILAC traite précisément ce problème. Le projet a été mis sur pied par un consortium industriel d’entreprises cimentières comme HeidelbergCement, dont fait partie l’entreprise belge CBR. Le site CBR de Lixhe, en province de Liège, ne cache pas sa fierté: c’est lui qui accueille l’impressionnante tour de préchauffage qui constitue l’élément central du projet. “La solution au problème des émissions de CO2 réside dans la conception de la tour”, dévoile Carl Geurts. La tour LEILAC de Lixhe renferme un tube de 34 mètres de haut et de 1,8 mètre de large fabriqué dans un acier d’une qualité exceptionnelle. Le CO2 est aspiré par le haut dans un dispositif appelé “cyclone” où sont filtrées les particules de poussière.

“Aujourd’hui, à Lixhe, nous traitons environ 7 tonnes par heure ”, conclut l’ingénieur. “Nous voulons porter le débit à 10 tonnes par heure. À terme, la contribution du secteur cimentier aux émissions mondiales de dioxyde de carbone sera diminuée de plus de 60%.”

Le projet LEILAC en chiffres

  • “Low Emissions Intensity Lime And Cement”
  • Lancement: 2016
  • Durée: cinq ans
  • Objectif à terme: capter tout le CO2 produit par la conversion de la pierre calcaire en calcaire  
  • Projet soutenu par 11 entreprises industrielles et centres de recherche: HeidelbergCement, Lhoist, Tarmac, Quantis, CarbonTrust, ECN, Calix, Imperial College London, Cemex, Solvay, PSE
  • Financement: 21 millions d’euros (12 millions proviennent du programme Horizon 2020 de l’Union européenne, 9 millions des membres du consortium)

Saviez-vous que…

Les algues se développent nettement mieux lorsqu’elles sont alimentées par du CO2 originaire du processus de production du ciment.

C’est ce qu’ont découvert les chercheurs de HeidelbergCement qui ont mené des expériences avec des microalgues. Riches en protéines, en acides aminés et en vitamines, celles-ci pourront être utilisées comme aliment pour le bétail ou dans la pisciculture. Un site de production a déjà été mis en service au Maroc en collaboration avec le groupe néerlandais Omega Green. On y teste la possibilité d’une utilisation commerciale de la conversion du CO2 pour cultiver ces microalgues à grande échelle.

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