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Pourquoi les investissements thématiques deviennent la nouvelle norme

Riet Vijgen (Portfolio Manager chez Leo Stevens & Cie), Knut Huys (Senior Fund Manager chez Deutsche Bank) et Stacey Notteboom (Sales Director BeLux chez M&G International Investments)

Les investissements thématiques ont le vent en poupe. “Ce succès s’explique par l’émergence de grandes tendances mondiales qui devraient fondamentalement modifier la société au cours des prochaines années”, analyse Stacey Notteboom, Sales Director BeLux chez M&G International Investments. Knut Huys, Senior Fund Manager chez Deutsche Bank, et Riet Vijgen, Portfolio Manager chez Leo Stevens & Cie, sont sur la même longueur d’onde.

Quelles sont les différences entre les investissements thématiques et les stratégies plus traditionnelles?

Riet Vijgen: “Ces dernières années, nous avons constaté un certain glissement. Au début, les investisseurs belges s’intéressaient principalement aux entreprises belges. Puis ils se sont progressivement orientés vers d’autres secteurs. En 2020, notre société subit de plus en plus l’influence des grandes tendances mondiales qui dépassent les frontières des secteurs. Ces tendances s’installent dans la durée. Or, par définition, les investissements thématiques misent sur le long terme.” 

Knut Huys: “Qu’il s’agisse des évolutions démographiques ou de la robotisation, de l’automatisation ou des changements climatiques, notre société avance à la vitesse de l’éclair et les investissements thématiques suivent ces tendances majeures. Nous constatons qu’à court terme, les investisseurs réagissent souvent de manière excessive et sous-estiment l’importance des grandes tendances à beaucoup plus long terme.”

Les investissements thématiques peuvent-ils aussi s’appliquer aux tendances mondiales qui se trouvent aujourd’hui tout en haut de l’agenda sociétal?

Riet Vijgen: “Je pense que oui, précisément parce que tous les secteurs doivent progressivement tenir compte de ces puissantes tendances transversales.” 

Knut Huys: “Ceux qui optent pour des investissements thématiques doivent se poser trois questions. S’agit-il réellement d’une tendance à long terme, ou parlons-nous d’un ‘hype’ par définition temporaire? Prenez l’engouement pour le cannabis: au moment où les pouvoirs publics canadiens l’ont régularisé, les investisseurs se sont littéralement rués dessus; depuis, toutes ces actions se sont effondrées. Par ailleurs, il faut vérifier si l’univers d’investissement de ces tendances est suffisamment vaste pour que l’on puisse séparer le bon grain de l’ivraie. Last but not least: suis-je prêt à courir ce risque? Une tendance à long terme exige un horizon de placement suffisamment lointain.”

“Nous constatons qu’à court terme, les investisseurs réagissent souvent de manière excessive et sous-estiment l’importance des grandes tendances à beaucoup plus long terme.”
Knut Huys
Senior Fund Manager chez Deutsche Bank

Stacey Notteboom: “J’aimerais citer un exemple tiré du secteur de l’alimentation. Voici quelques années, tout le monde s’intéressait aux entreprises qui commercialisaient de la viande produite in vitro. Leurs actions ont été catapultées vers des sommets parce que ces produits semblaient receler un potentiel important au vu de l’augmentation de la population mondiale. Le problème, c’est que les investisseurs n’ont pas suffisamment étudié le potentiel réel de ces entreprises. Pour moi, il s’agissait donc plutôt d’un ‘hype’, alors que le secteur alimentaire dans son ensemble est et restera évidemment un thème intéressant.”

Quel est le niveau de risque des investissements thématiques? Faut-il se diversifier pour mieux répartir les dangers?

Riet Vijgen: “En effet. Comme thèmes de prédilection, nous avons notamment les loisirs et le luxe. Grâce à l’émergence de la classe moyenne, nous nous attendons à ce que ce domaine connaisse une belle croissance. Et ce thème est très large, allant des sacs à main aux voitures de luxe en passant par les animaux de compagnie, le gaming et le streaming. Nous avons donc le choix entre d’innombrables possibilités d’investissement qui permettent de répartir les risques.”

“Dans le thème ‘infrastructures’ au sens large, certains segments ont énormément souffert – pensez aux aéroports et aux autoroutes à péage – alors que les centres de données, qui soutiennent la révolution digitale, ont bénéficié d’un solide coup de pouce.”
Stacey Notteboom
Sales Director BeLux chez M&G International Investments

Stacey Notteboom: “La pandémie de coronavirus l’illustre parfaitement. Dans le thème ‘infrastructures’ au sens large, certains segments ont énormément souffert – pensez aux aéroports et aux autoroutes à péage – alors que les centres de données, qui soutiennent la révolution digitale, ont bénéficié d’un solide coup de pouce. Or, les aéroports ont une caractéristique unique: ils ne peuvent être remplacés. Donc, à long terme, ils conservent leur importance stratégique. Aujourd’hui, les autoroutes à péage se portent un peu mieux parce que les citoyens prennent leur voiture pour éviter les transports en commun.”

À votre avis, quels sont les thèmes qui recèlent encore du potentiel pour l’avenir?

Knut Huys: “Ils sont relativement évidents: robotisation, intelligence artificielle, soins de santé et sécurité. Sans oublier les infrastructures, qui peuvent être considérées comme un thème coupole.”

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