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Ancrée dans l’économie

Kelly Hebert (M&G) et Matthieu Sougné (Belfius), ( © Christophe Ketels)

Pour Kelly Hebert, Country Head BeLux chez M&G, et Matthieu Sougné, Head of Life Investments chez Belfius, la gestion alternative n’échappe pas au grand mouvement de la finance durable. À plusieurs égards, elle y joue même un rôle-clé.

La gestion alternative peut-elle être durable?

Matthieu Sougné: “C’est avant tout une question de philosophie et de discipline. Dans la gestion alternative comme dans la gestion traditionnelle, nous disposons aujourd’hui d’outils nous permettant de distinguer le bon grain de l’ivraie. Les informations en la matière sont plus difficiles à collecter sur des actifs non-cotés, il s’agit donc d’y affecter d’autres moyens pour valider ou invalider l’aspect durable des investissements envisagés. Enfin, des thèmes bien choisis comme l’infrastructure peuvent contribuer à la réponse aux grands défis durables. Nous voyons en effet sur le marché de nombreux fonds d’infrastructure qui financent, principalement par le biais de dette privée ou de private equity, des équipements pouvant permettre de réduire le recours aux énergies fossiles.

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Qu’en est-il de la prise en compte de l’ESG par les entreprises de ces fonds?

M.S.: “Un investisseur en dette privée ou en private equity est par définition moins dilué qu’un investisseur sur les marchés cotés. Sa capacité d’influence sur les sociétés dans lesquelles il investit est nettement plus importante. Les gestionnaires s’impliquent ainsi très activement dans un dialogue avec les sociétés afin de s’assurer de la qualité de leurs performances et de leurs plans stratégiques. Les aspects ESG peuvent en faire partie intégrante; les entreprises sont accompagnées ou même challengées afin de progresser sur ces points.”

D’où vient cette impulsion?

Kelly Hebert: “L’investisseur est un citoyen qui vote avec son portefeuille. Et il vote de plus en plus clairement pour la durabilité. La gestion alternative est en train de se repositionner aussi à l’aune de ces développements. On voit d’ailleurs une multiplication des obligations privées vertes. Certaines d’entre-elles vont même plus loin : leur taux d’intérêt est lié au respect d’engagements ou à l’atteinte d’objectifs ESG par les entreprises financées.”

M.S.: “La pression est aussi règlementaire. En effet, les différentes directives, entre autres tirées par l’Europe, posent non seulement un cadre mais favorisent aussi l’émergence d’indicateurs standardisés, notamment sur le climat. L’investisseur s’y retrouve donc plus facilement que par le passé, et les entreprises ont plus intérêt à suivre le mouvement pour continuer à attirer les capitaux.

Cette impulsion ESG se fait-elle au détriment des performances financières?

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K.H.: “Des études montrent que la prise en compte de ces critères ESG peut, selon les régions et les secteurs améliorer le ratio rendement-risque. Une bonne gouvernance permet d’éviter toute une série d’incidents ou encore de conflits sociaux. Une entreprise qui n’a pas de politique de rémunération transparente et durable rencontre de plus en plus de difficultés à attirer les jeunes talents dont son avenir dépend. En outre, un bon dialogue social offre la possibilité d’éviter les conflits et les interruptions de production. Les manufacturiers automobiles qui ont compris très tôt l’intérêt de l’électrique sont aujourd’hui bien mieux positionnés en terme de parts de marché et capitalisation boursière. Ces exemples illustrent pourquoi nous intégrons les critères ESG au sein de l’analyse financière. Nous assistons à une convergence des intérêts durables et économiques, qui impactent également les flux de capitaux.”

Pour autant, l’approche best in class, encore largement utilisée pour durabiliser un fonds, est-elle vraiment suffisante?

M.S.: “Cette approche a des vertus, et d’ailleurs les gestionnaires l’utilisent, mais toute une série d’approches complémentaires leurs permettent d’aller plus loin. En amont et en aval. En amont, tout d’abord : les exclusions permettent d’éviter les expositions aux activités plus controversées ou problématiques comme le tabac, les industries peu respectueuses des droits humains, etc.  En aval : à travers l’intégration et l’actionnariat actif. L’intégration consiste à considérer certains éléments à caractère durable comme faisant partie de l’analyse fondamentale financière. Un risque de gouvernance ou environnemental reste un risque. Il en va de même pour les opportunités. L’actionnariat actif consiste en un engagement approfondi avec les entreprises, et le dialogue régulier sur leurs objectifs et échéances en matière d’ESG. Les intérêts de durabilité et financiers se rejoignent ici. Nous sommes convaincus que ce sont les entreprises qui intégreront le plus rapidement les critères ESG qui seront les plus performantes demain.”

La valeur liquidative des fonds pourra aussi bien baisser qu’augmenter. Ainsi, la valeur de votre investissement pourra aussi bien baisser qu’augmenter et il est possible que vous ne récupériez pas la totalité de votre investissement initial. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les opinions exprimées dans le présent document ne sauraient en aucun cas constituer des recommandations, des conseils ou des prévisions.

Ce document financier promotionnel est publié par M&G Luxembourg S.A.  Siège social : 16, boulevard Royal, L 2449, Luxembourg.

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