Logo
Partner Content offre aux organisations l'accès au réseau de L'Echo. Le partenaire impliqué est responsable du contenu.

"La taille des grandes banques leur fait perdre toute agilité"

Peter De Caluwe, CEO de TransferTo ©DOC

L'innovation n'est possible qu'au sein de petites structures, estime Peter De Caluwe, ancien patron d'Ogone, le leader européen des services de paiement en ligne désormais intégré au groupe Ingenico ePayments. Dans le secteur financier, les fintech, à l'instar de mozzeno.com, apportent souplesse et service face à des banques qui peinent à se redéfinir.

"L’internet ajoute de la fluidité dans tous les secteurs de l'existence, et notamment en matière financière", juge Peter De Caluwe, aujourd'hui CEO de TransferTo, spécialiste des paiements par mobile pour les marchés émergents. "Les gens s'habituent à une autre façon de fonctionner – et c'est de plus en plus marqué avec les nouvelles générations."

Les millennials constituent désormais une cible incontournable. La fintech mozzeno.com adapte ainsi son modèle aux attentes spécifiques de cette génération. "Notre plateforme full digital est accessible à tout moment et depuis tous les supports, elle assure une réponse immédiate à toute question et autorise la signature digitale à distance, ce qui réduit considérablement les formalités administratives", illustre Xavier Laoureux, cofondateur de mozzeno.com.

Les membres de la génération Y exigent des projets porteurs de sens et à portée locale.

La simplicité est une condition nécessaire mais pas suffisante, cependant. "Les membres de la génération Y exigent des projets porteurs de sens et à portée locale", ajoute Xavier Laoureux. "Dans notre système, les intérêts des emprunts souscrits sont ainsi payés à d’autres particuliers, et non à des banques. C’est une façon de réinventer le crédit, vu comme un accélérateur de projets personnels."

Peter De Caluwe, CEO de TransferTo ©DOC

 

"Même les banques qui se créent sur des modèles 100% en ligne tombent dans les vieux travers dès qu'elles atteignent un certain niveau de chiffre d'affaires."
Peter De Caluwe
CEO de TransferTo

Appel d’air pour entités disruptives

"Les établissements financiers traditionnels ont le plus grand mal à s'adapter à cette nouvelle donne", reprend Peter De Caluwe. "Ils ne savent plus guère où ils en sont. On les a vus fermer des agences puis en rouvrir… Dans le fond, ils rencontrent le même problème que les autres grandes entreprises: leur taille leur fait perdre toute agilité."

Ce vide crée un appel d'air pour les entités disruptives telles que mozzeno.com. "Notre taille est un atout pour être agile", estime Xavier Laoureux. "Lorsque nous lançons un nouveau service, nous tentons de le mettre en ligne le plus rapidement possible, même s’il est encore imparfait. Cela nous permet de ‘sentir’ immédiatement la réaction de nos clients, de vérifier qu’il existe une demande pour ce service, et de pouvoir le faire évoluer en fonction des feedbacks reçus."

Un index pour payer

À Singapour où il réside, Peter De Caluwe a pris l'habitude de se déplacer sans portefeuille, avec son smartphone. "Je règle mes achats en posant le bout de mon doigt sur un terminal qui reconnaît mes empreintes.

En revanche, quand je dois effectuer des paiements pour la maison que j'ai gardée en Belgique, je dois aller chercher le terminal ad hoc fourni par ma banque, le brancher sur mon ordinateur, y introduire ma carte, puis m'identifier – et cela représente 30 ou 40 chiffres à taper! Bien sûr, cela sécurise la transaction. Mais justement, les fintech proposent d'autres moyens d'y arriver."

Xavier Laoureux, cofondateur de mozzeno.com ©Studio Dann

"Nous voulons permettre aux autres acteurs financiers, belges comme internationaux, de bénéficier de notre technologie et de notre plateforme."
Xavier Laoureux
cofondateur de mozzeno.com

Les entreprises innovantes inventent en effet de nouvelles façons de prémunir leurs clients contre les aléas des placements. Ainsi, mozzeno.com propose une garantie sur les placements effectués sur la plateforme, ainsi qu'un système permettant à chacun de choisir le niveau de risque qui lui correspond.

"En réalité, les fintech recherchent un peu partout – et donc aussi chez des acteurs traditionnels – les meilleures solutions, et les combinent dans un service adapté aux attentes du consommateur", précise Xavier Laoureux. "C’est la grande différence avec les groupes bien établis, qui essaieront de tout développer eux-mêmes. Ne pas refaire ce qui est déjà très bien accompli par d’autres est une autre façon de se montrer agile."

Tesla et les marques auto premium

Le coût d'acquisition d'un client sur le Web a été évalué dans une fourchette de 10 à 50 dollars, rappelle Peter De Caluwe. "Encore faut-il le garder. Pour surmonter ces obstacles, les start-up disruptives peuvent avoir intérêt à s'associer à des acteurs disposant d'une très grande base de clientèle. Malheureusement, dans la culture corporate, un gros voudra acquérir un petit, l'absorber."

"Cela fait partir les meilleurs éléments et casse la culture d'innovation. On le constate parmi les banques: même celles qui se créent sur des modèles 100% en ligne tombent dans les vieux travers dès qu'elles atteignent un certain niveau de chiffre d'affaires."

10 à 50
dollars
Le coût d'acquisition d'un client sur le Web a été évalué dans une fourchette de 10 à 50 dollars.

L’ex-patron d’Ogone ne voit pas les grandes institutions financières disparaître "dans les 10 ou 15 prochaines années". Même son de cloche du côté de mozzeno.com, qui veut permettre aux autres acteurs financiers, belges comme internationaux, de bénéficier de sa technologie et de sa plateforme. "Tous nos développements ont été faits dans ce sens", ajoute son cofondateur.

"Nous ne voulons pas remplacer les banques! Les grands acteurs du secteur financier doivent réagir à la montée en puissance des fintech, à l’instar des marques premium automobiles, qui ont réagi à l’arrivée de Tesla en lançant leurs propres modèles électriques."

Lire également

Logo
Partner Content offre aux organisations l'accès au réseau de L'Echo. Le partenaire impliqué est responsable du contenu.