L'investisseur socialement responsable est prêt pour l'avenir

©KBC Asset Management

Depuis novembre 2017, KBC Asset Management exclut les entreprises qui investissent dans les combustibles fossiles de son portefeuille de placements durables. “Une politique qui tient plus que jamais compte de l’avenir”, souligne Patrick Van Damme, professeur à l’UGent.

La production d’électricité est responsable d’environ 40% des émissions mondiales de CO2. Les centrales au charbon, mais aussi les systèmes de production centrés sur d’autres combustibles fossiles comme le pétrole et le gaz, en prennent une large part à leur compte.

“Ce ne sont pas des solutions à long terme pour notre approvisionnement en électricité”, juge Patrick Van Damme, professeur d’agronomie tropicale à l’UGent. Ancien directeur du Centre pour le développement durable de l’université gantoise, il est membre du SRI Advisory Board, un comité consultatif de KBC Asset Management composé d’experts indépendants. Le Board analyse la durabilité des entreprises selon des critères d’exclusion et des indicateurs non financiers positifs.

L’énergie renouvelable comme objectif final

“Auparavant, nous appliquions une série de grands principes pour déterminer les ISR (investissements socialement responsables, NDLR). Nous n’investissions pas dans les entreprises impliquées d’une manière ou d’une autre dans les armes, le tabac et des violations des droits de l’homme. C’est toujours le cas, mais ces grands thèmes ont été nuancés et affinés.

“L’investissement durable devient la norme”

L’investissement socialement responsable n’est plus un choix obscur ou alternatif depuis bien longtemps. Nous ne pouvons même plus le qualifier de tendance. À mes yeux, cette forme d’investissement est de plus en plus nécessaire.

Et le grand public en prend conscience. Un exemple: bien que nous estimions payer trop d’impôts en Belgique, une enquête récente révèle que la majorité de nos concitoyens ne s’opposeraient pas à l’introduction d’une taxe CO2. Cela prouve que nous nous intéressons à notre empreinte écologique. Et que nous réfléchissons aux moyens dont nous disposons pour faire évoluer notre comportement et notre mode de vie.

C’est précisément la manière dont fonctionne l’investissement durable. En privilégiant les entreprises et secteurs bienveillants pour la société et notre avenir, et en excluant les entreprises qui le sont beaucoup moins voire pas du tout, vous pouvez influencer le monde. En d’autres termes, il y aura de moins en moins de place pour les entreprises qui ne tiennent pas compte du climat, par exemple. L’investissement durable est appelé à devenir la norme. Ce sera tout simplement la nouvelle manière traditionnelle d’investir. Nous n’avons pas le choix.

Patrick Van Damme, Professeur en agriculture tropicale, UGent

 

Nous les étudions aussi par secteur. La durabilité – les émissions de CO2, par exemple – est un concept totalement différent pour une entreprise du secteur financier, un prestataire de services ou une firme active dans l’alimentation ou les transports, par exemple.”

Quel que soit le secteur, l’énergie est extrêmement importante dans l’univers des investissements socialement responsables, et en particulier la manière dont les entreprises la produisent.

“À nos yeux, elle n’est durable que si les entreprises peuvent démontrer qu’elles abandonneront leur production d’électricité polluante à terme. Elles doivent réduire leur consommation de sources d’énergie telles que le charbon et le gaz, pour les remplacer par des énergies respectueuses de l’environnement.” “Par cette décision, nous anticipons les évolutions inévitables de la politique énergétique”, souligne Jorgen Muylaert, policy advisor chez KBC Asset Management.

“Nos clients qui optent pour des investissements durables le font parce qu’ils s’inquiètent de la manière dont nous, en tant que société, relevons des défis d’une telle ampleur. À quoi ressemblera notre monde dans quelques décennies, celui de nos enfants et petitsenfants? Ceux qui investissent durablement s’intéressent au futur; ils veulent donner un signal, apporter leur pierre à l’édifice d’un monde plus durable.”

Stimuli électriques intelligents

“Les entreprises qui gèrent intelligemment leur production d’électricité bénéficient d’un petit coup de pouce supplémentaire dans le cadre de la stratégie ISR de KBC”, ajoute Patrick Van Damme. “Nous tentons entre autres d’aider les producteurs de batteries pour le stockage d’énergie solaire à s’imposer sur le marché: nous rendons un avis positif concernant leur intégration dans un portefeuille d’investissements durables.

