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Pour un aluminium mieux collecté, mieux recyclé, plus durable

Astrid Haas, responsable technique et qualité chez Nespresso Belgique et Luxembourg

Le recyclage des déchets compte parmi les éléments-clés de la politique de développement durable mise en œuvre par Nespresso depuis des décennies. L’entreprise a établi son propre réseau de collecte et de recyclage des capsules, tant pour les clients à domicile qu’au bureau, et lancé récemment ses premières capsules composées à 80% d’aluminium recyclé. Une vision holistique de la production qui s’avère bénéfique pour tout le monde.

 “Notre objectif est de récolter et de recycler toutes les capsules de café que nous avons mises sur le marché, que ça soit dans les bureaux ou chez les consommateurs. C’est une question de responsabilité”, souligne Astrid Haas, responsable technique et qualité chez Nespresso Belgique et Luxembourg. À cette fin, l’entreprise a créé il y a près de 10 ans son propre circuit de récupération et de recyclage des capsules.

Les capsules usagées peuvent notamment être remises au livreur lors de la livraison ou rapportées dans près de 1.100 points de collecte. Pour les clients professionnels, des options adaptées existent grâce à des containers de recyclage.

Insertion dans le système de tri collectif

Depuis 2012, les capsules collectées en Belgique et au Luxembourg sont envoyées au centre de recyclage de Nespresso à Lichtenvoorde, aux Pays-Bas. Le marc de café et l’aluminium y sont séparés, le premier servant à produire du biogaz et du compost. Le second intègre les filières de recyclage de l’aluminium, où il entre dans la composition de nouveaux objets comme des vélos, des stylos, des couteaux suisses et de nouvelles capsules.

“Notre objectif est de récolter et de recycler toutes les capsules de café que nous avons mises sur le marché, que ça soit dans les bureaux ou chez les consommateurs. C’est une question de responsabilité”
Astrid Haas
responsable technique et qualité chez Nespresso Belgique et Luxembourg

“Quelque 30% de nos capsules sont recyclées actuellement”, chiffre Astrid Haas. “Cette proportion grimpe d’année en année et nous comptons bien l’augmenter encore significativement. Depuis le début, nous avons la capacité de recycler 100% des capsules vendues en Belgique et au Luxembourg.” À ce jour, les capsules ne peuvent pas être recyclées via le système de tri collectif des PMC. “Nous travaillons continuellement à faciliter le recyclage des capsules pour nos clients afin de doper notre taux de recyclage. Aussi, nous souhaitons que nos capsules puissent être placées dans les sacs PMC. Nous espérons y parvenir d’ici à la fin de 2021 et sommes prêts à investir pour adapter les installations de tri existantes.”

L’aluminium, un matériau recyclable à l’infini

“Le recyclage de l’aluminium nécessite 95% d’énergie de moins que sa production initiale.”
Astrid Haas
responsable technique et qualité chez Nespresso Belgique et Luxembourg

L’aluminium a un rôle intéressant à jouer dans la chaîne de matériaux durables. “Hermétique à l’oxygène, à l’humidité et à la lumière, l’aluminium protège parfaitement la qualité de notre café”, avance Astrid Haas. “En outre, l’aluminium est léger, ce qui nous permet de réduire notre empreinte CO2 lors du transport. C’est un matériau naturel recyclable à l’infini. Et son recyclage nécessite 95% d’énergie de moins que sa production initiale.”

Karl Vrancken, directeur de recherche en gestion durable des matériaux au VITO

La réduction de la consommation de matériaux dépasse la simple collecte, confirme Karl Vrancken, directeur de recherche en gestion durable des matériaux au VITO, l’Institut flamand pour la recherche technologique. “Elle implique de réutiliser autant de matériaux que possible. Au VITO, nous étudions entre autres les cycles de matériaux pour les rendre plus circulaires. L’économie circulaire se concentre sur les matériaux, biens et capacités disponibles localement. Mais elle ne fonctionnera que si nous pouvons la mettre en œuvre dans le cadre d’une coopération globale, tant au niveau européen qu’avec des pays du Sud. Car la circularité réside tout autant dans l’utilisation du matériau recyclé que dans la manière dont on structure l’ensemble de la chaîne de matériaux et de produits. ”

Une vision holistique et globale de la chaîne de production est donc nécessaire. Et là encore, Nespresso montre la voie. Dès 2009, l’entreprise s’est engagée à adopter un système de traçabilité de l’aluminium. Trois ans plus tard, l’entreprise s’alliait à l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) afin de créer l’Aluminium Stewardship Initiative (ASI).

“Ce standard de performance vise l’approvisionnement en aluminium le plus responsable possible, avec un impact environnemental et sociétal minimal”, éclaire Astrid Haas. “Il prend en compte l’empreinte carbone du laminage, mais aussi les droits des peuples indigènes vivant autour des mines, la protection de la biodiversité, la gestion de l’eau et la prévention des déchets tout au long du processus. Un partenariat a été signé avec le producteur anglo-australien Rio Tinto pour que l’aluminium que nous utilisons soit certifié ASI. Le seuil de 100% n’est pas encore atteint mais le but est d’y parvenir en 2025. En parallèle, nous nous concentrons sur une augmentation de l’aluminium recyclé dans nos capsules.”

80% d’aluminium recyclé dans les nouvelles capsules

C’est ainsi qu’en juillet 2020 sont sorties les premières capsules composées à 80% d’aluminium recyclé. “Pour obtenir ce résultat, nous avons dû, en collaboration avec nos fournisseurs, changer l’alliage de l’aluminium de nos capsules et adapter nos lignes de production.” Dans le futur, Nespresso a l’ambition que toutes ses gammes soient proposées dans des capsules en aluminium recyclé. Par ailleurs, les cartons d’emballage des nouvelles machines sont constitués de 95% de matériaux recyclés.

“L’objectif à long terme est le développement durable, l’économie circulaire n’est qu’un moyen de l’atteindre.”
Karl Vrancken
directeur de recherche en gestion durable des matériaux au VITO

“Nous nous préoccupons de la durabilité de nos produits depuis longtemps, et mettons tout en œuvre pour faciliter leur collecte en fin de vie et accroître ainsi leur taux de recyclage”, résume Astrid Haas. “L’objectif à long terme est le développement durable, l’économie circulaire n’est qu’un moyen de l’atteindre”, conclut Karl Vrancken. “Car une économie circulaire ne nous aidera en rien si toutes ces initiatives s’effondrent au moindre vent contraire.”

Tout le monde gagne à la durabilité

Telle est la conclusion d’une enquête menée par Vlaanderen Circulair et le VITO, en mai et juin, auprès de plus de 540 entreprises et organisations. “Notre enquête avait pour but d’étudier la relation entre l’économie circulaire, la résilience des entreprises et leurs performances pendant une crise soudaine telle que la pandémie de Covid-19”, précise Karl Vrancken (VITO). Le résultat est éloquent: deux tiers des entreprises qui appliquent une stratégie plus circulaire ont indiqué n’avoir subi aucune perturbation. À l’inverse, 98% des autres entreprises ont été confrontées à des problèmes logistiques.

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