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Cinq raisons d'investir dans les soins de santé en Chine

Chris Liu, Senior Portfolio Manager chez Invesco

La Chine figure souvent sur le radar des investisseurs pour ses entreprises technologiques, industrielles ou actives dans l’infrastructure. Mais si ces secteurs ont effectivement enregistré une croissance soutenue ces dernières années, une industrie a fait encore mieux: celle des soins de santé. Une tendance appelée à se poursuivre.

Avec environ 1,45 milliard d’habitants, la Chine ne représente pas seulement un grand débouché pour tout ce qui est lié aux soins de santé. D’autres raisons font de ce secteur en Chine un univers d’investissement particulièrement attrayant.

  1. Vieillissement
    L’espérance de vie a considérablement augmenté en Chine ces dernières décennies. Alors que l’espérance de vie moyenne à la naissance ne dépassait pas 69 ans en 1999, elle atteignait près de 77 ans en 2019 (chiffres des Nations unies). Les Chinois vivent de plus en plus vieux et les personnes âgées présentent des besoins de soins plus importants.
  2. Hausse des revenus
    Cela fait quelques années que le produit intérieur brut (PIB) par habitant a dépassé la barre des 10.000 dollars en Chine. La richesse progresse et une classe moyenne robuste est en train d’émerger. Cette dernière a davantage de moyens à consacrer aux soins de base, mais aussi à des dépenses de santé non essentielles. Simultanément, la hausse des revenus ouvre la porte à des maladies liées à la richesse. Ainsi, plus de la moitié des Chinois sont en surpoids. Et ils sont quelque 16% à souffrir d’obésité. 
  3. Technologie
    Au-delà de l’électronique grand public, la Chine investit également dans le développement d’équipements et d’outils médicaux. Dans les hôpitaux chinois, la plupart des tables d’opération et des stéthoscopes ne sont plus Made in Germany ou Made in Japan, mais Made in China. Les coûts de production plus bas constituent en outre un avantage concurrentiel: la Chine exporte de plus en plus de technologies médicales vers d’autres pays émergents.
  4. R&D 
    Ces dernières années, la Chine a massivement investi dans la recherche et le développement de médicaments et de solutions médicales. Dans ce contexte, un rôle particulier est dévolu aux sociétés de recherche contractuelle (Contract Research Organizations, CRO), qui mettent à profit leurs laboratoires à la pointe de la technologie et leurs scientifiques de haut niveau pour développer de nouveaux médicaments et traitements en sous-traitance d’entreprises chinoises et étrangères. Certaines de leurs réussites sont déjà exportées. Plusieurs médicaments chinois ont été autorisés sur le marché américain ces dernières années. 
  5. Accès au capital
    Le développement de médicaments et la construction d’infrastructures de soins exigent d’énormes investissements. Les entreprises chinoises actives dans les biotechnologies et les soins de santé sont devenues une source constante d’introductions en Bourse à Hong Kong. Sur les six premiers mois de l’année 2021, elles ont pris à leur compte plus d’IPO que n’importe quel autre secteur.

 

“En chiffres absolus, la Chine est aujourd’hui le deuxième pays au monde en termes de dépenses de santé”
Chris Liu
Senior Portfolio Manager chez Invesco

Influence temporaire de la crise sanitaire

En Chine, les dépenses de santé atteignent quelque 5,3% du PIB. “Cela peut paraître beaucoup – en chiffres absolus, la Chine est aujourd’hui le deuxième pays au monde en termes de dépenses de santé”, analyse Chris Liu, Senior Portfolio Manager chez Invesco, qui travaille sur les actions chinoises depuis 1992. “Mais sous l’influence des cinq moteurs précités, ces dépenses vont encore augmenter. Bien que la crise sanitaire ait indéniablement donné un coup de fouet aux dépenses de santé, c’est surtout la conjonction de ces cinq forces qui fait des soins de santé chinois un thème attrayant pour les investisseurs à long terme.” À titre de comparaison, en Europe, les dépenses moyennes de santé représentent 9,8% du PIB (10,3% en Belgique). Aux États-Unis, c’est même plus de 17% selon la Banque mondiale.

Pourquoi la Chine et non l’Inde?

