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Une diversification approfondie des risques

Bernard Aybran ©Invesco

De nombreux investisseurs rêvent d’un portefeuille dont la valeur ne plongerait pas au premier choc frappant les marchés financiers. Un tel tour de force est l’affaire de spécialistes.

Les investisseurs sont constamment confrontés à un énorme défi: aucune catégorie d’actifs n’évolue dans une direction claire. Fin juillet 2018, l’indice MSCI Europe se trouvait à peu près au même niveau qu’il y a trois ans. Cet indice regroupe les actions de grandes et moyennes entreprises cotées en Bourse de 15 pays européens. "Une simple stratégie buy and hold, qui consiste à acheter une action pour la conserver sur le long terme, n’est plus efficace", analyse Bernard Aybran, CIO Multi-Management du gestionnaire de patrimoine américain Invesco à Paris. "Elle ne permet plus de générer un rendement satisfaisant sur un portefeuille d’actions."

Les amateurs d’obligations ne sont guère mieux lotis. Après plusieurs années de taux plancher, la plupart des investisseurs hésitent à encore acheter sur le marché obligataire. Jusqu’il y a peu, ils considéraient les obligations comme des valeurs relativement sûres. C’en est fini, puisqu’une hausse des taux pourrait provoquer une sensible correction sur ce marché. "Dans la configuration actuelle, il est particulièrement risqué d’investir uniquement en actions ou uniquement en obligations: un investissement dans plusieurs actifs peut représenter une bien meilleure stratégie pour atteindre vos objectifs", poursuit Bernard Aybran. Il rompt ainsi une lance en faveur du multi-asset investing, ou investissement multi-actifs. Cette stratégie revient à intégrer plusieurs catégories d’actifs – actions, obligations, matières premières, immobilier – dans un portefeuille de placements afin d’obtenir une diversification optimale des risques.

Fonds mixtes

L’investissement multi-actifs attire de nombreux investisseurs. En Belgique, les fonds mixtes sont devenus la catégorie de fonds la plus populaire. Cela n’étonne pas Bernard Aybran. Ces fonds mettent en pratique les principes du multi-actifs. Or, en sa qualité de gestionnaire de fortune, il remarque que les investisseurs sont en quête de stabilité.

Pour étayer son point de vue, il rappelle la crise gouvernementale qui a frappé l’Italie avant l’été. En quelques jours, elle a provoqué d’importants mouvements à la fois sur le marché des actions et sur le marché obligataire. "De nombreux investisseurs en ont eu des sueurs froides: la valeur de leur placement a plongé en quelques jours. Ils recherchent donc des produits d’investissement plus à même de maîtriser la volatilité et, partant, le risque. Et ils en trouvent parmi les fonds mixtes."

Stratégies diverses

"Les fonds mixtes traditionnels diversifient le capital mais pas les risques."
Bernard Aybran
CIO Multi-Management pour Invesco Paris

Il existe plusieurs types de fonds mixtes. L’approche traditionnelle, connue depuis plusieurs décennies, consiste à fonder la composition du fonds sur un pourcentage fixe d’actions, de produits à revenu fixe et de liquidités. Toutefois, la crise financière de 2008 a démontré que cette approche n’aboutissait pas nécessairement à des portefeuilles plus stables et plus à même de résister à des krachs boursiers.

"Les fonds mixtes traditionnels diversifient le capital mais pas les risques", prévient Bernard Aybran. Un portefeuille de placements composé pour moitié d’actions et pour moitié d’obligations n’offre pas une diversification des risques 50/50, mais plutôt 80/20, parce que les actions sont par définition plus risquées. C’est pourquoi Invesco propose depuis 2009 une stratégie mixte fondée sur la parité des risques.

Le gestionnaire du fonds commence par jauger les risques des actifs qui composeront le portefeuille. Ce sont ces risques – et non le capital – qui sont répartis à parts égales entre actions, obligations, matières premières et liquidités. Cela peut signifier que le fonds investira davantage en obligations afin de compenser la volatilité des actions.

Citons enfin la dernière génération de fonds mixtes, qui tente d’obtenir chaque année un rendement prédéfini sans procéder à des pondérations préalables. La plupart de ces fonds sont centrés sur des thèmes très spécifiques. Outre les actifs classiques tels que les actions, les obligations et les matières premières, ces fonds peuvent miser sur l’inflation, la volatilité, les devises ou l’immobilier afin de tirer le meilleur profit possible de leurs anticipations macroéconomiques. "Chacune de ces trois approches s’est avérée très précieuse par le passé", souligne Bernard Aybran.

Corrélation négative

Tous ces types de fonds ont un point commun: ils tentent de diversifier les risques d’un portefeuille de placements de diverses manières. "Il ne s’agit pas seulement de sélectionner des actifs de catégories différentes, mais surtout des actifs entre lesquels la corrélation est la plus faible possible", insiste Bernard Aybran.

Il est rare qu’un choc sur les marchés financiers reste confiné à une seule catégorie d’actifs. Pour un fonds mixte traditionnel, cela signifie notamment que les portefeuilles d’actions et d’obligations ne peuvent être exposés aux mêmes secteurs, comme le secteur financier. Une stratégie basée sur la parité des risques tient compte des risques propres à chaque catégorie d’actifs. Pour les actions, cette analyse des risques reposera en grande partie sur la volatilité, alors que, pour les obligations, le gestionnaire tiendra plutôt compte du risque de duration. "Quelle que soit la stratégie choisie, le gestionnaire d’un fonds mixte doit toujours garantir une diversification approfondie des risques."

Large éventail

Il en résulte en principe un portefeuille de placements moins volatil, où chaque catégorie d’actifs est capable de compenser la baisse d’un autre. Ne peut-on y voir l’essence même d’une stratégie défensive? "Les fonds mixtes ne sont absolument pas réservés aux investisseurs défensifs. Certes, ils sont moins volatils qu’un fonds d’actions, mais dans le large éventail de produits disponibles, il existe des fonds mixtes adaptés à chaque profil de risque."

Avertissement

La valeur des investissements et les revenus qui en découlent peuvent fluctuer (notamment sous l’effet des fluctuations de change). Il se peut que les investisseurs ne récupèrent pas la totalité du montant investi.

La vision et l’opinion de Bernard Aybran se fondent sur les conditions de marché actuelles et peuvent évoluer sans notification. Ses opinions peuvent s’écarter de celles d’autres professionnels d’Invesco.

Ce document n’a pas pour but de recommander un investissement dans une catégorie d’actifs, des titres ou une stratégie donnés. Les exigences réglementaires qui imposent l’impartialité des recommandations en matière d’investissements et de stratégies d’investissement et les dispositions d’interdiction de négoce avant publication ne sont donc pas d’application. Les informations fournies sont exclusivement illustratives et ne peuvent être considérées comme des recommandations d’acheter ou de vendre des valeurs mobilières. Informations au 30/06/2018 sauf mention contraire.

Informations publiées pour la Belgique par Invesco Asset Management SA Belgian Branch (France), Avenue Louise 235, B-1050 Bruxelles.

 

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