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Megatrends: investissez dans les lames de fond de l’avenir

Étienne de Callataÿ, Apolline Deglasse, Bruno Hellemans, Yannick Nelissen Grade et Christophe Vande Walle

Investir, c’est parier sur l’avenir. Pour cela, l’investisseur a tout intérêt à miser sur les megatrends, des transformations puissantes qui traversent toute l’économie mondiale. Ces mégatendances se trouvaient au cœur du webinaire organisé le 20 avril par la la wealth-tech MeDirect.. Voici un résumé des propos tenus par ces quatre éminents spécialistes.

“Les megatrends constituent des lames de fond qui se dégagent derrière les soubresauts économiques et sociaux”, entame Étienne de Callataÿ, cofondateur et Chief Economist d’Orcadia Asset Management. “Pour les identifier, nous devons ‘sortir le nez du guidon’ et rechercher les thématiques qui émergent dans la durée: démographie, habitudes alimentaires, santé, etc.”

La difficulté est de les distinguer des épiphénomènes pour pouvoir “enfourcher le bon cheval”, souligne encore l’économiste. “Par exemple, la vogue des ‘villes intelligentes’ survivra-t-elle au désir de nombreux télétravailleurs urbains de déménager à la campagne? Comment l’immobilier de bureaux s’adaptera-t-il au travail à distance? La hausse des prix du pétrole perdurera-t-elle? Dans ce dernier cas, on peut en douter, cette matière première polluante n’étant pas une énergie d’avenir – or, la lutte contre le réchauffement climatique constitue sans aucun doute la plus essentielle et la plus porteuse de toutes les mégatendances. Elle fait l’objet d’une demande de plus en plus forte des investisseurs, particuliers comme institutionnels, et d’une pression croissante de la part des pouvoirs publics. Plus largement, la dimension environnementale, sociale et de gouvernance devient incontournable.”

Identifier les mégatendances nécessite de ‘sortir le nez du guidon
Étienne de Callataÿ
Orcadia Asset Management

L’expert recommande toutefois de ne jamais perdre de vue l’objectif de diversification du portefeuille – “car illusions et déceptions sont inévitables” – sans pour autant se disperser. “Miser sur 50 mégatendances avec, à chaque fois, des frais de gestion finit par revenir à une gestion passive. Je conseillerais donc de s’emballer – la mégatendance est celle qui aide à bien quitter le passé, elle est enthousiasmante – mais avec retenue!”

Étienne de Callataÿ rappelle que la crise sanitaire a accentué certaines tendances et souligné des fragilités déjà présentes: chaînes logistiques et approvisionnement en matières premières, mouvements de globalisation/déglobalisation, individualisation de la médecine, vieillissement de pays qui n’ont pas atteint un plein stade de développement, comme la Chine. Quant à l’invasion russe de l’Ukraine, elle pose avec acuité la question de l’autonomie énergétique. Autant d’éléments déterminants dans l’analyse des lames de fond de demain.

C’est aux points d’interconnexion des megatrends que se situent les plus belles opportunités
Bruno Hellemans
Pictet Asset Management

Intersection de megatrends

Chez Pictet Asset Management, la recherche et l’investissement sur les mégatendances date des années 1990. “Nous en avons identifié 14, dont le développement durable, la démographie et l’innovation”, détaille Bruno Hellemans, Head of Sales Belgium & Luxembourg. “Pour nous, c’est à leurs points d’interconnexion que se situent les plus belles opportunités. Un même thème peut donc correspondre à plusieurs mégatendances. Ainsi, en 2000, alors que tout le monde avait les yeux fixés sur la technologie et l’internet, nous nous sommes intéressés à la thématique de l’eau, à l’intersection de cinq mégatendances. Nous n’avons pas regretté ce choix.”

Pour construire un fonds thématique, selon le manager, il faut que le vivier d’entreprises liquides issues de plusieurs secteurs soit suffisant et que la sélection recoupe le moins possible les indices boursiers traditionnels, pour apporter de la diversification. “À chacun de sélectionner les fonds thématiques incarnant ses convictions sur le long terme et d’ainsi tenir à distance le ‘vacarme boursier’.”

Nous misons sur ce que nous considérons comme la quatrième révolution industrielle
Christophe Vande Walle
Franklin Templeton

“Nous misons beaucoup sur ce que nous considérons comme la quatrième révolution industrielle”, prolonge Christophe Vande Walle, Retail Sales Director Benelux chez Franklin Templeton. “Avec la numérisation du monde, nous générons tous des flots de données grâce auxquels des entreprises améliorent l’expérience client et augmentent leur profitabilité. Les entreprises vont dépenser 1.300 milliards de dollars pour poursuivre leur numérisation dans les années à venir. Les data sont le nouveau pétrole – d’ailleurs, les besoins en cybersécurité explosent – et tous les secteurs se transforment. Le principal fournisseur de transport au monde ne détient aucun véhicule, le principal vendeur d’hébergements ne possède aucun bâtiment.”

Être investi quoi qu’il arrive

Yannick Nelissen Grade, Sales Director chez Fidelity International, précise: “La durabilité n’est pas une mégatendance ni un thème. À mes yeux, il s’agit plus d’un principe de respect des critères ESG, repris de plus en plus dans les fonds traditionnels. Chez nous, la Taxonomie communautaire et l’approche ESG sont intégrées dans notre recherche fondamentale et dans toutes nos gammes de placements. En revanche, nous disposons de fonds thématiques construits autour des mégatendances que sont par exemple le climat, l’émergence de la classe moyenne en Asie, la pénurie de ressources, la cybersécurité, les technologies de connectivité.”

La durabilité n’est pas une mégatendance ni un thème, mais un principe de respect des critères ESG
Yannick Nelissen Grade
Fidelity International

Ces fonds répondent à trois critères: une croissance structurelle sur un horizon de cinq à dix ans, une liquidité avec un nombre important de positions détenues et l’existence d’une demande. L’expert de Fidelity International ajoute qu’il n’est pas nécessaire d’investir dans un fonds dédié pour miser sur une mégatendance, car elles sont intégrées dans des thèmes de fonds globaux traditionnels.

Les quatre spécialistes s’accordent sur un point: quoi qu’on choisisse, il faut être investi, car le retour de l’inflation menace les bas de laine non placés. “En actions et obligations, idéalement”, juge Yannick Nelissen Grade. Et en associant des thématiques plus ou moins défensives selon son profil, comme pour tous les autres investissements.

‘Depuis 2022, nous avons lancé nos webinair MeInvest afin de guider nos clients (et nos futurs clients) à travers leur démarche pour investir. Notre objectif est de les informer de l’actualité économique et de certains thèmes d’investissements qui sont important à prendre en compte quand on investit. Chaque session abordera un thème spécifi que. Cette année, 4 webinairs (5 pour être exact puisque nous avons fait une édition spéciale consacrée à l’Ukraine) sont organisés en collaboration avec Etienne de Callataÿ et 12 Asset Managers. Chaque session se déroule de la manière suivante : premièrement une approche plus macroéconomique lors de laquelle j’interview Etienne de Callataÿ, ensuite un débat avec les 3 asset managers présent pour la session et enfin nous répondons aux questions posées, tout au long du séminaire, par les téléspectateurs. Les éditions précédentes sont disponibles sur notre site web ainsi que toutes les informations pour les prochaines éditions.’

Apolline Deglasse, experte en investissements chez MeDirect

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