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"Faire tout soi-même est aussi une forme de financement"

Alain Van Buyten, inistrateur délégué Senso2Me: "Nous avons mis en place un comité consultatif dès le départ, composé d’académiciens et de chefs d’entreprise du secteur des soins." ©Marco Mertens

Le chef d’entreprise qui ne dispose que d’un capital modeste est contraint de faire des choix. Or, ce n’est pas toujours simple. À long terme, cependant, le starter en récolte les fruits.

Assurer la rentabilité d’une start-up sans financement externe? Alain Van Buyten, cofondateur et administrateur délégué de Senso2Me, sait le défi que cela représente. La jeune entreprise développe VITAL, un système qui déclenche automatiquement une alarme lorsqu’un senior ou une personne dépendante a besoin d’une intervention, qu’il/elle vive en toute autonomie ou dans un logement à assistance.

Un projet à financier?

Le Funding Compass vous guide sur la bonne voie.

VITAL emploie un réseau de capteurs intelligents qui enregistrent le mouvement, la lumière et les sons en temps réel. Si un événement se produit qui sort de la routine, un signal d’alarme est envoyé aux parents, aux soignants ou aux infirmiers.

Gagnant-gagnant

Senso2Me a été fondée début 2015 par cinq associés, chacun affichant des compétences spécifiques. Grâce à cette complémentarité, ils ont pu développer eux-mêmes la totalité du système, construire un prototype, soumettre les demandes de brevets et commercialiser leur produit.

"C’est aussi une forme de financement: en faisant tout soi-même, on évite de devoir chercher des fonds à l’extérieur", souligne Alain Van Buyten. "Ceci étant, nous sommes partis très rapidement en quête des partenaires adéquats pour une collaboration. Nous les avons trouvés chez Zorgbedrijf Antwerpen, de même que les partenaires de production pour nos capteurs."

Quand on démarre avec un capital limité, il faut choisir le juste rapport qualité/prix. Et la solution la plus coûteuse n’est pas forcément la meilleure.
Alain Van Buyten
administrateur délégué Senso2Me

Dans la mesure où la solution de Senso2Me était utilisée dès le premier jour, la start-up a eu la possibilité d’être payée directement. "Notre chiffre d’affaires a pris de la hauteur et nous avons pu financer nous-mêmes nos frais opérationnels", complète Alain Van Buyten.

"Nous avons également mis en place un comité consultatif dès le départ, composé d’académiciens et de chefs d’entreprise du secteur des soins. Nous nous sommes ainsi assuré l’accompagnement le plus pertinent dans la recherche et l’innovation. Nous voulions par ailleurs éviter de réinventer la roue ou de consommer inutilement des capitaux à la suite de mauvais choix."

Autofinancement

Fonder une entreprise sans financement externe et, tout à la fois, tenir serrés les cordons de la bourse pour ne pas exploser le budget: cette stratégie est connue, dans l’univers des start-up, sous le nom de bootstrapping.

"Cette méthode consiste à rechercher en permanence la solution la plus abordable", précise Alain Van Buyten. "Lorsqu’une entreprise bénéficie de peu de capitaux, elle recherche avant tout le meilleur rapport qualité/prix. Et dans ce cadre, la solution la plus chère n’est pas toujours la meilleure. Cela vaut pour chaque dépense. C’est pourquoi, chez nous, chaque euro dépensé est examiné à la loupe."

Senso2Me a choisi de s’autofinancer les deux premières années. "Nous aurions pu tenter de rechercher des capitaux externes, c’est certain. Les candidats ne manquaient pas. Mais nous n’aurions pu attirer ces capitaux qu’à des conditions déraisonnables à ce moment de la vie de l’entreprise. Ce qui aurait compromis notre avenir et notre flexibilité."

L’entreprise a donc décidé d’assurer elle-même sa rentabilité. Un an après sa création, Senso2Me a généré un cash-flow positif. Et, à l’été 2017, Zorgbedrijf Antwerpen a investi dans son capital.

"Cet argent nous permet de financer notre expansion en Flandre, nos projets d’internationalisation et le personnel supplémentaire. Qui plus est, nous avons désormais un actionnaire qui nous offre énormément de valeur ajoutée au plan stratégique. Récemment, nous avons démarré le développement de PANDA afin de pouvoir suivre les plus jeunes de manière sûre et responsable."

Protéger le personnel

Les associés d’une start-up qui croient fermement au potentiel de leur entreprise sont parfois disposés à prendre le risque de se financer eux-mêmes et de ne pas se rémunérer pendant un certain temps. Il ne saurait en être ainsi pour les membres du personnel.

Alain Van Buyten se souvient: "Lorsque nous avons embauché nos premiers salariés à temps plein en 2015, nous avons ouvert une ligne de crédit chez ING. Heureusement, nous n’avons jamais eu besoin de ce crédit pour payer les salaires. Mais nous étions rassurés d’obtenir l’appui d’une grande enseigne bancaire pour couvrir ce risque."

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