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L’inflation restera au programme de 2022

Marc Danneels, Chief Investment Officer chez Beobank

Beobank

Certains économistes estiment que la hausse de l'inflation n'est que temporaire, d'autres pensent qu'elle ne disparaîtra pas de sitôt. À quel camp appartenez-vous et qu'est-ce que cela implique pour l'investisseur?

Les banques centrales ont longtemps soutenu que la forte hausse de l'inflation post-pandémie serait temporaire. Or, outre une perturbation momentanée entre l'offre et la demande, il semble de plus en plus probable que des facteurs structurels soutiendront également l'inflation à plus long terme.  Observez la transition énergétique, par exemple. La réduction des investissements dans les énergies fossiles contribue à une pénurie d'énergie qui ne peut être comblée actuellement par les énergies vertes. De même, l'inflation salariale émergente, causée par un marché du travail de plus en plus tendu dans un certain nombre de secteurs, peut alimenter l'inflation à plus long terme.

L'inflation soutenue et la pression haussière sur les taux d'intérêt posent de nouveaux défis aux investisseurs et aux banques centrales.
Marc Danneels
Chief Investment Officer chez Beobank

Les investisseurs obligataires devraient opter pour des gestionnaires de fonds actifs capables de traduire en opportunités d'investissement les changements rapides des courbes de taux, à mesure que la politique monétaire bascule d'une dynamique ultra-souple à une dynamique de cycle plus avancée.

Traditionnellement, les marchés d'actions ont prospéré dans un environnement d'inflation modérée (jusqu'à environ 4%). Les marchés des matières premières, avec les actions d'Europe de l'Est par exemple, peuvent eux aussi protéger contre l'inflation. 

Les actions européennes affichent traditionnellement une valorisation moins élevée que les actions américaines. Cet écart de valorisation peut-il être comblé?

Le succès des marchés boursiers américains au cours des dernières décennies est largement dû aux valeurs technologiques. La pandémie a donné un coup de pouce à ces valeurs de croissance. L'accélération de la croissance cyclique en début d'année a déjà  aidé les actions européennes. Mais à plus long terme aussi, elles semblent bien orientées: tant la BCE, relativement plus accommodante que les autres banques centrales, que l'activation du plan de relance NextGeneration EU, d'un montant de 800 milliards d'euros, pourraient soutenir les actions européennes en 2022. En outre, les révisions à la hausse des bénéfices des entreprises se confirment  en Europe, alors que c'était principalement le cas des entreprises américaines en début d'année.

Dans un contexte de taux d'intérêt bas soumis à une pression haussière et d'inflation croissante, cependant, c'est surtout la présence de sociétés de valeur de qualité qui rend l'Europe plus attrayante que les États-Unis. En outre, le profil ESG plus prononcé des entreprises européennes soutient structurellement ce marché. 

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