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Faites travailler votre épargne

©Shutterstock

En raison de la faiblesse des taux d'intérêt et de la recrudescence de l'inflation, la plupart des comptes d'épargne sont de véritables comptes de pertes (sans profits). Mieux vaut donc les limiter à l’argent destiné aux urgences potentielles. Sans surestimer ces dernières.

En matière d'épargne, le long terme doit prévaloir. L'augmentation de l'espérance de vie implique que vous devez penser non seulement au capital dont vous aurez besoin à 65 ans, mais aussi à celui qui vous fera vivre pendant les 30 années suivantes.

“Il faut penser à protéger votre épargne à long terme: beaucoup d'épargnants se concentrent sur le court terme et perdent la vue d'ensemble”, prévient Gilles Coens, Senior Product Manager chez MeDirect Belgique.

Peu d'épargnants savent que la majorité des comptes d'épargne offrent un taux d'intérêt négatif en termes réels. La majorité de ces comptes proposent en effet le taux d'intérêt minimum légal de 0,11%. Or, l'inflation – c'est-à-dire l'évolution du niveau des prix dans notre pays – est plus élevée. En termes concrets, la vie devient plus chère plus vite que votre épargne ne croît. Par conséquent, les épargnants s'appauvrissent: ils peuvent acheter moins de produits et de services qu'auparavant avec leurs économies.

De l'épargne à l'investissement

Les taux d'intérêt de l'épargne sont bas depuis plusieurs années et le resteront encore longtemps. Les épargnants prévoyants cherchent dès lors une affectation plus rentable pour une partie de leur argent. Investir est un moyen d'échapper à l'érosion du capital du compte d'épargne.

“Investir ne signifie pas s'enrichir en dormant”
Gilles Coens
Senior Product Manager chez MeDirect Belgique

“Investir ne signifie pas s'enrichir en dormant”, précise Gilles Coens. “C'est un moyen de faire fructifier son épargne à long terme, avec à la clé un rendement potentiellement plus élevé. Inévitablement, cela implique aussi un risque supérieur, mais ce risque n'est pas nécessairement excessif. Avec un portefeuille d'investissement diversifié – par le biais de fonds d'investissement mixtes, par exemple – les risques sont gérables. Il est important de définir une stratégie pour vous-même en fonction de vos attentes, de votre goût du risque ou du moins de votre tolérance à cet égard.”

Une poire pour la soif

En pratique, de nombreux épargnants hésitent à investir une partie de leur épargne. “Ce n’est généralement pas la volonté qui leur manque mais, lorsqu'ils calculent le montant nécessaire pour financer les urgences ou de théoriques investissements futurs, ils concluent rapidement qu'ils n'ont pas assez d'économies pour investir et conservent donc sagement leurs fonds sur le compte d'épargne”, déplore Gilles Coens.

Problème: les épargnants surestiment souvent le montant dont ils ont réellement besoin à court terme. La règle de base veut que ce “parechoc” corresponde à trois à six fois le revenu mensuel, de préférence. “Beaucoup d’épargnants vont bien au-delà. Ils partent du principe qu'un jour, ils devront acheter une nouvelle voiture, remplacer le toit de leur maison et financer le mariage de leur fils ou de leur fille. Ils additionnent tous ces coûts et veulent garder ce montant sur leur compte d'épargne.”

Une telle précaution n'est pourtant pas nécessaire, estime Gilles Coens. “Ces dépenses sont très hypothétiques et tous ces investissements ne se feront pas en même temps. En outre, toutes les dépenses ne doivent pas nécessairement être financées par l'épargne. Il y a aussi le revenu mensuel propre et les solutions de crédit.”

Les dépenses à court terme doivent être couvertes, c'est évident, conclut Gilles Coens. “Mais placer un capital important sur un compte d'épargne pour toutes les dépenses théoriques d’un avenir lointain n'a aucun sens. Les épargnants se privent de la possibilité de faire réellement fructifier leur capital. Ils paient donc un coût d'opportunité.”

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