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Le secteur professionnel de l'immobilier envisage l'avenir avec confiance

Jean-Philip Vroninks, CEO de JLL Belgique-Luxembourg

Inutile de préciser que 2020 a été une année particulièrement difficile pour le marché professionnel de l'immobilier dans notre pays. Néanmoins, les dégâts ont finalement été contenus. Jean-Philip Vroninks, CEO de JLL Belgique-Luxembourg, entrevoit de nouvelles opportunités pour cette année.

L'immobilier de bureau fut le segment le plus durement touché en 2020. L'année dernière, le nombre de nouveaux bureaux loués a diminué de 30%. Étonnamment, ce sont principalement les entreprises du secteur privé qui ont sauvé le marché d'un ralentissement plus net. À Bruxelles, sept nouveaux bureaux sur dix ont en effet été pris en location par des entreprises privées.

“En temps normal, la prédominance des grandes entreprises par rapport au secteur public est nettement moins prononcée: les premières signent généralement 55% des nouveaux contrats, contre 45% pour le second”, déclare Jean-Philip Vroninks. “De nombreuses entreprises ont peut-être loué un peu moins d'espace de bureau que d'habitude, mais dans l'ensemble, ce marché s'est maintenu à un niveau décent.”

Troisième meilleure année

Dans le secteur du retail, le nombre de nouveaux locaux loués a diminué de 15%, bien que le déclin du marché soit resté relativement limité. “Ce fut bien sûr une année désastreuse pour le secteur, mais ce constat s'applique surtout aux petits magasins des centres-villes. Les magasins périphériques, à l’inverse, ont bien résisté, avec la location d'espaces commerciaux sensiblement plus grands.

Le secteur logistique, le troisième segment important dans lequel nous opérons, s’est même montré particulièrement performant l'année dernière. Il n'est pas surprenant que le secteur logistique ait pris une telle ampleur durant la pandémie. En fait, pour nous, 2020 est la troisième meilleure année de notre histoire pour la logistique et l'immobilier industriel.”

“L'enthousiasme pour le travail à domicile généralisé s'estompe. Nous atteignons progressivement ses limites.”
Jean-Philip Vroninks
CEO de JLL Belgique-Luxembourg

Reste à savoir si le grand retournement de situation se confirmera en 2021 et si la pandémie changera radicalement nos modes de vie et de travail. Jean-Philip Vroninks en est convaincu: tant le marché des bureaux que celui du commerce de détail sortiront changés de cette crise. Et il anticipe des opportunités en la matière. “Les entreprises comme le secteur public s'interrogent sur le lieu de travail de demain. Ils remettent à plus tard la prise de décision parce que l'incertitude est trop grande pour l’instant.”

“Je remarque que l'enthousiasme pour le travail à domicile généralisé s'estompe. Nous atteignons progressivement ses limites. Et je pense qu’employeurs et employés chercheront désormais surtout le juste équilibre entre le travail à domicile et le travail au bureau. Si cette pandémie aura sans aucun doute un impact durable, je suis convaincu qu'il sera plus limité qu'on ne le pensait initialement.”

“Pour l'instant, peu de petites et moyennes entreprises semblent prêtes à réduire drastiquement leur espace de bureau. Je m'attends en revanche à ce que les grandes entreprises, en particulier dans la finance et les télécommunications, adoptent des mesures plus fermes. Mais cela se traduira ici aussi par une diminution de l'espace de bureau à Bruxelles et par une augmentation du nombre de petits bureaux dans le reste du pays. Je prévois l'adoption d'un autre modèle, même si le volume global va évidemment diminuer quelque peu. Parallèlement, les entreprises et le secteur public exigent plus que jamais des espaces de bureaux plus qualitatifs et durables, qui seront souvent intégrés dans des bâtiments plus grands aux fonctions mixtes.”

Polarisation du marché

Dans le retail, l'avenir semble considérablement plus incertain, notamment parce que la rentabilité du secteur est compromise par la croissance rapide de l’e-commerce. “Le secteur est en quête d'un nouveau modèle et d'un nouvel équilibre; dès que ceux-ci auront été trouvés, il sera de nouveau florissant. Nous constatons plus que jamais que les consommateurs ont besoin de l'expérience physique d'achat et du contact humain qui l'accompagne. Au départ, les prix de location seront certainement sous pression, mais le commerce de détail se réinventera sans doute, créant de nouvelles possibilités à moyen terme.”

Dans une perspective plus large, le marché de l'immobilier devrait se polariser davantage en 2021, selon Jean-Philip Vroninks. “Les locataires sont prêts à payer un bon prix/ un prix plus élevé pour des bâtiments de qualité, récent  ou bien rénovés, durables et facilement accessibles par les transports en commun. Notez au passage que, dans l'immobilier de bureaux et logistique, les loyers continuent d'augmenter. Les bâtiments anciens suscitant de moins en moins d'intérêt, leurs prix sont sous pression.”

Cette tendance se reflète sur le marché des investissements, conclut Jean-Philip Vroninks: “En période d'incertitude économique, les investisseurs préfèrent ne pas courir de risques.” Sachant que le marché des bureaux à Bruxelles est plutôt vieillot, on y trouve des opportunités en termes de rénovation durable et de nouvelles constructions. “Le Green Deal européen pourrait être un puissant vecteur à cet égard.”

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