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“Les actions offrent toujours la possibilité de lutter contre la perte de pouvoir d’achat”

Gilles Coens, expert en investissements chez MeDirect Belgique

L’inflation élevée ronge notre épargne. Et bien que la volatilité des marchés d’actions soit en hausse, ils restent la meilleure façon, pour les investisseurs, de protéger leurs actifs contre l’inflation. L’inflation dans notre pays a dépassé 8%.

“Nous atteignons progressivement des sommets historiques qui rappellent les chocs pétroliers des années 1970”, souligne Gilles Coens, expert en investissements chez MeDirect Belgique.

Une tempête parfaite

Tout d’abord, l’inflation a été alimentée par la forte reprise économique qui a suivi les confinements, sur fond de demande massive de matières premières et d’énergie. Dans le même temps, les chaînes d’approvisionnement ont été perturbées. La demande a dépassé à plusieurs reprises une off re limitée. Avec, à la clé, une augmentation des prix. “Cette flambée temporaire de l’inflation devait se normaliser dès que l’off re et la demande seraient revenues à l’équilibre”, note Gilles Coens.

Avec une inflation de plus de 8% et un taux d’épargne sous la barre de 0,5%, l’épargne perd rapidement de sa valeur
Gilles Coens
Expert en investissements chez MeDirect Belgique

C’est alors que la guerre en Ukraine a éclaté. Depuis, les prix de l’énergie et des matières premières ont explosé. “Une inflation trop importante n’est pas saine”, avance Gilles Coens. “Si les prix augmentent trop fortement, beaucoup de consommateurs risquent de voir leur pouvoir d’achat entamé. On constate également que les consommateurs se ménagent des réserves pour payer des factures d’énergie qui ne cessent de grimper et, partant, reportent voire annulent des achats. C’est désastreux pour l’économie.” En outre, pour de nombreuses entreprises, le prix élevé des matières premières a un impact négatif sur leur rentabilité, car tout ne peut pas être répercuté sur le consommateur.

Investir en temps d’inflation record?

Si l’inflation continue de progresser, les banques centrales relèveront les taux d’intérêt. Une mauvaise nouvelle pour les entreprises en croissance qui accusent généralement beaucoup de dettes sous forme de prêts. L’inflation peut par ailleurs alimenter la volatilité du marché boursier: “Une inflation élevée crée de l’incertitude, par exemple à l’égard des politiques des banques centrales”, poursuit Gilles Coens. “La question n’est plus de savoir si les banques centrales vont intervenir pour lutter contre l’inflation, mais dans quelle mesure elles le feront, alors que la croissance ralentit en parallèle.”

Les épargnants devraient-ils dès lors se tenir à l’écart des marchés boursiers? Avec une inflation de plus de 8% et un taux d’épargne sous la barre de 0,5%, l’épargne perd rapidement de sa valeur. “Même en ces temps incertains, les actions offrent la meilleure perspective d’un rendement qui limite la perte de pouvoir d’achat”, estime Gilles Coens. Choisissez des actions d’entreprises de qualité, produisant des flux de trésorerie importants et présentant peu de dettes. Elles sont généralement plus résistantes à une flambée de l’inflation et à la hausse des taux d’intérêt qui l’accompagne.

Une inflation accrue crée des incertitudes, par exemple à l’égard des politiques des banques centrales
Gilles Coens
Expert en investissements chez MeDirect Belgique

Investir en actions n’étant évidemment pas sans risque, une approche de long terme est essentielle, car nous continuerons d’observer une certaine volatilité dans les années à venir. C’est pourquoi les entreprises de croissance ne sont pas non plus à dénigrer, car sur le long terme, des innovations technologiques seront encore nécessaires pour relever des défi s tels que le changement climatique. Les obligations, certes sensibles aux augmentations des taux d’intérêt, permettent en revanche de diversifier le risque lié aux actions. Dans l’univers obligataire, il convient particulièrement d’être sélectif et d’avoir un bon mix de produits, par exemple en optant pour des fonds obligataires flexibles.

“Les fonds mixtes sont intéressants de ce point de vue”, confirme Gilles Coens. “Ils investissent à la fois en actions et en obligations, le gestionnaire du fonds choisissant la juste répartition. Par conséquent, la pondération du risque peut aussi couvrir en partie la hausse de l’inflation. Cette formule peut soulager de nombreux épargnants d’un lourd fardeau, car la situation actuelle est extrêmement complexe.” Comme mentionné précédemment, investir comporte des risques. Mais pour les épargnants, le risque de perte de pouvoir d’achat est tout aussi réel, surtout en période de forte inflation combinée à des taux d’intérêt bas.  

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