Nous imposons des restrictions à d’autres entreprises. Pour ce qui nous concerne, les producteurs d’électricité ne peuvent construire de nouveaux réacteurs nucléaires. Ils doivent démontrer qu’ils investissent significativement dans l’industrie renouvelable. Et réduire la part des combustibles fossiles, comme le charbon et le gaz, dans leur mix énergétique. Ceux qui misent sur les biocarburants doivent solliciter des variantes qui n’emploient pas de cultures alimentaires comme l’huile de palme, sauf s’il s’agit de flux résiduels.”

“Les investisseurs durables recherchent également des rendements potentiels intéressants”, poursuit Patrick Van Damme. Au moyen de chiffres et de graphiques, il compare régulièrement les performances des marchés d’investissement traditionnels à celles des investissements socialement responsables.

“L’écart de rendement entre les deux est presque nul. Les investissements durables se montrent plus rentables pendant certaines périodes, puis ce sont les formes classiques. Et c’est le cas depuis 10 ans à court, moyen et long termes. Les chiffres démontrent qu’il n’y a pas de différence de rendement entre les deux formes de placement. Auparavant, c’était peut-être le cas, aujourd’hui, il n’y a aucune raison de ne pas envisager les investissements socialement responsables.

Cela fait longtemps qu’ils ne sont plus réservés à quelques idéalistes babas cool.” “Depuis 2014, nous sommes par ailleurs attentifs aux start-up actives dans l’investissement à impact social, même si les grandes entreprises entrent elles aussi en considération”, ajoute Jorgen Muylaert.

“Ce sont des entreprises qui, au travers de leurs produits ou services, ont un impact positif sur la société. Pensez aux firmes spécialisées dans la technologie hospitalière ou dans la conception de résidences de soins pour les personnes âgées, aux producteurs d’éclairage LED, aux distributeurs d’eau… En intégrant de telles sociétés dans ses stratégies d’investissement durable, KBC continue d’élargir l’univers dans lequel elle élabore son offre de produits et rend ceux-ci plus socialement responsables encore.”

“Chez KBC Asset Management, la part des fonds durables a presque triplé en trois ans.”
Jorgen Muylaert
policy advisor chez KBC Asset Management

Perspectives durables

“Notre définition d’un investissement durable est claire”, conclut Jorgen Muylaert. “Nous analysons trois grands piliers: l’environnement, les thèmes sociaux et la gouvernance. Les entreprises doivent gérer leur environnement de manière durable et efficace d’un point de vue énergétique. Bien entendu, elles doivent également respecter les droits de l’homme. Qu'en est-il de la transparence fiscale? Comment les sociétés gèrent-t-elles les droits du travail?

"Nous considérerons qu’une entreprise est durable en fonction des réponses à ces questions, notamment. Les investissements socialement responsables sont de plus en plus prisés. Chez KBC Asset Management, la part des fonds durables a presque triplé en trois ans. Une lame de fond qu’il est désormais impossible d’arrêter.”

Quelle en est l’utilité?

L’investissement durable a un impact positif sur la société, l’environnement et le monde dans lequel nous vivons. Il répond entièrement à nos besoins socioéconomiques, mais sans porter préjudice aux besoins des générations futures. Cette forme d’investissement est socialement responsable.

Comment s’y prendre?

L’investissement durable n’est pas une mode passagère mais une solution d’avenir. Optez dès lors pour un partenaire financier qui dispose d’une vaste expérience et d’un grand savoir-faire. Un spécialiste capable d’expliquer pourquoi tels secteurs ou entreprises sont durables. Autrement dit, quelqu’un qui suit de près les évolutions du marché et analyse en profondeur les pays et entreprises quant à leur durabilité.

Pourquoi l’énergie est-elle importante?

Le réchauffement climatique fait de la gestion et de l’utilisation de l’énergie durable un secteur crucial. Un nombre croissant d’entreprises et d’organisations rejoignent les secteurs en plein essor que sont le recyclage et la transformation de déchets, le captage et la transformation du CO2, la gestion de l’énergétique, etc. Des entreprises de croissance, donc. Avec un potentiel de rendement important et séduisant.