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Voir au-delà du redémarrage, en attendant la transition climatique

Olivier Pauwels, Head of Multi Asset Solutions Frabelux chez BlackRock

BlackRock

Certains économistes estiment que la hausse de l'inflation n'est que temporaire, d'autres pensent qu'elle ne disparaîtra pas de sitôt. À quel camp appartenez-vous et qu'est-ce que cela signifie pour l'investisseur?

L'inflation est alimentée par les chocs d'offre inhabituels liés au redémarrage. Si nous nous attendons à ce que ces chocs s'atténuent au cours de l'année à venir, nous considérons que l'inflation persistera, et à des niveaux plus élevés qu'avant le redémarrage. Nous privilégions donc les actions car nous pensons que la sensibilité des taux d'intérêt à l'inflation sera plus faible que par le passé. Cela devrait maintenir les taux d'intérêt réels à un niveau bas, ce qui à son tour profitera aux actions.

Les bénéfices des entreprises ont surpris positivement en 2021, en partie parce qu'ils ont aisément dépassé ceux de 2020, année où l'économie a décroché sous l'effet de la pandémie. Qu'attendez-vous de l'année prochaine?

La forte croissance des bénéfices est soutenue par la vigoureuse reprise économique; elle devrait se normaliser à mesure que l'activité se stabilise. Les bénéfices historiquement élevés sont en partie la conséquence de prévisions prudentes: celles-ci devraient soutenir les actions à court terme, c’est pourquoi nous restons tactiquement pro-risque en raison des taux d'intérêt réels très bas.

La pression sur les prix se poursuivra en 2022, sous l'effet de la dynamique de redémarrage qui favorise les actions.
Olivier Pauwels
Head of Multi Asset Solutions Frabelux chez BlackRock

Les problèmes de la Chine et le coronavirus ont fait de 2021 une mauvaise année pour les investisseurs dans les marchés émergents. Peut-on espérer une embellie?

La transition vers un avenir à faibles émissions de carbone sera un facteur-clé du rendement des actifs à long terme. Une transition réussie dans les marchés émergents est essentielle pour les objectifs climatiques mondiaux et pour la performance des investisseurs dans les années à venir. Nous estimons que les marchés émergents auront besoin d'au moins 1.000 milliards de dollars par an pour parvenir à des émissions mondiales nettes nulles d'ici à 2050, soit plus de six fois les investissements actuels. Or, jusqu'à présent, le financement public a été insuffisant. Pour mobiliser les capitaux privés à l'échelle et à la vitesse nécessaires, le seul moyen consiste, à nos yeux, à partager les risques et à accroître l'exposition du secteur public aux pertes. Cela peut se faire au moyen d'instruments tels que les banques d'investissement vertes.

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