En tant qu’investisseur, vous vous posez sans doute la question: n’est-il pas préférable d’investir à long terme dans les soins de santé américains, puisque les dépenses de santé par habitant y sont plus élevées? Ou en Inde, qui constitue également un immense marché et où le potentiel de croissance est encore plus important puisqu’on n’y consacre que 3,7% du PIB à la santé? “L’Inde est effectivement un marché de taille similaire, à ceci près que le revenu par habitant y est environ cinq fois plus faible qu’en Chine”, répond Chris Liu, qui est établi en Asie avec son équipe. “De plus, l’Inde est loin de disposer des mêmes capacités de production et de R&D que la Chine en matière pharmaceutique et médicale. Cela rend l’Inde moins intéressante. Quant aux États-Unis, s’ils incarnent assurément un marché attrayant, les soins de santé y comptent trop d’entreprises matures qui n’enregistrent pas la même croissance que leurs concurrentes chinoises. En Chine, le secteur de la santé a affiché une croissance annuelle moyenne de 15% ces dernières années. Nettement plus que le marché américain.” 

Comment investir dans les soins de santé chinois?

Durant la décennie écoulée, les actions chinoises du secteur de la santé ont livré une surperformance annuelle moyenne de 6% par rapport aux actions A chinoises. Mais il est préférable de ne pas y investir si vous avez un horizon de court terme. “Cette forte croissance à long terme s’accompagne en effet d’importants accès de volatilité à court terme”, prévient Chris Liu. “Vous pouvez tenter d’atténuer cette volatilité par une diversification tactique, mais cela reste évidemment un investissement en actions. Une stratégie buy & hold est donc plus indiquée. Selon nos recherches, les sous-secteurs suivants sont particulièrement intéressants:

●      Les sociétés de recherche contractuelle (CRO) et les façonniers (Contract Manufacturing Organisations, CMO), c’est-à-dire des entreprises auxquelles de grands groupes médicaux sous-traitent leur R&D et leur production
●      Les producteurs d’équipement et d’outils médicaux
●      Les produits pharmaceutiques, parmi lesquels les médicaments ‘occidentaux’, les médicaments chinois traditionnels, mais aussi les matières premières pour l’industrie pharmaceutique
●      Les services médicaux
●      Les hôpitaux privés
●      Les points de vente de médicaments et distributeurs d’accessoires médicaux.”

Une vague de régulation en Chine?

Si vous investissez, cela ne vous a sans doute pas échappé ces derniers mois: les autorités chinoises se sont montrées très actives sur le front réglementaire. Bien que ces interventions puissent s’apparenter à une volonté de corseter l’économie de marché, leur objectif est avant tout de ne pas laisser se creuser les inégalités sociales et de lutter contre les abus. “Dans le secteur de la santé, ces interventions réglementaires n’ont rien de neuf”, nuance Chris Liu. “Les autorités chinoises ont par exemple plafonné le prix des médicaments génériques en 2018. Et nous ne voyons pas cette activité réglementaire aller aussi loin que dans le secteur de l’enseignement postscolaire, par exemple, où les entreprises commerciales devront se transformer en associations sans but lucratif (ASBL). Les soins de santé chinois sont en effet beaucoup trop tributaires du marché privé. Les temps d’attente dans les hôpitaux publics sont très longs. Si des hôpitaux privés étaient contraints de devenir des ASBL, tout le système de santé s’effondrerait.” 

Gestion passive ou active

Enfin, il est possible d’investir de manière diversifiée à la fois de manière “passive” (via un tracker) et “active” (par le biais d’un fonds d’investissement à gestion active). “Sur des marchés développés comme les États-Unis, les instruments passifs ont leur intérêt”, admet Chris Liu. “Il est en effet très difficile de battre année après année le S&P 500 avec une gestion active, par exemple. Mais dans les pays émergents ou sur les marchés moins accessibles, c’est le contraire. En Asie, une gestion active est capable de battre l’indice de 6 à 8% par an en moyenne.”

Information importante

Ce document marketing est exclusivement destiné aux investisseurs sur le marché belge. Données au 31/08/2021, sauf mention contraire. Ce document relève du marketing et ne constitue pas une recommandation d’investir dans une catégorie d’actifs, une valeur mobilière ou une stratégie donnée. Les informations fournies ne le sont qu’à titre d’illustration et ne peuvent être considérées comme des recommandations d’acheter ou de vendre des titres.

Quand des individus ou une entreprise ont donné leur opinion, celle-ci est basée sur les conditions de marché actuelles, peut différer de celle d’autres professionnels de la finance et peut être modifiée sans notification.

Publié par Invesco Management S.A. (Luxembourg) Belgian Branch, Avenue Louise 143/4, 1050 Bruxelles, réglementé par la Commission de surveillance du secteur financier, Luxembourg.

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