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6 idées fausses sur les pensions

“Il est possible de demander le paiement anticipé du troisième pilier, qu’il s’agisse d’épargne-pension ou d’épargne à long terme, mais ce n’est absolument pas avantageux.” - Bart Chiau, expert senior chez NN et professeur à la faculté d’économie de l’Université de Gand

Idées reçues, interprétations erronées et malentendus sont légion dès lors que l’on parle de pension. Bart Chiau, expert senior auprès de l’assureur vie NN et professeur à la faculté d’économie de l’Université de Gand, démêle le vrai du faux autour de six affirmations.

1. L’épargne-pension suffit en tant que pension complémentaire

“L’épargne-pension dans le cadre du troisième pilier est déjà un pas dans la bonne direction afin de se constituer un petit complément à la pension légale. Dans la pratique, cependant, les montants sont relativement limités: maximum 990 euros par an (réduction d’impôt de 30%) ou plus, mais sans dépasser 1.270 euros (réduction d’impôt de 25%). Mieux vaut combiner l’épargne-pension avec le deuxième pilier. Pour les salariés, il peut s’agir d’une assurance groupe ou d’un fonds de pension. Dans ce système, l’employeur verse la majeure partie des primes. Les indépendants peuvent souscrire soit une PLCI (pension libre complémentaire pour indépendants), soit un EIP (engagement individuel de pension) pour ceux qui travaillent en société ou, dans le cas contraire, une CPTI (convention de pension pour travailleurs indépendants). L’épargne à long terme liée aux troisième et quatrième piliers vaut aussi la peine d’être envisagée.”

2. Il faut commencer à épargner pour sa pension complémentaire dès l’âge de 35 ans

“Nous conseillons de commencer aussi tôt que possible. On peut épargner pour sa pension à partir de 18 ans! Dès que votre budget vous le permet, souscrivez un compte d’épargne-pension, quitte à ne pas verser chaque année le montant maximum déductible. C’est d’ailleurs une bonne façon d’économiser. Aujourd’hui, près de 300 milliards d’euros dorment sur des comptes d’épargne qui ne rapportent quasiment rien. D’autre part, si l’on en croit notre Baromètre de la sérénité financière, seuls 50% des Belges économisent pour leur pension. Pourtant, le rendement potentiel d’un investissement dans un produit de la branche 23 ou dans un fonds d’épargne-pension est beaucoup plus élevé. Plus tôt vous commencerez, plus longtemps vous économiserez. L’épargne-pension est aussi un moyen fiscalement avantageux de vous constituer une pension complémentaire.”

3. Le capital de l’épargne-pension n’est pas taxé

“De nombreuses personnes le pensent mais c’est faux. Prenez l’exemple de l’assurance groupe du deuxième pilier. L’employeur bénéficie d’un avantage dans le cadre de l’impôt des sociétés, et le travailleur dans celui de l’impôt des personnes physiques s’il verse une contribution personnelle dans le fonds. Mais à l’échéance, le montant est taxé. Dans le cas d’une assurance groupe, la taxe atteint en principe entre 10 et 20%. De nombreux Belges l’ignorent.”

4. Je peux demander le paiement anticipé de ma pension complémentaire de façon fiscalement avantageuse

“Il est en effet possible de demander le paiement anticipé du troisième pilier, qu’il s’agisse d’épargne-pension ou d’épargne à long terme, mais ce n’est absolument pas avantageux. Au contraire, cette opération est lourdement taxée. Par exemple, ceux qui demandent le paiement de leur plan de pension plus de cinq ans avant son échéance se voient infliger une taxe de 33%. Combinés avec les frais de sortie et la taxe communale, ces frais peuvent s’élever à 40% du montant. Dans le deuxième pilier (assurance groupe ou PLCI/EIP/CPTI pour les indépendants), il n’est pas possible de demander le versement anticipé du capital, sauf si cet argent est destiné au financement de l’achat d’un bien immobilier. Plus précisément, il doit s’agir de l’achat d’une nouvelle construction ou de la rénovation d’un bien située dans l’Espace économique européen.”

5. Je ne peux plus travailler si je suis retraité

“Les gens pensent souvent à tort qu’ils doivent s’arrêter de travailler lorsqu’ils sont parvenus à l’âge légal de la retraite. Tout d’abord, ils peuvent conserver le même emploi. Cela vaut aussi bien pour les indépendants que pour les salariés, moyennant l’accord de leur employeur. Une autre option consiste à faire des petits boulots tout en étant à la retraite. Nous vivons de plus en plus longtemps et nous sommes nombreux à avoir envie de garder des contacts sociaux et d’arrondir nos fins de mois. C’est possible avec un flexi-job, notamment. Ceux qui prennent leur retraite à 65 ans ou qui affichent une carrière de 45 ans minimum peuvent travailler sans aucune limite.”

6. Les pensionnés ont des besoins financiers réduits

“C’est faux dans la plupart des cas. Certaines dépenses disparaissent au moment du départ à la pension, c’est vrai, mais les pensionnés actifs disposent de plus de temps pour leurs hobbies, pour aller au restaurant, voyager ou faire du shopping. Il se peut également qu’ils doivent s’acheter une voiture s’ils disposaient d’une voiture de société, ou qu’ils souhaitent donner un petit coup de pouce financier à leurs petits-enfants. Et ils seront tôt ou tard confrontés à des problèmes de santé qui entraîneront des frais supplémentaires. Ce sont de nombreux aspects auxquels la plupart d’entre nous ne réfléchissent pas. La pension complémentaire contribue à une vie longue et heureuse.”

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